Archive pour la catégorie ‘Folles aventures’

Nouvelle famille, nouvelle maison, nouvelle vi(ll)e

photographie bébé photographie bébé photographie bébé photographie bébé
Les grands changements vont continuer … D’abord l’arrivée de Lily-Rose et maintenant un très prochain deuxième bébé* déménagement ! Oui l'heure est aux annonces immobilières ! C. a eu une chouette proposition de mutation, du coup bye bye Nîmes et bonjour Montpellier ! Moi qui n’aime pas trop la nouveauté, j’ai super les chocottes. J’adore notre appart’ actuel et tous les souvenirs qui s’y rattachent (et nos propriétaires tellement adorables qu’ils nous ont même offert un cadeau pour Lily-Rose !). Mais bon, on va pas s’encroûter, professionnellement c’est mieux pour C. et, heureusement, une de mes frangines habite là-bas ! Donc là on est tous en mission Stéphane Plaza… Et puis va falloir retester toutes les boulangeries de notre nouveau quartier pour trouver THE croissant au beurre tip-top, prendre mes marques dans le nouvel H&M (hiii), revoir la déco, …
Sinon, j’oublie pas le tuto du doudou étiquettes qu’on voit sur la 1ère photo (il est quasi prêt) et, avant qu’on se casse d’ici quand même, les dernières photos de la chambre de bébé !
photographie bébé photographie bébé photographie bébé photographie bébé photographie bébé
* Rêve pas chéri !

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La maison même pas hantée

C. et moi, on est curieux. Si on tombe sur une maison abandonnée, on peut pas s’empêcher d’aller y jeter un œil, surtout si un panneau défense d’entrer nous accueille. On enfile notre peau d’aventurier, on déniche un passage secret caché par des ronces/grillages/murs et on s’y glisse ni vu, ni connu. Cette fois, on a découvert un terrain très fleuri, une bicoque sans toit graffitisée* et deux mas. L’endroit parfait pour tourner un film d’horreur d’après C. ; sûr que si tu viens à la tombée de la nuit ici causer des traditionnelles histoires d’esprits, c’est pétoches assurées. C. a même pas été fichu de me piquer quelques branches de lilas vu les nombreux bourdons, défenseurs de l’arbre. Alors je me suis contentée des petites fleurs à ma portée de raz-moquette. On s’enfonce plus loin dans un sentier, je scrute toujours les fleurs, appareil photo autour du cou, quand j’entends C. brailler « oh putain ! ». Je lève les yeux et aperçois, un quart de seconde, des rangées de cercueils. « Viens vite ! On se casse ! » qu’il enchaîne en rebroussant déjà chemin. Là, je me sens comme dans un roman de S. King en courant derrière C. . « C’était des … »
- « Des ruches d’abeilles ! »
- « Ah ? Et alors ? »
- « T’as pas vu le film My girl** ?! »
Confondre un élevage de colonies de faiseuses de miel avec des cercueils, n’importe quoi. Faut que j’arrête de lire des bouquins d’épouvante.

* je graffitise, tu graffitises, ils graffitisent, … non ?
** C’est la honte ses références quand même.

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Méli-mélo

photographie bokeh
Il a neigé à Nîmes. C’était beau. Le crouch crouch de nos pas m’a donné envie de partir dans un chalet à la montagne au beau milieu d’une forêt toute blanche … Alors, chocolat chaud et muffin et je me morfonds de voir le manteau blanc fondre !
vintage bokeh
Et puis, on a eu notre premier accident de bagnole C. et moi. Enfin surtout C. puisque c’est lui qui conduisait et que moi, je passerai jamais le permis sous risque d’extinction de l’univers automobile. Et comme C. est tellement parfait c’était pas sa faute : un type nous est rentré dans le lard l’arrière. Ça a fait boum comme dans les auto-tamponneuses quand j’étais petite. Mine surprise, stationnement précipité et remplissage de constat, tout y est passé sauf la fameuse engueulade de qui qu’a fait quoi et vas-y-que-j’te-casse-les-dents-si-tu-m’écoutes-pas. On a même eu droit à des excuses. « Je croyais que vous alliez avancer ! » Je savais pas qu’au permis on apprenait à rouler en fonction de visions du futur …
bokeh muffin bijoux confettis chantilly pullip retro
J’ai une nouvelle poupée à grosse tête, une pullip, et je culpabilise même pas. Mais j’en délaisse pas pour autant ma troupe de blythes ; d’ailleurs la suite de la sitcom est en préparation. Attendez vous à plus de suspense que dans Dexter, plus de larmes que dans la petite maison dans la prairie, plus de monstres que dans Buffy, plus d’effets spéciaux que dans Hulk, plus de bagarres que dans Rome, … Je m’arrête là ou pas ? Lire la suite de cette entrée »

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Première fois chez une gynéco

Jusqu’à il y a quelques semaines, je n’étais qu’une contrefaçon de femme. A 26ans, j’ai enfin fais la connaissance d’un praticien au métier peu ragoutant : le gynécologue. Enfin la, parce qu’il faut pas pousser non plus.
Après avoir passé l’étape de la foreuse dentaire, c’est pas un pervers diplômé la gynéco qui allait faire peur à la trouillarde que je suis. J’ai toujours repoussé ; aller chez un médecin alors que tout va bien, fallait être super motivée. Mais avec le projet-dont-nous-tairons-l’intrigue, pas moyen de passer à côté !

Je connaissais l’attente interminable chez ma généraliste mais à côté de la gynéco qu’elle m’a conseillée c’est du pipi de chat. J’ai cru mourir d’ennui dans la salle d’attente. J’ai lu tous les magazines sur la femme enceinte, toutes les brochures sur la fertilité et je suis devenue incollable sur les précautions à prendre durant la grossesse. J’ai vu des tas de nanas passer avant moi ; toujours avec leur mari, de là à regretter que C. ne m’ait pas accompagnée, histoire de passer le temps ensemble. Mais il bossait et j’avais le pressentiment de choper un fou rire pendant la visite s’il était là. Pis, il aurait surement posé des questions cons du genre « est-ce que la pilule influe sur la fertilité ? » …
masque lapin
Viens enfin mon tour. C’est fou mais je suis ravie. Elle me pose tout un tas de questions me forçant à remonter le temps jusqu’à mes douze ans et, moins loin, à me souvenir de mon dernier ‘cycle’. Je lui réponds approximativement et elle me regarde comme un alien. Sérieux, qui pense à noter bien consciencieusement les dates de ses ragnagnas hein ? Mince, C. aurait été là, il m’aurait été d’une grande aide.

Après direction la table de torture cul nu. Pas de soucis, moins pudique que moi, y’a qu’une actrice de porno. Là, mon esprit s’envole vers de vieilles discussions débiles que j’avais eu avec une copine sur le sujet. Fallait surtout pas que je chope un fou rire maintenant. Déjà que la gynéco me prenait pour une anarchique menstruelle, manquerait plus qu’elle me dise d’aller chez un confrère psy. J’essaie de ne pas penser aux conneries de nos dialogues passés et lutte contre l’ébauche de sourire qui me titille. C’est difficile, tout y est comme dans nos échanges de pipelettes : les étriers, le paravent, le truc-à-vis, les gants, les spatules, … En m’installant, j’ai failli m’étaler à cause des étriers mal vissés. Même pas un sourire de l’autre côté. J’ai en face de moi un glaçon dont la bouche ne connait que pelvimétrie, frottis, immunisation, flore vaginale et patati et patata. Un p'tit sourire de rien du tout ? Tu peux te brosser ! Le mien, de sourire, reste un muet et ignoré appel au sien. Ah ça, on peut dire que dans le rôle de la bourgeoise coincée, elle était parfaite. Pis Madame fait pas les accouchements, tu comprends, elle met pas les mains dans le cambouis. Avant de revoir mon nom dans son agenda, un nez rouge lui aura pousser sur la tronche.
visite chez la gynéco
Elle me fait des trucs et des machins et on sort de son bureau, moi avec une ordonnance de vitamines et une méga prise de sang à faire, elle avec un petit flacon. Et, même pas un petit pincement au cœur quand j’ai abandonné ce bout de moi-même la-bas !

Vraiment, je me demande pourquoi je redoutais tant ! La peur de l’inconnu comme toujours surement …
J’avoue, je me suis rendue compte qu’une visite chez un gynéco est moins douloureux qu’un mal de crâne ou une facture de garagiste. Je suis super fière de moi, à cette allure j’aurais plus peur des ascenseurs et je ferai le grand huit bientôt !

Les photos, je sais bien qu’elles collent pas avec le sujet, mais va essayer d’illustrer un article pareil aussi (suffirait que j’arrête de raconter n’importe quoi en fait) … Alors, j’ai pioché au pif dans mon dossiers à photos et un lapin en est sorti !

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La virée shopping

L’après-midi découverte du nouveau centre commercial de Montpellier est passé vraiment trop vite. C’est super agréable de s’y balader. On n’a pas l’impression d’étouffer dans un gros cube puisque c’est à ciel ouvert. Les allées sont très larges, on évite ainsi l’accident coup-de-sachets-dans-la-tronche-d’un-gosse. Colosses Vigiles tout de noir vêtus bien alignés  comme les gardes de buckingham, escalators du futur et tramway de l’espace faisait partie du paysage. J’ai découvert de nouvelles boutiques comme Little Extra et La Chaise Longue. J’avais pris mon petit appareil photo mais les piles m’ont lâchée …

J’ai trouvé qu’il y avait pas mal de monde quand même pour un mercredi. Je vous raconte pas la queue aux essayages de H&M. La Reine Mère et moi avons abandonné en filant boire un coup sur une terrasse pendant que ma frangine et sa copine avançaient à pas de souris dans la quête de la cabine.

Malgré les appréhensions de C., je n’ai pas fais de folies ! Faut dire que la Reine Mère faisait office de chaperon. Pendant notre lèche-vitrine, je suis tombé nez-à-cintre avec un gilet magnifique, sublime, han-mon-dieu-je-le-veux. Avec un sorte de tissu moumoute qui avait l’air tout doux. Un rouge foncé juste comme il faut. Avec un col … Non pas un col, une œuvre d’art, un espèce de col large froncé. Mais 75euros bordel. Après un coup d’oeil sur l’enseigne, j’ai compris, c’était du Cop Copine. Je trace.

American Vintage, j’en parle même pas … Bon, juste un peu alors. J’ai bavé devant la vitrine en m’interdisant d’y entrer. 70euros des leggings, pour moi,  ça signale « défense d’entrer ».

shopping odysseum montpellier

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jean clouté h&m

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Résultats des courses :
Bershka } Une jupe courte à petits carreaux bruns et bordeaux.
Zara } Des leggings gris rayon enfant, une paire de collants du rayon des vraies madames, un tee-shirt qu’on dirait qu’il a déjà fait la guerre, une mini jupe élastique cloutée (le coup de cœur du jour après le gilet).
H&M } Une jupette blanche façon broderie anglaise, un jean noir que j’aurais pas besoin de couper, un gilet léopard que C. déteste déjà, le tout au rayon junior (des fois c’est cool d’être une minipouce).
La Chaise Longue } Un cadre miniature baroque pour la maison de poupée. J’ai vu aussi un mini vestiaire rouge mais pas dans les moyens de mes poupées à grosses têtes.
Un magasin genre Claire’s dont j’ai oublié le nom } Une broche nœud qu’on voit sur la première photo.
Little Extra } une carte avec des muffins colorés à mettre sur le frigo.

Sinon, je me suis faite gruger parce qu’on a fait que le premier étage. D’après ma soeur au rez-de-chaussée c’est « que des trucs de poufs trop moches ». Je l’ai cru, j’aurais pas du. Du coup, j’ai loupé une moitié du H&M et Tally Weijl. Faut jamais faire confiance à une nana qui aime Quicksilver et compagnie.
Donc, je suis obligée d’y retourner. On fait pas les choses à moitié hein !

Et le bon plan du jour : livraison offerte chez Kookaï avec le code LIVOFF !

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Un joyeux non-anniversaire : la suite !

Deuxième texte pioché au fin fond des archives pour fêter les cinq ans du blog !

8 juillet 2004 – “Faites des gosses !” qu’il dit mon père
Ou Les soldes chez H&M
Je faisais la queue, que Rocco pourrait jalouser, aux cabines d’essayage depuis deux minutes et trente secondes lorsqu’une morveuse d’environ six ou sept piges rallonge le cortège en compagnie de sa maman et de sa mémé.
Ces trois poupées russes bruyantes animent la file d’attente derrière moi.
Au bout de quelques instants, la gamine effrontée se met à jaser sur mon sac à main en le trifouillant de ses petits doigts que j’aurai volontiers craqués un à un : “roh il est zoli le sac de la dame !”
- “Oui, arrêtes de le toucher ma chérie.”
- “Y’a des trucs brillants dessus ouah …”
- “Oui, ma chérie, c’est les perles, c’est bien !”
- “Elle a de grands cheveux la dame, pis c’est une dame elle a une grande jupe comme dans Docteur Queen.”
Une petite goutte de sueur se forme alors sur ma tempe.
D’après mes statistiques, j’en avais pour au moins un quart d’heure avant d’aller me cacher dans une cabine. Je bous.
Elle touche maintenant mes articles en main, à savoir quatre jupes pour lesquelles j’endurais cette intenable attente.
Je tire donc les vêtements dans mon autre bras, celui avec lequel je lui fichais de discrets coups de coude. Elle me contourne alors et continue son petit manège gênant. Ses supposées surveillantes étaient plus occupées à choisir des strings-ficelle dans le rayon d’à côté en la remerciant d’un “c’est gentil, ma chérie, de faire la queue pour nous !”
Le fait qu’elle m’ait prise pour bouc émissaire ne les troublait apparemment aucunement. Peut-être était-ce la distraction favorite de la gosse dans les magasins pour poufs. Toujours est-il que moi, à l’âge-des-dents-qui-ne-poussent-pas-ensemble-juste-pour-te-faire-chier, je me contentais de tirer la langue aux vieilles biques à talons aiguilles.
Ses vieilles campagnardes de mère répétaient simplement à intervalle régulier “mais arrêêêteuh d’embêter la dame !”
Me traiter de madame lorsque je suis de dos alors qu’on me donne, gracieusement, seize ans de face aurait pu me remonter le moral si je n’avais pas vu la chiarde, qui pendait sa caboche vers moi, enfoncer son index droit dans sa narine gauche approximativement jusqu’à la deuxième phalange touchant ainsi sa petite cervelle de linotte.
Bon. C’est normal. Les gosses mettent leur gros orteil dans le pif, c’est bien connu. Je vais pas en faire un drame non plus. Certain ravale aussi leur mollard, bouffe les chewing-gums collés au béton pollué, se ronge les ongles des panards ou s’arrache les croûtes des bobos. Elle, son truc, c’était les doigts dans le nez.
J’aurais ainsi pu relativiser si elle n’avait pas mis, a posteriori, ce fameux index dans sa bouche.
Je fais de gros yeux, soupire et tente vainement de la pousser hors de mon espace vital soit cinq centimètres de diamètre autour de mes ballerines.

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Je suis madame depuis 46 jours

Les cauchemards où C. me découvrait en robe de mariée avec des doc marteens noires n’étaient finalement pas prémonitoires.

Athés, nous sommes passé à côté du discours chiant d’un curé, celui de la mairesse à l’accent rigolo et aux expressions originales nous a réjouis.

Je ne me suis pas cassée la figure dans les froufrous de ma robe de mariée que ma maman s’est démenée à transformer en robe de princesse, telle que je l’imaginais déjà à mes sept ans et demi.

C. ne s’est pas enfuie de la mairie en courant.

Mon papa, le réputé coeur de glace de la famille, a versé sa larmichette et c’était vraiment trognon.

Nous n’avons pas fait la queue-leu-leu, danser sur la macaréna ou raquetter les invités avec le fameux jeu de la jarretière.
Personne n’a été intoxiqué avec une pièce montée en chous moche ou bourré au champagne.

Candy et Ginette ont été parfaites en demoiselles d’honneur même si leurs bêtises quotidiennes ne les ont pas quittées.

Schnoudeul, témouine en chef, portait la cravate avec grande classe et Olivia a pris des photos où même le pire cageot de l’univers se serait trouvé splendide !

Bref, tout était magique !


g a l e r i e

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Finesse & légèreté comme disait l’aut’

En pouf accomplie, samedi dernier, ou l’autre d’avant, je réussis à convaincre C. après moultes négociations, d’aller faire un tour dans le centre commercial du coin où se trouve, accessoirement, un H&M dont je connais les rayons par cœur et qu’il déteste.

En route, je commençais à sentir une odeur. Etrange. Douteuse. Empoisonnante. Un truc qui ne pouvait, raisonnablement, pas provenir d’un corps humain normalement constitué. Je vous le dis.

Je suspectais cette effluve dérivant de C. et plus particulièrement de ses pompes. Prisonnier de la voiture, nous dûmes bientôt ouvrir grandement les fenêtres tant cela devenait insupportable.

- « Pouah ! Mais ça vient de toi Yvan ! »

- « Mais nooon, c’est l’odeur du frigo quand tu l’a ouvert avant de partir qui te rest’ dans le nez … »

- « Depuis quand le frigo i’ pue la mort ? »

Cinq minutes plus tard, j’en étais aussi certaine que un et un font deux.

- « Attends, tu pourrais pas sentir de là où t’es ! C’est pas moi j’te dis ! »

- « Mais tu sens pas cette odeur de camembert pourri ou quoi ?! »

Arrivé sur place, l’arôme continuait de nous poursuivre, plus précisément de me poursuivre puisqu’apparement C. était bouché.

Je commencais à avoir peur. Qu’était-ce ? C.avait-il changé de déo’ sans m’en avertir ? Mon pif était-il atteint d’une maladie-qui-invente-des-odeurs-inexistantes ? Que se passait-il ? Mon Dieu, venez-moi en aide …

Accablée de questions existentielles intérieures, je fus soudain soulagée de tout examen appronfondi quand C. me dit simplement : « t’as raison, ça pue. »

Là vous vous dites tous « mais vas-y putain regarde sous tes pompes bordel » je sais.

Pile devant la vitrine du H&M (« han je veux CES collants ! »), C. tenta de se dérober comme à son habitude pour éviter le supplice de l’arpentage lent et méthodologique des rayons du magasin.

- « J’vais à Planet Saturn moi ! »

- « Nan ! J’veux que tu restes avec moi hein ! »

- « Oh nooon ! »

- « Mais si, je f’rais vite, promis ! »

- « Bon, j’vais pisser alors … »

Deux rayons épuisés et trois minutes plus tard, C. réapparut et sa si personnelle odeur aussi.

- « Nan mais là ça ressent putain ! »

Puis, bêtement intelligemment, il jeta un oeil sous ses tatanes version quarante trois et s’aperçut, à notre graaande surprise, qu’une crotte non-identifiée à demie fossilisée lui collait aux semelles.

Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Nul besoin de me chercher des causes personnelles alors que le coupable n’était autre que son pied gauche (au moins on pourra jouer au loto).

Je continuais à pousser les cintres jusqu’à trouver mes 34, loin de C. que j’avais fermement obligé à garder une distance de sécurité de trois mètres entre lui et ses converses-qui-n’étaient-même-plus-dignes-de-porter-ce-nom. Ses émanations pouvaient détruire à tout jamais mes facultés olfactives, mes narines étant habituées à mon parfum au patchouli.

- « J’vais aller acheter d’autres godasses en face, même des sandalettes en caoutchou j’m'en fous ! »

- « Ben j’vais essayer d’abord ! »

- « On se retrouve plus tard … »

- « Ah non, tu viens avec, après si t’aimes pas tu râles … »

- « Mais c’est une question de vie ou de mort là Jess ! »

Après une heureuse queue de courte durée, munis de nos cartes numérotées, je filais dans la cabine du fond, celle avec le rideau.

Enfilage de pull à rayures après essayage de tee-shirt à rayures (oui j’aime les rayures en ce moment), je me dis que je ferai bien de me dépêcher avant qu’une alerte au virus ne soit déclenchée ou que l’on m’interdise l’entrée de la boutique à vie.

J’étais complètement pétée de rire à chaque ouverture du rideau en voyant la tronche décomposée de C. qui était apparemment devenu l’ennemi public numéro un du H&M de Nîmes. Les madames qui patientaient devant les cabines, ayant manifestement reconnu la source de la perfide odeur en la personne de C., avaient trouvé de l’utilité dans les cartons fournis à l’entrée en s’en servant comme éventail d’appoint devant leur mine déconfite. Je gloussais à m’en dilater la rate.

Faisant durer le plaisir, je remballais ma marchandise corrrectement sur les cintres avant de sortir.

En repartant, je me souviens avoir aperçu une dame lancer un regard destructeur sur C. qui, selon ma télépathie légendaire, devait se dire « putain mais i’ s’est chié dessus ce pauvre mec ! »

Je stoppais, net, de rigoler lorsque je vis C. racler sa godasse sur le bas d’un portant de manteau.

- « Qu’est ce’ tu fous ? Putain arrête, viens on va t’en acheter d’autres ! »

Là, c’était C. qui était mort de rire, comme un gosse qui aurait balancé de la bouse de cheval dans des boîtes à lettres en imaginant la gueule des gens à l’ouverture du courrier (quoi vous l’avez jamais fais p’tet?)

Après être passés en caisse, nous filions à toute allure vers un magasin d’ordinaire trop cher où nous dénichions des converses bordeaux soldées. Un grand ouf de soulagement puisque C. était prêt à s’acheter des tongs à deux euros, même méga moches pour terminer notre samedi shoppinesques. Vraiment, je n’aurais pas pu finir l’après-midi comme ça, je me serai très certainement pissée dessus et un autre problème serait survenu. Le cycle de la vie, tout ça …

Une fois sur le parking, C. s’empressa de troquer ses vieilles converse jadis beige pour les nouvelles, fraîchement sorties de leur emballage.

Enfin bien dans ses baskets, nous filions à l’anglaise vers une boutique d’instruments de musique, ma bête noire en laissant derrière nous, cachées sous la voiture, ses converses, sans verser la moindre larmichette d’adieu.

Bon et puis je vous raconte pas l’attente interminable dans ladite boutique où C. testait des ampli à lampes dans la salle insonorisée de chais-pu-quoi enfermé avec un vendeur pendant que moi, je me roulais les pouces j’étudiais la résistance de mon vernis à ongle rose, assise sur un tabouret de batterie, avec une gueule de trois mètres de longs et qu’un autre vendeur à la Cauet tentait infatigablement de me faire rire en imitant Jacques Martin avec son putain de micro et sa sono.

Ah ça oui, C. s’est bien vengé. Plus jamais je ne le laisserai poireauter avec du caca aux pieds.

Mais, pour me rerevenger, le soir même je lui faisais acheter ça « pour mon anniversaire à l’avance ».

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Marquage de territoire

C. reviens du parc avec Ginette, un grand sourire en plein sur la tronche comme si notre « Djijoïskie » (oui c’est son prénom russe) avait coulé un bronze en or.
- « Tu te souviens de Bouba ? »
- « Le rott’ ? »
- « Oui. »
- « Et ? »
- « Il a pissé sur la tête de Ginette ! »
- « QUOI ?! »
- « Il hihi lui a … »
- « Oui, j’ai compris ! »
- « Hihihi »
- « Oh ma pauvre chérie*, ma princesse*, vient vite on va te laver … Rho lala … Il est con ce chien dis-moi ?! J’vais te faire une beauté … »

ginette blasée

* Ca va hein, commencez pas à vous moquez !

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Visite guidé du temple du guidon

Récemment, C. et moi avons eu l’opportunité de visiter le temple du sportif : Décathlon, le magasin de tous mes cauchemars où je n’avais pas remis les ballerines depuis le collège, cours de sport oblige.

Quel moment de rigolade !

Je me suis même surprise à balbutier : « pas b’soin de payer cinquante euros pour aller voir Elie Semoun, suffit de faire un tour ici pour se fendre la poire » (et accessoirement, les os et les muscles si achat il y a).

Nous nous sommes donc fondus dans la masse de sportifs du dimanche et de tous-les-jours-de-la-semaine.

Notre visite sportistique débuta par le choix de la bicyclette de C. . Pas trop chère parce qu’il ne va pas faire le tour de Nîmes mais juste se rendre au boulot et éventuellement remodeler son corps de rêve. Et, pas trop pas assez cher non plus parce qu’il est chiant « ne veut pas sentir toutes les bosses » (comprenez « avoir super mal aux coucougnettes »). C’est ainsi qu’une fois le vélo approuvé/choisi/monté, il décida, finalement et chiantement (c’est un mot inventé mais c’est au minimum de ce que le vendeur a du penser), d’en « prendre un aut’ ». Un « aut’ » qui avait une double suspension. Et, des lignes rouges, et trente-six vitesses. En bonne madame Ingalls, j’ai proposé à C. de le lui customiser en y ajoutant des pompoms rouges de part et d’autre du volant guidon ainsi qu’un mini coussin en moumoute super moelleuse mais il refusa catégoriquement.

- « Mais t’es sur que tu veux pas au moins prendre ce p’tit panier là ? Tu le mets devant et quand tu ramènes une baguette, ça fait … »

- « Non, non, c’est bon. »

- « Pff, pas grave, moi j’en aurais un *. »

Nous continuions notre parcours par l’essai du mobilier, très design et futuriste. Les ingénieurs l’ayant développé devaient avoir un certain penchant pour le sadisme eu égard de certaines tables et commodes peu orthodoxes. J’y dénotais une petite inspiration greco-romaine notamment pour certains appareils de muscu’, lesquels me rappelaient étrangement les dispositifs d’écartelage de membres.

Ikea ou Fly ? Chez les adeptes de la « déco-décathlon », la question ne se pose pas ! Un superbe vélo d’appartement à six cents euros dans le salon (devant l’écran plasma qui est vendu avec en promo pour seulement deux milles euros en sus), une machine d’halteres/fitness dans la cuisine et pourquoi pas un rameur dans le couloir !

Nous avions tout deux l’impression l’air très con durant nos curieux tests. Cependant, nous ne nous sentions pas du tout lésés vis-à-vis des habitués, muscles en moins et neurones en plus.

Du truc-qui-est-censé-te-donner-un-cul-d’enfer (appelé communément un stepper) en passant par le truc-qui-te-lance-des-décharges-électriques pour te forcer à gigoter dans tous les sens, tout nous fascinait.

Nous découvrions un monde parallèle, un univers étrange rempli d’odeurs de transpiration et d’attroces vues de joggings ultra fashion consus avec une matière venue tout droit de l’espace. Une sorte de société secrète que beaucoup observe du confort de leur canapé ou de leur gradin mais que peu intègre.

Je me rendis compte que mes gloussements atteignaient les oreilles des vendeurs, très nombreux en ce samedi après-midi.

Je n’étais encore qu’une athée du sport, je pensais ne jamais entrer dans leur secte, résister aux publicités et baratins mensongers …

Je flashais sur un tapis peu commun, plus incroyable que le tapis d’Aladin, plus astucieux qu’un tapis d’entrée : le trampoline. Je l’aurais bien emporté dans mon nouveau chez moi où il aurait certainement trouvé une place dans les 80m² de pièces mais C., indéfectible, refusa et tenta de détourner mon inattention sur une paire de basket roses attachées à une étiquette mentionnant un chiffre avec un zéro de moins que ledit trampoline.

Le clou du spectacle fut une paire de baskets aérospatial dans sa version quarante cinq.
Je suis restée longtemps à l’observer entre fascination et dégoût.
- « On dirait le vaisseau spatial de Futurama … » balbutiais-je l’objet dans les mains.
- « Hurmf … Viens on va manger une crêpe au nutella » fit C. avec perspicacité pour m’attirer vers les caisses.

J’avoue être ressortie du magasin un tapis de gym’ sous le bras, sourire et mensonge aux lèvres : « tu vois, chou, comme ça je pourrais faire des abdos dans le salon » aussi crédible que si j’avais prévu de faire du saut à l’élastique ce week-end.

Déballage à la maison, retirage de ballerines, mise en position horizontale : je finissais à peine un quart d’abdo que Candy avait déjà transformé le tapis de mousse en aire de jeux canine. Finalement, je lui cédais le tapis heureuse qu’il serve quand même terriblement attristée de perdre mon nouveau joujou.

Je finis par faire quelques galipettes avec C. Candy et de la muscu’ en me servant de Ginette comme haltères (huit kilos quand même hein).

Sinon, j’ai deux nouvelles cochonnes d’inde, une cuisine de 14m², dans neuf dodos j’vais chez ma salope-de-lesb-que-j’adore, j’me suis achetée un vélo d’appartement et j’fais dix kilomètres par matinée(voilà je l’ai casé subtilement), j’ai des nouvelles ballerines noires, les poupées-chéries font des partouzes dans mes placards, je repars à Londres en juillet, Candy a ses ragnagnas, je suis devenue une pro du poivron farci, …

* quand je ne me ferais plus écrabouillée par des chauffards.

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Papotage
  • zestofzoe: ♥♥ j’aime absolument tout !
  • heidi: Délire le ballon oiseau !
  • Sandrine | Fraise Basilic: Des photos toutes douces, à l’image de ton blog, qui du coup me rappelle que je ne...
  • OuiOuiOui studio: Trop trop jolies toutes ces photos :lol: Vous êtes belles toutes les deux! Et tout ce vintage...
  • Ninie Pouce: Zess, j’ai parcouru ton Instagram. Tu utilises quelles applis à part A Beautiful Mess ? Bisous

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