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Comment faire participer le chéri à la contraception

10 décembre 2006

– « Tu m’amènes un verre de coca ? » braillais-je, comme vingt et un soirs par mois, de la salle de bain nouvellement repeinte d’un bleu-turquoise-pâtiné-controversé où je commencais à virer mes fringues me préparer, psychologiquement, à l’absorption d’une pillule magique pourtant plus ridicule qu’un grain de riz (un pouvoir maximal dans une taille minimale quoi !).
Plus de six ans de vie commune avec ces boulettes et je ne parviens toujours pas à me dire que non, elles ne vont pas essayer de me tuer en restant coincer dans mon petit gosier fragile pendant le trajet bouche/estomac terminus. Je continue à rêver d’une pillule masculine dans les années à venir en tâtant bien à l’avance le terrain face à un C. aussi enthousiaste qu’un employé de pompes funèbres.
– « Tu peux le prendre toi-même ? Je suis occupé là … » me répond C. complètement scotché devant son jeu en croyant pouvoir transgresser nos** ma règle aussi facilement …
– « Nan » répliquais-je en me battant avec mon soutien-gorge.
– « … »
Malheureusement, la technique du silence radio ne fonctionne pas avec moi. Je suis têtue. Je rempile.

– « Yvan, le deal c’est : moi je l’avale, toi tu me fourgues le coca hein. »

Faut pas déconner. Il ne faut jamais céder. Même si le verre de coca est à moitié plein, il faut se dire qu’il est à moitié vide. C’est pas un jeu à la con qui allait foutre en l’air plus de quatre années d’égalité homme-femme femme-homme si autoritairement imposée !

Bien évidemment, la participation de C. dans ce combat à deux dans la contraception ne s’arrête pas là !
A peu près tous les trois mois, j’attend le dernier moment pour racheter une nouvelle boite de ces fabuleux bonbons. N’allez pas croire que je le fais exprès mais l’envie et l’oubli doivent être intimement liés dans mon cerveau !
Après un effroyable cri annonciateur de catastrophes que C. connait bien, je lui avoue ma bêtise en battant des cils: « Ma pillule ! On* a oublié de l’acheter ! »
Il répond toujours un « encore ! » plus attendrissant qu’accusateur. Là, je le trouve toujours craquant-mignon-chrogneugneu.
Dernièrement, la date de reprise tombait un jour férié (bientôt un texte intitulé « je suis pas douée et j’ai toujours l’air con » promis).
Et, une fois de plus, C. par notre* oubli, se vit contraint sous la pression sanguine de la petite voix sage de son zizi d’aller à la gendarmerie puis à la pharmacie de garde en presque pleine nuit.

Nos protocoles duo-contraceptifs peuvent parfois être faussés comme ces derniers jours où nous planchons sur une affaire compliquée. Nous avons tenté en vain de remettre les évènements dans l’ordre. J’ai donc refilé l’enquête à C. qui n’a toujours pas pu déterminer pourquoi la prise des pillules s’est faite un peu dans le désordre sur la plaquette de décembre et pourquoi il y a notament des pillules restantes en éliminant la théorie où j’aurais supposément confondu mes petits chocolats du calendrier de l’avent avec mes pillules contraceptives.
Moi, je penche plus vers la thèse de l’absence de soutien de C. suite à une engueulade. Pas de coupe de coca servi avec le sourire, pas de pillule d’avalée ! Elémentaire …

Je suis une assistée et j’aime ça.

* Notez bien l’utilisation du « on » et « notre » et non pas du dégradant « je » ou « ma ».
** Hurm.

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