Faire-part de foutaises

Ou Dans ma liste de mariage, veuillez ajouter l’écran plat, le lave-vaisselle et le mixer,

J’aurais pu m’essayer à la couture avec ses tee-shirts, donner un petit coup de fils bienveillant à son patron histoire de lui dire, en modifiant ma voix comme une hors-la-loi, que son employé surnomme affectueusement sa femme de « grosse gitane » ou encore prendre une guitare pour taper sur l’ampli. Le tout, non pas pour casser les affaires du déserteur dans un élan de vengeance mais simplement me défouler dans la joie et la bonne humeur d’un nettoyage d’été.
Mais ça n’aurait servi à rien du tout puisque ledit grand-méchant-connard rêve, à quelques bouts de drap de moi, d’une super gratte indémodable et rare au pays des moutons violets. C. est dans les bras de Morphée qui pourrait très bien s’avérer être cette salope de briseuse de ménage. Il dort comme un bébé, la bouche ouverte, la joue gauche collée sur le matelas, une main au dessus de sa tête et l’autre devant ses yeux clos.
J’entends sa respiration lente et douce. Je n’ai pas envie de lui pincer le nez, ni de lui souffler dans les oreilles, ni même de lui chatouiller le cou.
Ce n’était qu’un catastrophiqu᳨Ňca��he��r.��r>
J’ai plutôt envie de le réveiller en sautant sur le matelas et en hurlant : « pourquoi tu m’as fait ça ?! », ce à quoi il me répondrait, un oeil ouvert sur deux : « t’as encore rêvé que je te quittais ? »
Puis, il se rendormirait avant que je ne sois arrivée à la préface du songe.

Cet épisode de ma vie cauchemardesque, et non sentimentale, (appelons un écureuil un écureuil) m’amène à un constat peu flatteur dont j’ouvre la parenthèse ici : mes lecteurs/visiteurs/emmerdeurs (chacun se place dans la catégorie qui lui est propre) sont sadiques. La barre des cinquante potins ayant explosé sans le moindre cliché à poil, j’en déduis que les banales histoires de coeur dégommant un couple stable alimentent foutrement bien le plaisir d’être spectacteur d’un drame domestique. Ils se frottent les mains à me voir frappée de tatichardie et délaissée pareillement aux centaines de cabots, trop encombrants à cette époque de l’année. La famille type, partie à Baise-sur-mer, avec une floppée de mioches tueurs de coccinelles ayant pour antécédents familiaux une pouf objet en tant que mère indigne et un SS de père impuissant. Et si on déposait soigneusement le père sur le bord d’une autoroute avec, pour pimenter la pénitence, les deux jambes coupées. Ils se démerderaient à peu près aussi bien que son animal.
Et une parenthèse en deux.
Le moment plus pissant fut lorsque le quart de ma famille, ahurie, me téléphona en quête de nouvelles : « mais qu’est-ce qu’il t’a fait Yvan ?!? » et que j’appris par la même occasion que la gazette pouvait se lire de soeurs à beau-frère.
On a beau dire mais les disputes conjugales sont numéro un sur le podium des sujets à audience.

Donc, si je veux réussir dans le milieu, à défaut de coucher avec le premier éditeur venu, il ne me reste plus qu’à écrire des arlequins version Brandon & Pamela à bouze-les-bains.

Au fait, je me suis faite plastifier les nichons entre-temps, j’ai gagné 5365 euros et 99 centimes (que je vous épargne de lire en lettres) en grattant un morpion collé sur le cul de la cousine de la reine d’Angleterre et j’ai acheté le dernier album de Lorie en promo.

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