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La révélation de la foire

4 octobre 2004

Hier, je suis allée faire un tour à la fête foraine en compagnie de ma moitié, Schnoudeul et sa moitié et la frangine de sa moitié (je vous assure que le reste de ce texte sollicitera moins vos méninges).

Alors que nous traînions la patte entre les stands de tir à la carabine au viseur truqué, de churros hyper gras et de crêpes-qu’on-sait-pas-comment-elles-sont-fabriquées-et-qu’il-vaut-mieux-ne-pas-savoir, de jeux ingagnables comme le lancé de pièces d’un euro sur une table en verre apparemment extrêmement rebondissante et de simulacres machines à sous, je tombe soudain face à une terrible vérité devant un manège du type « palais du rire » plus connu sous l’appellation populaire de « truc qui fout la honte ».
J’étais entrain de mirer moqueusement un môme d’une dizaine d’années galérant sur un tapis roulant quand, jetant un coup d’oeil sur la caisse pour connaître le prix d’une honte satisfait ou remboursé, je m’aperçois qu’un des deux types dans la cabine manie sadiquement des espèces de joystick en regardant le pauvre gosse qui avançait et reculait à sa guise. Plus loin, alors qu’une demoiselle prenait le passage de la sortie, le bourreau à distance appuie alors énergiquement sur un bouton qui envoie de l’air, la fameuse cerise finale qui fait plus de bruit qu’un réacteur de boeing et accessoirement qui avait soulevé la jupe de la gonzesse jusqu’à hauteur pernicieuse.
Et moi qui croyais innocemment que les tapis roulants et autres vacheries étaient automatisées … Rassurez-vous, je ne crois plus au père Noël.
Je postulerai bien comme saisonnière pour ce boulot.
Mise à part cette révélation personnellement enrichissante, le bilan n’a pas été fructueux.
C. a perdu dix bouchons au tir malgré trois années de leçon, d’où la probante tricherie. Nous n’avons donc pas pu mettre en pratique le cliché de prédilection de la fête foraine où le garçon, après avoir éclaté tous les ballons en un plomb, donne l’énooorme nounours qu’il vient de gagner fièrement à sa girlfriend.
Je n’ai attrapé ni Porcinet, ni Panthère Rose aux machines à pinces desserrées.
Pire, j’ai failli me prendre un pâté de gerbe volante au cours d’une attente devant un « manège-que-non-j’irai-pas-et-non-tu-me-forceras-pas-mon-choubidou ». Autre évangile du jour : ça se passe bel et bien comme dans les films hollywoodiens qui exagèrent pourtant tout ; le dégueuli est relativement très voltigeable et encore plus si le manège en multi rotations est au moment culminant de sa vitesse. A en juger par les impacts au sol à quelques pas de fourmis de la pomme d’amour de Schnoudeul que je tenais, j’avais bien fait de ne pas céder aux supplices de C. qui, à l’heure où je me cachais derrière un arbre par précaution, était peut-être recouvert de pain frite mastiqué, de crêpe pré digérée et de glace saveur bile anis.
Leçon à retenir : se munir d’un parapluie et d’une combinaison à usage unique anti-vomi et, pour celles qui tiennent à leur énième paire de ballerines à quarante-six euros quatre-vingt dix-neuf neuves, enfiler des bottes en caoutchou. Ou un peu plus simplement, ne pas rester plantée à admirer les têtes décomposées des gens maso dans les manèges tourbillonants.
Sinon, je me suis achetée une sucette à la framboise.

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