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L’exploration du dimanche

22 juin 2004

Une semaine sur deux, C. et moi filons au marchés aux puces nîmoises si l’envie de se taper une grâce mat’ n’est pas plus forte que celle de partir à la chasse aux trésors. Dimanche dernier, on a eu la force de se lever en même temps que les coqs …
Généralement, une tierce personne est toujours recommandée si on se lance dans des achats encombrants (ce qui peut être paradoxal sachant qu’après il faut caser, et cette personne, et les volumineuses emplettes, dans la bagnole). Schnoudeul, toute en muscle, fait tout à fait l’affaire.
Elle devient carrément indispensable lorsque nous dénichons une jolie commode sans crasse rebutante qui, avec un coup de ponçage et deux couches de peinture sur la mine, ferait très bien chez nous.

En outre, la race universelle du Schnoudeul possède plusieurs fonctions dont l’emploi parfaitement maitrisé du troc. Ainsi, elle intervient aussi lorsqu’un objet repéré n’a pas pu être baissé à un prix convenable dérisoire. La technique est rudimentaire.
C. et moi flashons sur une lanterne orange.

– « Combien ? » demande C.
– « Hum … dix euros ! » répond un gars de l’étalage.
– « Dix euros, ça va pas … Elle a un verre pété en plus » répliquais-je.
– « Allez j’te la fais à cinq euros ! »
– « Ben nan, ça vaut trois euros ça. »
– « Mais nan, je vais pas te la donner quand même, cinq euros c’est quoi ? C’est dix francs ! »
– « Bien sur cinq euros c’est dix balles, t’as oublié ta calculette toi hein… »
On continue notre chemin en pouffant de rire, laissant le mec à la dent de travers, dégoûté de sa boulette.

Après avoir fait le tour des stands et déniché une autre théière toute petite (à partir de trois, je fais la collection), nous laissons Schnoudeul retourner seule chez ce con de type avec un atout de taille sachant ce qui plait chez les femmes. Elle observe les bibelots et simule un émerveillement soudain en tombant sur cette fameuse lanterne. Une proposition, une exhibition de dents dans un sourire faux-cul, un battement de cils et c’est dans la poche pour trois euros.
J’ai repéré une carafe rouge de la même collection que les deux autres, que j’avais refusé pour deux euros l’autre fois, et qui a été rachetée par un gars qui, lui, n’en veut pas moins de quinze euros ! Morale : acheter à un prix bas et ne pas pousser le vice à arnaquer la petite mémé en marchandant comme une radine sous risque de se faire rafler la camelote désirée par un amateur de mobilier 70’s et d’accessoires rétro.
Mais je n’ai pas jetté l’éponge à décrotter le butin, je finirai par l’avoir cette carafe rouge …

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