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L’intention qui compte

15 février 2004

Je devrais parler d’amour mais je raconterai ma journée de solitude. Non pas que C. m’ait laissé tomber mais il bossait. D’ailleurs, l’idée que le jour de la Saint Valentin devienne férié m’est apparue à peu près au moment où il est parti tôt le matin et que je n’ai pas pu lui monologuer de nos futurs enfants, chiens, chats, fleurs, cochons, poussettes, impots et retraite.

J’avais donc un jour entier pour trouver un machin à emballer et à offrir. Le lecteur DVD il rêve, la nouvelle gratte aussi, la nouvelle télé aussi (la mienne, vieille, grésille un peu et le son monte sans qu’on lui demande rien mais je vois pas pourquoi on la balancerait aux ordures). Pas de vrai cadeau donc (qui dit vrai dit cher).

Rien à voir mais ce qui est pratique quand on habite en plein centre ville, c’est qu’en faisant les boutiques on peut s’arrêter faire une pause pipi chez soi dans des chiottes anti-bactéries. Trève de détail inutile, je lui ai déniché une tirelire, comme il m’en avait parlé, une belle en forme de cochon. Pis, une paille mais attention pas n’importe laquelle, une paille qui tourne dans tous les sens avec au bout un poussin.
Niveau cadeau original nul, j’ai fais fort !

C. , lui, souffre apparament d’un traumatisme en rapport avec toutes les facettes de la surprise. En m’ayant acheté deux cadeaux, il n’a pu s’empêcher de me dire ce que c’était :

« Non j’suis pas rentré à la maison, j’ai pas eu le temps … »
– « Sinon c’était comment le boulot ? »
– « … et j’ai fais les magasins …. »
– « Hum hum. »
– « Et je t’ai acheté un truc … »
– « Faut pas le dire. »
– « Tu veux un indice ? Alors c’est quelque chose que … »
– « Mais chut ! »

Il était même sur le point de me donner mes cadeaux en début de semaine. Il ne sait ni mentir, ni faire des surprises. Le côté astucieux, c’est qu’il n’aura jamais de maîtresse ; le côté emmerdant, c’est que je n’aurai jamais droit à un :  » surprise ! on part à Venise ce week-end chérie ! »
En conséquence, je sais déjà qu’il va m’offrir un nain et une bague. Ils m’attendent depuis quelques jours sous le canapé.

J’ai donc passé une partie de mon après-midi à préparer des assiettes froides en essayant de faire des trucs jolis. Seulement, en affrontant la mini tomate qui roule, le cornichon qui ne reste pas en place, le canapé qui gigote, l’oeuf qui fait la toupille, j’avais surtout envie de faire de la bouillie avec ces saletés de légumes !

J’ai été ralentie puisque sans les gros bras de C. je ne parvenais pas à ouvrir ce satané bocal de mayonnaise. C’est comme le chauffage au cardane, je sais pas l’allumer alors je me suis gelée comme une conne. Encore rien à voir : les précisions qui flanquent la honte vaut mieux les barrer.

Et depuis environ toujours, lorsque je tartine des canapés, il y en a toujours un qui tombe sur la table en prenant soin de se retourner. Toujours. Aujourd’hui j’ai pas loupé la tradition.

Un dîner fait avec amour …
Je ne suis toujours pas experte en maniement de spatule, louche et et autre instrument de torture, j’espèrais donc ne pas l’empoisonner.

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