Les feux de l’amour

C. s’est barré. Pas pour aller chercher deux menus XL coca/frites chez quick qu’on boufferait en amoureux devant un film. Pour de bon, pour de vrai, pour toujours.

C. a largué les amarres. J’étais un amarre.

Ca vous tombe dessus comme une merde de pigeon : je m’y attendais autant que gagner le gros lot au loto.

Il a fichu quelques fringues dans un sac à dos et il est parti, sa guitare sur une épaule, abandonnant maison, vaisselle, pot de confiture, chien, godasses, araignées, ordinateur, photos, canapé et accessoirement moi.

J’étais invisible. Et muette. Il avait l’air plus déterminé que jamais, fort comme un roque, beau comme un apolon. Il m’avait l’air si grand d’un coup. Comme s’il avait toujours été supérieur à moi et que je prenais tous dans les dents maintenant.

Dans son regard, je lisais : « tiens c’est pour toutes les fois où tu m’as emmerdé. Tu es une chieuse, Jess. Tu vois, tôt ou tard, on te fuit. Personne ne peut te supporter. Tu es l’emmerdement personnifié. »

Mon « pourquoi » est resté sans réponse ou bien je ne m’en souviens plus. Peut-être que je l’ai simplement pensé. Ma bouche était obstruée par du coton. J’étouffais.

Il me contournait comme une merde odorante. Je le suivais comme un chien.

Ca ne devait pas se terminer comme ça. Dans la fin de l’histoire, c’est moi qui le quittais pendant ma crise de la trentaine où j’aurais la folle envie de butiner ailleurs. Et c’est lui qui chignerait.

Aurait-il eu une illumination spontanée lui montrant combien j’étais invivable ?

Il m’a claqué la porte à la gueule. J’ai sursauté.

J’ai tout pigé lorsque j’ai vu une pétasse dans une vieille peugeot grise, sa pétasse qu’il a rejoint en courant. Non ils n’étaient pas Roméo & Juliette. Nous non plus. Mais on allait bien ensemble, comme un jeans et un tee-shirt petit bâteau, comme le marron et le orange, comme les patates et la raclette.

J’ai senti une haine profonde entrer dans mon corps, transpirer dans mes veines, s’infiltrer dans ma peau, jusqu’à mon anus. Je te conchie.

Je les ai regardé par la fenêtre. J’avais l’impression de la connaître. Une vieille bique, une fripée. Une pute. Une salope. Elle venait devant notre nid d’amour fabriqué à force d’imagination , de mains, de vis et de tournées des brocantes. Elle me narguait. Il me narguait.

C. a un jumeau caché. C’est la seule explication plausible. C’est comme si j’avais vécu avec le pire des violeurs de vaches sans m’en rendre compte : c’est relativement surprenant.

On ne se transforme pas en sadique sentimental en une nuit.

J’aurais du lui prendre la main plus souvent.

Candy aura finalement des parents divorcés et un père absent, comme tout le monde.
On glisse dans les statistiques, comme une merde coule vers les égouts, populairement à l’instar de milliers d’abandonnés sous anti-dépresseurs.

=> Les commentaires (ancien blog) sont (à se pisser dessus) !

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C. comme Cupidon

Il sort les poubelles les mardis et les vendredis, fait office de garde du corps et me conduit où je veux sur simple demande orale. Il déconne avec la reine mère derrière mon dos et me fait des massages divins.
Il ramasse à la pelle les crottes de Candy après trois mois de persécution. Il installe, de son gré, des logiciels sur l’ordinateur essentiels à ma survie et me grave des CDs.
Il fait les frites, prépare des bains moussants et m’apporte, tous les soirs, un verre de liquide gazeux pour que j’ingurgite ma pillule.
Grâce à lui, je mange du gouda. Il change les ampoules. Il pète les lattes du lit d’ami chez la reine mère et compagnie. Il casse, insciemment, mes vieux bibelots inutiles qu’il trouve moches.
Il salit régulièrement l’évier de la cuisine que je m’évertue à récurer convenablement. Il met de la mayonnaise sur le jambon dans un casse-croute préalablement beurré.
Il est réticent aux baisers enflammés lorsque je viens de siffler un bol de thé, quel que soit le parfum.
Il n’aime pas la couleur verte pour une raison qui lui échappe et déteste l’odeur de la saucisse fumée. Il met trois plombes pour couler un bronze, spécifiquement le matin.
En rentrant du boulot, il se rue vers le frigo pour becqueter du sauciflard et je lui dis toujours : « si tu bouffes avant, ça sert à rien que je m’emmerde à cuisiner ».

Il feinte d’aimer mes platées alors qu’un somalien n’en voudrait pas. Il est radin mais il me prête sa carte de crédit quand je fais les soldes. Il laisse traîner ses caleçons au beau milieu du salon.
Il dit qu’il m’aime.

C. comme concubinage.

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Info trafic

Ou J’ai la trouille en citrouille,

Depuis aussi longtemps que je sais faire des lacets, je suis angoissée dans les bagnoles dès que le compteur grimpe sur le quatre-vingt.
Fervente adepte des embouteillages qui m’apaisent de par leur lenteur, je tremble au moindre clignotant et scrute chaque voiture alentoure comme de plausibles meutrières. Ma ceinture est adulée comme une rivière de diamants et, si je roulais sur l’or, les mécanos de Schumacher y installeraient des airbags et plein d’autres trucs renforcés top-modernes et super sécurisés.- « En fait, sur l’autoroute, tout le monde confie sa vie aux autres gens … »
- « Euh … Mouais. »
- « Bah vi. Regarde : si le type là, à côté, avec sa gueule bizarre, il tourne son guidon volant vers nous. On est mort. Si le gars derrière nous fonce dessus, j’sais pas, par exemple s’il a une crampe, ben on est mort. Si la voiture de devant freine d’un coup à cause d’un banal problème technique, on est encore mort. »
- « Mais arrête de penser à ça. »
- « En plus, on paie pour risquer notre vie ici. »
- « Dans ce cas là, dans la rue les camions peuvent t’écraser aussi … »
- « Mais nan … Pas pareil. Aaah ! R’gardes lui comme il double. Retourne vers la droite ! Han ! Yvan t’es à 146 là, tu crois que je te vois pas ? Pour revenir, on prend la nationale. »
- « Mais nan … T’es chiante. Dors. »
- « Non. Je surveille. »

Mon ulcère se développe au rythme de mes lamentations. Opressée, je reste cramponnée à la portière avec l’immuable envie de relâcher la pression à chaque aire de repos.
Inutile de préciser que mon désir de posséder la petite carte rose est résolument banni. Passer le permis de conduire reviendrait à m’envoyer au bagne où mon hypothétique professeur finirait pendu à son rétroviseur après deux cents cinquante-sept leçons sur un parking désert et une douzaine de tires à la casse.

- « Tiens encore une caravane hollandaise qui nous ralentie, pf … » se plaignait C.
- « Dis, c’est où la Hollande au fait ? » me renseignais-je connement en songeant qu’un voyage en bagnole reste l’occasion idéale voire inévitable d’apprendre que le département du 84 c’est le vaucluse, que telle marque de voiture ne commercialise pas la couleur jaune caca ou que le panneau routier signifie la présence de verglas sur la route mais n’évoque absolument pas une voiture de gogo gadget avec des jambes girafesques (éléphantesques existent bien).
- « Quoi ? Tu sais pas ? »
- « Nan, sinon j’te demanderais pas. »
- « Ben, c’est entre la Belgique et la France. »
- « Ah. »
- « Tu savais pas … »
- « Rho … OUI, JE SAVAIS PAS ! »
- « … »
- « J’croyais que c’était vers les icerbergs tout là haut ! »
- « Non. C’est pas très loin » répliquait C. en pouffant.
- « Hum. J’me demandais toujours pourquoi ils s’emmerdaient à venir dans le sud avec leur caravane en passant sur l’eau. »
- « C’que t’es conne. »
- « Ta gueule. »

Je flaire l’accident de voiture qui m’éjectera directement dix pieds sous terre. En même temps, j’ai aussi la frousse des insectes, des ascenseurs, du bâteau pirate, des pentes raides à grimper, des flageolets, des poissons, des gens qui portent des nike air conditionné, des médecins et notamment de leurs ustensiles de charcutier, du trou dans la baignoire, des caves, …

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Flash info

Ce matin, un ébouriffant mail de Cédric Vantroyen m’a prévenu de sa critique sur le quotidien national francophone belge soir.be en première page.
Après, j’ai eu un peu de mal à passer ma tête pour enfiler un tee-shirt, moyennant quoi, je suis disproportionnée aujourd’hui : crâne surdimentionné et chevilles d’éléphant.

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« Faites des gosses ! » qu’il dit mon père

Ou Les soldes chez H&M,

Je faisais la queue, que Rocco pourrait jalouser, aux cabines d’essayage depuis deux minutes et trente secondes lorsqu’une morveuse d’environ six ou sept piges rallonge le cortège en compagnie de sa maman et de sa mémé.
Ces trois poupées russes bruyantes animent la file d’attente derrière moi.
Au bout de quelques instants, la gamine effrontée se met à jaser sur mon sac à main en le trifouillant de ses petits doigts que j’aurai volontier craqués un à un : « roh il est zoli le sac de la dame ! »
- « Oui, arrêtes de le toucher ma chérie. »
- « Y’a des trucs brillants dessus ouah … »
- « Oui, ma chérie, c’est les perles, c’est bien ! »
- « Elle a de grands cheveux la dame, pis c’est une dame elle a une grande jupe comme dans Docteur Queen. »
Une petite goutte de sueur se forme alors sur ma tampe.
D’après mes statistiques, j’en avais pour au moins un quart d’heure avant d’aller me cacher dans une cabine. Je bous.
Elle touche maintenant mes articles en main, à savoir quatre jupes pour lesquelles j’endurais cette intenable attente.
Je tire donc les vêtements dans mon autre bras, celui avec lequel je lui fichais de discrets coups de coude. Elle me contourne alors et continue son petit manège gênant. Ses supposées surveillantes étaient plus occupées à choisir des strings-ficelle dans le rayon d’à côté en la remerciant d’un « c’est gentil, ma chérie, de faire la queue pour nous ! »
Le fait qu’elle m’ait prise pour bouc émissaire ne les troublait apparament aucunement. Peut-être était-ce la distraction favorite de la gosse dans les magasins pour poufs. Toujours est-il que moi, à l’âge-des-dents-qui-ne-poussent-pas-ensemble-juste-pour-te-faire-chier, je me contentais de tirer la langue aux vieilles biques à talons aiguilles.
Ses vieilles campagnardes de mère répètaient simplement à intervalle régulier « mais arrêêêteuh d’embêter la dame ! »
Me traiter de madame lorsque je suis de dos alors qu’on me donne, gracieusement, seize ans de face aurait pu me remonter le moral si je n’avais pas vu la chiarde, qui pendait sa caboche vers moi, enfoncer son index droit dans sa narine gauche approximativement jusqu’à la deuxième phalange touchant ainsi sa petite cervelle de linotte.
Bon. C’est normal. Les gosses mettent leur gros orteil dans le pif, c’est bien connu. Je vais pas en faire un drame non plus. Certain ravale aussi leur molard, bouffe les chewing-gums collés au béton pollué, se ronge les ongles des panards ou s’arrache les croûtes des bobos. Elle, son truc, c’était les doigts dans le nez.
J’aurais ainsi pu relativiser si elle n’avait pas mis, a posteriori, ce fameux index dans sa bouche.
Je fais de gros yeux, soupire et tente vainement de la pousser hors de mon espace vital soit cinq centimètres de diamètre autour de mes ballerines.
Ensuite, elle se met à toucher la jupe que je porte, celle de Caroline dans la petite maison dans la prairie bien sur, en la faisant voltiger comme si je dansais.
- « Ouais, bon, ça va, merde ! Va jouer à la princesse avec la tienne de robe ! » pensais-je si fort que des cosmonotes m’auraient entendue.
Je me retourne et la fusille. Du regard. Bien sur. Grave erreur : elle me tripote davantage et parle de plus en plus fort de moi.
Bon. Soit, je la prends par les pieds et l’a fais planer en rond puis je lui éclate sa gueule de rouquine contre un mur. Soit, je prends mon mal en patience. Puisque je n’ai pas les muscles appropriés, je choisis la seconde solution c’est-à-dire me taire et subir en dansant d’un pied sur l’autre et accessoirement en lui foutant des coups de cintres en guise d’armes d’auto-défense.

Ce tripatouillage dure jusqu’à ce qu’une vendeuse me donne un grand bout de carton matriculé d’un gros ’4′. Une fois dans la cabine, jupes et sac à terre, en culotte devant les miroirs, je me réjouissais en songeant « rideau  » !
Après avoir revêtu mes jupettes et m’être biglée sous toutes les coutures, je file vers les caisses en gardant un article. Une attente aussi longue et surtout invivable comme celle-ci pour une seule fringue, c’était un peu rageant mais c’est C. qui m’aurait persécutée à la maison si je m’étais rappliquée avec une nouvelle garde robe.
Je m’aligne encore dans le rang, bien strictement comme on faisait à la petite école.
Soudain, j’entends une voix qui ne m’est pas inconnue …
- « Hey ! Maman, y’a la dame de nouveau là ! » rembrayait l’emmerdeuse juste derrière moi.
Là, j’ai assimilé tout le sens du mot « dégouté ».

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Dans dix jours, ça fera deux ans …

Ou La curiosité est un vilan défaut,

C. a mis en sureté des cadeaux qui attendent patiemment le 17 juillet dans le coffre de la bagnole. J’ai découvert aussi un bon de livraison. Schnoudeul est au courant.
Pendant que C. bosse, je ne peux m’empêcher d’interroger Schnoudeul, qui avait passé la nuit sur le canapé, dès le réveil …
- »Alors c’est quoi mes cadeaux ? » commençais-je à la cuisiner.
- « Ah ah … J’te dirai pas ! »
- « Allez ! Dis-moi ! »
- « Nan ! Yvan va me buter après ! »
- « Mais nan, i’ saura rien ! Allez, dis-moi juste si le sachet qu’y’a dans le coffre i’ vient de la galerie du Géant ? »
- « … Te dirai pas ! »
- « Schnoudeul, j’suis ta soeur de sang, Yvan c’est que ton beau frère ! Tu DOIS tout me dire ! »
- « J’peux te dire qu’ils sont trop biens et que tu vas trop aimer toi. Cette année il a assuré, tu pourras pas dire qu’il t’as offert des cadeaux de merde ! »
- « Pourquoi tu me le dis pas ? »
- « Pasqu’il m’apprendra p’u’ des trucs trop durs sur la guitare après ! »
- « Rhooo … Bon. Celui qu’il a commandé, il est gros ? »
- « Hummm … Nan mais pour toi si ! »
- « Euh ?… Bon … »
- « Mais t’arrêtes de poser des questions, j’te dirai rien de toutes façons ! Retourne à la salle de bain plutôt ! »
- « Tu réponds par ‘oui’ ou par ‘non’ ou j’te fracasse ! »
- « J’te dirai quand même pas c’que c’est ! »
- « Me dis pas que c’est une fringue ? »
- « Nan. »
- « Des trucs de Maison du monde ? »
- « J’sais pas ! »
- « Si tu sais ! »
- « Un bijoux ? »
- « Mais je sais paaas ! »
- « Pf ! M’en fous, cette nuit j’irai voir dans le coffre ! »

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Tickets du jour

La chef, la blondasse.

Début d’une collection de têtes arrachées de poupées effrayantes récupérées aux puces.

Après un nounours désarticulé et un soustif en lambeau, Candy recycle le corps des petits poupons en nonos en caoutchou où elle se fait les crocs.
Le voisin se pose des questions sur notre équilibre mental et se tâte surement quant à me conseiller la visite chez un psychologue pour chien … S’il voyait l’intention de cets barbaries, il serait peut-être moins inquiets la nuit lorsqu’il entend des craquements étranges à l’étage au dessous.
Ou pas.

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A l’eau !

Ou Je n’ai pas oublié d’ingurgiter mes pillules du bonheur après mon yaourt au chocolat de ce midi,

Les démarcheurs téléphoniques des sociétés désireux de se faire du fric tout en s’infiltrant chez soi en utilisant un procédé révolutionnaire soit les lignes de France Télécom via mon socotel orange qui, dans son passé lointain, n’a jamais enduré ce genre d’actions commerciales, je disais donc ces emmerdeurs de première sont de très bons moyens d’évacuation nerveuse mais aussi et malheureusement d’aggravation d’états psychotiques révélant ainsi le névropathe qui roupillait au fond des trippes, juste derrière l’intestin grèle
Cette névrotique qui jouirait de ligoter fermement la connasse qu’elle a eu récemment au bout du fils et d’attendre que ladite chieuse crame au vingt-sixième degrès sur la plage, tous les jours entre midi et seize heures. Elle se badigeonnerait longuement et généreusement le corps dans son petit bikini à carreaux multicolores de crème solaire solar expertise L’Oréal (parce-qu’elle le vaut bien) indice 60 à l’activa-cell et aux trucs de soin contre les méchants UVA et UVB.
Elle lui ferait la conversation avec un sourire et une cuillière de glace citron vert aux lèvres : « désolée pour les marques du soleil au niveau des cordes … Enfin bon, ça t’iras très bien j’suis sure. Ouah … Mais t’as déjà bien pris dis donc ! Comment ? Ah ! T’as la peau blanche c’est pour ça ?! C’est marrant comme le bronzage sur les peaux claires peut ressembler à celui des carottes ! Hihihi ! Nooon … Vraiment, j’te rassure : ça ira très bien avec ta mini jupe rose que je te rendrai dès que tu bruniras au lieu de rougir. Je piges pas c’que t’essaies de me dire ..? Quoi ? T’enlever la boule de journal coinçée au fond de ta gorge ? J’peux pas, j’oserai pas aller si loin dans ton intimité ; pis, t’avais qu’à pas l’avaler aussi. En même temps, j’ai découvert ta culotte de grand-mère 100% coton … Mais bon. J’en parlerai à personne. Tu peux compter sur moi. Allez … Restes un peu tranquille et profites de ce beau temps. D’ici une demie-heure, je te retourne. Et j’te préviens à l’avance : pas de caca nerveux pasque t’auras la gueule dans le sable. Ca va un moment tes caprices de starlette hein ! C’est pas pasque t’as été promue ‘emmerdeuse de l’année’ que … Mouhahaha ! Ben t’es vraiment pas chanceuse toi ! Et, une grosse merde de mouette sur le bide en prime !… « 
Elle enfilerait ses lunettes noires sur son nez et aspirerait, à la paille, une petite gorgée du cocktaïl posé sous le parasol.
Et, elle continuerait de jacter avec sa téléopératrice préférée : « T’en a pas marre de râler tout le temps ? Ca fait à peine cinq jours qu’on est là, en vacances, au soleil, à profiter et tout et toi, ça fait cinq jours que tu pleurniches et que tu rumines à ton cancer de la peau ! T’avais l’habitude de partir en pèlerinage chez les esquimaux ou quoi ? Ah ma chère Gertrude, j’crois qu’on est faite pour s’entendre, tu crois pas ?..C’est vrai que t’es un peu nerveuse en ce moment. Mais ça devrait s’estomper. C’est tout le stresse du boulot que tu ressens encore. Un job où la vocation est de faire chier son monde, ah non, pas son monde mais le monde. Ca doit être épuisant. J’espère que tu ne comptais pas faire carrière ! Bref, tu veux que je te lance un seau de graisse à traire au monoï ? Exclusivement pour les vaches à traire. Nan ? Bah si ! Hihihi »
SPLATCH !

Flashback :

Le téléphone sonne. Je soupire. J’arrosais mes marguerittes et mes tomates ; vu la sonnerie stridente, pas moyen de faire comme si j’avais oublié de foutre un sonotone.
- « Ouais ?! » décrochais-je, légèrement à cran.
- « Bonjour, est-ce que je pourrais parler à Mademoiselle Zess ? » me répondait une voix des plus joviales.
- « C’est moi. »
- « … et vous habitez bien 6 rue de la Courgette Farcie à Nîmes ? »
- « Ouiii. »
- « Alors bonjour Mademoiselle Zess ! Je me présente Gertrude De La-tronche-en-biais, agent chez Gaz de France … »
- « Hum … » grognais-je en me retenant d’un habituel « si c’est pour d’la pub, j’suis pas interessée ».
- « D’abord pouvez-vous me dire si vous êtes locataire ou pro… »
- « Locataire. »
- « D’accord. Et vous êtes aidée par un office d’HLM ou autres …? »
- « Nan, pas du tout. »
- « Très bien. Si je me permets de vous contacter aujourd’hui Mademoiselle Zess, c’est pour vous proposer nos services … »
Et bla et bla et bla … La dadame à la voix crispante me fait un baratin de dix minutes débordant d’enthousiasme et pourri d’arguments bidons qu’elle parcoure infailliblement sur son bureau en se limant un ongle de travers au moyen de son kit « french manucure » caché dans son tiroir.
J’écoute à moitié, pour ne pas dire au un tiers, mais percute sur la finalité de son speech.
- « Gaz de France prend en charge 60% de cette révision complète de plus de cinquante points sur votre installation, il ne vous reste donc à votre charge que 30 €uros soit 196 francs et … »
- « M’intéresse pas. »
- « Pourquoi Mademoiselle Zess ? »
- « Parce que ! »
- « Pourquoi n’êtes-vous pas interessée ? »
- « Il faut que je fasse réviser la chaudière là donc c’est bon. »
- « Je ne vous parle pas de la révision standart mais d’un bilan complet de votre installation. »
- « Déjà c’est pas mon installation, j’suis locataire j’vous ai dis. »
- « Oui mais si un accident se produit, c’est à votre charge. »
- « Ben nan, je la loue, j’ai pas à entrenir ça. »
- « Si si, c’est au locataire ! »
- « Bien sur et j’vais devoir faire réviser la tuyauterie et l’installation électrique aussi bientôt ? »
- « … »
- « … »
- « Je vous demande simplement quel est votre motif de refus » s’acharnait-elle.
- « Plus clairement, je dirais qu’avec 30 €uros j’peux m’acheter une jupe et un collier … » ripostais-je avec une envie croissante de lui balancer mon combinet dans la tronche.
- « Mademoiselle Zess, je voudrais savoir ce qui vous empêche d’accepter cette offre ?.. »
- « Ben y’a aussi mes pâtes qui vont ressembler à de la purée si je reste une minute de plus pendue au téléphone avec vous ! »
- « Bon … C’est important, je vous laisse un numéro de téléphone … » couronnait-elle enfin.
- « Ouais … »
Je note au cas où cet entretien soit vraiment obligatoire.

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Excursion scolaire

Je fous le camp en classe verte en compagnie de mes camarades, C., Schnoudeul et Inbed dans une colonie chic.
Nous avons tous opté pour les mêmes options d’activités pédagogiques à savoir apprendre à nager le crawl en arrière avec les pieds ligotés et treize chamallows dans le clapet ; s’exercer à monter une toile de tente dix-huit places en deux minutes et vingt secondes, plantage de piquets et gonflage de matelas inclus ; s’entraîner à faire des vols planés dans les togobans tobogans avec une obligation de réussite du triple salto dans le tunnel-noir-de-la-mort-qui-tue-et-qui-te-fait-gerber-quand-t’attéris-dans-l’eau et ce, avant la fin du stage de cinq jours.
Au niveau psychologique, nous potasserons aussi sur le célèbre comment faire caca, dès le premier jour, aux sanitaires en se familiarisant avec les pets inconnus et les ploufs intimidants, ladite leçon étant plus courament intitulée « opération déblocage psychique et débouchage rectal ».
Nous finirons par travailler, en thérapie de groupe dans un lieu neutre soit la bagnole, la leçon visant à éviter une utilisation abusive des pillules du grand-père en retournant aux fatidiques vélo/casino/dodo.

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Génération éclair

Les gosses de maintenant ont des « exs » à douze ans.
Je suis démodée.

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