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Nid douillet & bricolage

Je ne vais pas faire ma V. Damidot mais presque (d’ailleurs faudrait vraiment qu’elle arrête cette manie de siffler durant ses émissions parce-que ça énerve profondément Candy et Ginette hein).

Voilà donc un pêle-mêle de décoration certifié sans ongle cassé, ni porte-monnaies à sec.
Depuis un an et demi, C. et moi dormions au milieu de quatre murs tapissés d’un bleu suspect, tendance bleu layette. Après avoir d’abord refait les pièces primordiales (cuisine et atelier), il fallait s’occuper de la salle de sport chambre de toute urgence, surtout après avoir décelé, grâce à une insomnie durant laquelle je m’amusais à imaginer des visages dans la texture du papier peint, une crotte de nez année 98.

Mon papa, pro’ confirmé en bricolage, m’a donc appris à poser du papier peint pendant que la Reine Mère récurait la colle que j’appliquais davantage sur la table que sur le lé.

Deux murs vieux roses. Deux murs jaune pastel. Et, quand « t’en as marre de cette couleur, tu fous un coup de peinture dessus ! » dixit mon papa.

Photos à l’appui dès que le plafond de la pièce sera terminé.

Mon frank à moi en a aussi profiter (avec l’aide de Schnoudeul qui faisait office de singe-visseur-dévisseur) pour me réaccrocher, solidement, la hôte de la cuisine. Je dis réaccrocher vu que celle-ci m’étais tombée sur le coin de la tronche grâce au plan machiavélique des vis tordues au mur, complices de C., assassin-bricoleur en puissance.

Adepte des troques et brocantes en tous genres, j’ai déniché un petit secrétaire à Emmaüs au bord de la mort mobilière pour deux petits euros.

– « Non Jess, tu pourras rien en faire ! » déclarait C. légèrement affolé d’imaginer la chose en bois dans son intérieur.

– « Mais si, fais-moi confiance ! Allez porte-le avant que quelqu’un le prenne ! »

– « Ca risque pas … »

Après décrassage, ponçage, barbouillage de peinture de couleur quartz, raclage (pour obtenir l’effet usé) et vernissage, voilà ma nouvelle table de chevet :

Allez, tant que j’y suis, voilà quelques photos de mes dernières trouvailles !

Deux nouvelles têtes de poupées aux yeux mobiles qui rejoindront ma collection accrochée comme une frise au mur dans mon atelier :








Autre trésor chiné au marché aux puces de Nîmes, une valise rétro que je vais peindre, parfait rangement pour mes pelotes de laine, dont Ginette teste la solidité avec ses douze kilos de bourrelets :

Et puis, dans la série « j’ai testé pour vous »: des bouquins où trouver l’inspiration,

« Ateliers de filles », « chambres d’enfants à Paris » et « petits appartements à Paris » achetés directement chez paumes, une maison d’édition japonaise. Ca change du glamour à zieuter sur le trône !

La suite dans les prochains épisodes avec, dans les rôles principaux, deux fauteuils kitsh retapés et ma coiffeuse de dinde qualifiée et, pour l’intrigue, un pseudo tutorial pour apprendre l’art de transformer un poupon en lampe !

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Etre une fille, c’est compliqué

Il y a quelques nuits, une envie folle m’a parcourue les doigts (sans vernis, tu parles d’une jeune mariée !)

La reine-mère ayant reçu un extrait du catalogue de Laredoute avec de tentantes réductions dans sa boîte aux lettres (elle adore continuer à recevoir du courrier à mon nom (de jeune fille) alors que j’ai quitté son toit depuis quatre ans), une petite voix dans ma tête m’a dis « cette fois tu commandes ».

J’avais gardé en mémoire de douloureuses expériences psychologiques chez les 3suisses à l’âge difficile de quatorze ans avec la réception d’un maillot de bain qui aurait pu être « super-trop-à-la-mode » s’il ne laissait pas transparaître mes poils pubiens de jeune demoiselle en détresse. L’achat sur catalogue fut alors assimilé à une bande d’arnaqueurs qui ommettent d’indiquer sur papier glacé la mention « détail mode : maillot de bain deux pièces à porter avec une toison intime dense qui fait poétiquement apparaître ceux-ci grâce à sa nouvelle technologie de fibres synthétiques ».

Retentons l’aventure presque dix ans après chez son concurrent.

Forcément. Laisser quinze euros de réduction, les frais de port offerts et un sublissime ensemble sèche-cheveux+5brosses jacques-dessange-toute-ma-compétence-professionnelle-pour-vos-cheveux (c), ça aurait été humainement fémininement* impossible.

Me voilà donc, un soir de pleine lune, lancée dans la grande aventure du shopping en ligne, étudiant le site les yeux scotchés sur mon écran à écumer les catégories femme, lingerie, enfant** en remplissant mon panier virtuel d’innombrables articles tout en gardant dans un coin de ma caboche un tri sélectif ultérieur.

Après deux heures*** de décorticages de gilets en laine sur analyses profondes de robe-qui-passerait-avec-mes-futures-nouvelles-bottes-vintage entrecoupés de papotage de filles sur msn, je me décide pour trois articles : une jupe en velour, un boléro sauge et ces craquantes ballerines (pas les trois paires, je vous rassure).

 

Après avoir rentré mon code de réduction top secret et munie de ma carte plus habituée aux appareils bancaires de H&M, je totalise ma commande. Oh Malheur ! Oh Horreur! Oh dissimulateur ! L’offre gratuite sur les frais de ports n’est pas prise en compte. Alors là, ça va pas se passer comme ça. Ca va bien de recevoir des tas d’offres intéressantes qui sont toujours bidons. Je m’insurge !

Alors que j’allais recommencer l’opération des-fois-que-je-me-sois-plantée-quelque-part et/ou écrire, toujours pleine de bonne volonté, à une conseillère, le site plante. J’actualise à gogo en vain. J’abdique.

Le lendemain matin, les oiseaux chantent, le soleil brille et Candy ronfle, je retourne sur le site quitté la veille avec perte et fracas dans l’espoir d’en terminer et de pouvoir bientôt faire ma craneuse. Quitte à faire un trait sur les promesses de ristournes. Je suis têtue. Et justement parce que c’est le parcours de la fashion victim pour commander, je convoite encore plus ces trois petits articles de rien du tout.

Finalement, j’abandonne l’ordinateur pour la paperasse où je peux, triomphalement, noter le total, le vrai, celui sans les frais de port. Et toc !

La prochaine fois que je réceptionne ce genre de cadeaux empoisonnés, ils finiront, sans même être déballés, aux ordures.

Et sinon, j’vous ai raconté le coup de Sephora ?

* mot tiré du dictionnaire la gazette de zess édition 2007.
** unique atout de mes 1m50.
*** peut-être trois en fait.

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Tout nouveau, tout bleaug

Nouvelle signature, nouveau titre, nouvelle famille et, soyons fous, nouveau blog avec du php et pleins de codes compliqués.

Vos anciens commentaires sont donc perdus dans les méandres cybernétiques …

Bon. Et peut-être que du coup, je le tiendrai un peu plus à jour …

(le blog n’est pas complètement terminé et toutes les archives ne sont pas encore en ligne)

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Je suis madame depuis 46 jours

Les cauchemards où C. me découvrait en robe de mariée avec des doc marteens noires n’étaient finalement pas prémonitoires.

Athés, nous sommes passé à côté du discours chiant d’un curé, celui de la mairesse à l’accent rigolo et aux expressions originales nous a réjouis.

Je ne me suis pas cassée la figure dans les froufrous de ma robe de mariée que ma maman s’est démenée à transformer en robe de princesse, telle que je l’imaginais déjà à mes sept ans et demi.

C. ne s’est pas enfuie de la mairie en courant.

Mon papa, le réputé coeur de glace de la famille, a versé sa larmichette et c’était vraiment trognon.

Nous n’avons pas fait la queue-leu-leu, danser sur la macaréna ou raquetter les invités avec le fameux jeu de la jarretière.
Personne n’a été intoxiqué avec une pièce montée en chous moche ou bourré au champagne.

Candy et Ginette ont été parfaites en demoiselles d’honneur même si leurs bêtises quotidiennes ne les ont pas quittées.

Schnoudeul, témouine en chef, portait la cravate avec grande classe et Olivia a pris des photos où même le pire cageot de l’univers se serait trouvé splendide !

Bref, tout était magique !


g a l e r i e

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Taguée

Ou Un petit signe de vie,

Donc le fameux « sept-choses-trop-intéressantes-sur-ma-petite-
personne-d’un-mètre-cinquante-deux-totalement-exclusives-et-
surtout-hyper-honteuses » :
1. Dans ma salle de bain, on trouve une bouteille bleu intitulée pompeusement roc anti-cellulite.
2. Je suis une obsédée du sesque.
3. Ma robe de princesse mariée, que je porterai dans pile trois semaines, est de couleur rose poudré et blanche (pour refléter ma sage personnalité cf. 2.).
4. C. veut lancer le programme « un C. junior » (cf. 2. toujours).
5. Je n’ai pas loupé une seule émission de la nouvelle star (accompagnée de nourriture quickienne, la bouche remplie de frites/giant/critiques) et je suis une groupie de j’adore Julien (qui est nîmois heinhein).
6. Ma belle-mère est sympa.
7. Je ne lâche jamais de larmichette pendant le visionnage d’un film mais j’ai failli chialer devant le remake de king kong* (traumatisée durant l’enfance tout ça, tout ça).

Et, promis, j’écrirai au moins un petit quelque chose avant d’être devenue une vraie madame.

* Même que C., au moment de la jolie scène sur la glace, me dit « voilà c’est fini ! Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants … » et même que j’aurais du l’écouter et m’imaginer le « the end » sur l’écran. (et même qu’il est carrément trognon mon C.(houbidou) ).

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Comment faire participer le chéri à la contraception

– « Tu m’amènes un verre de coca ? » braillais-je, comme vingt et un soirs par mois, de la salle de bain nouvellement repeinte d’un bleu-turquoise-pâtiné-controversé où je commencais à virer mes fringues me préparer, psychologiquement, à l’absorption d’une pillule magique pourtant plus ridicule qu’un grain de riz (un pouvoir maximal dans une taille minimale quoi !).
Plus de six ans de vie commune avec ces boulettes et je ne parviens toujours pas à me dire que non, elles ne vont pas essayer de me tuer en restant coincer dans mon petit gosier fragile pendant le trajet bouche/estomac terminus. Je continue à rêver d’une pillule masculine dans les années à venir en tâtant bien à l’avance le terrain face à un C. aussi enthousiaste qu’un employé de pompes funèbres.
– « Tu peux le prendre toi-même ? Je suis occupé là … » me répond C. complètement scotché devant son jeu en croyant pouvoir transgresser nos** ma règle aussi facilement …
– « Nan » répliquais-je en me battant avec mon soutien-gorge.
– « … »
Malheureusement, la technique du silence radio ne fonctionne pas avec moi. Je suis têtue. Je rempile.

– « Yvan, le deal c’est : moi je l’avale, toi tu me fourgues le coca hein. »

Faut pas déconner. Il ne faut jamais céder. Même si le verre de coca est à moitié plein, il faut se dire qu’il est à moitié vide. C’est pas un jeu à la con qui allait foutre en l’air plus de quatre années d’égalité homme-femme femme-homme si autoritairement imposée !

Bien évidemment, la participation de C. dans ce combat à deux dans la contraception ne s’arrête pas là !
A peu près tous les trois mois, j’attend le dernier moment pour racheter une nouvelle boite de ces fabuleux bonbons. N’allez pas croire que je le fais exprès mais l’envie et l’oubli doivent être intimement liés dans mon cerveau !
Après un effroyable cri annonciateur de catastrophes que C. connait bien, je lui avoue ma bêtise en battant des cils: « Ma pillule ! On* a oublié de l’acheter ! »
Il répond toujours un « encore ! » plus attendrissant qu’accusateur. Là, je le trouve toujours craquant-mignon-chrogneugneu.
Dernièrement, la date de reprise tombait un jour férié (bientôt un texte intitulé « je suis pas douée et j’ai toujours l’air con » promis).
Et, une fois de plus, C. par notre* oubli, se vit contraint sous la pression sanguine de la petite voix sage de son zizi d’aller à la gendarmerie puis à la pharmacie de garde en presque pleine nuit.

Nos protocoles duo-contraceptifs peuvent parfois être faussés comme ces derniers jours où nous planchons sur une affaire compliquée. Nous avons tenté en vain de remettre les évènements dans l’ordre. J’ai donc refilé l’enquête à C. qui n’a toujours pas pu déterminer pourquoi la prise des pillules s’est faite un peu dans le désordre sur la plaquette de décembre et pourquoi il y a notament des pillules restantes en éliminant la théorie où j’aurais supposément confondu mes petits chocolats du calendrier de l’avent avec mes pillules contraceptives.
Moi, je penche plus vers la thèse de l’absence de soutien de C. suite à une engueulade. Pas de coupe de coca servi avec le sourire, pas de pillule d’avalée ! Elémentaire …

Je suis une assistée et j’aime ça.

* Notez bien l’utilisation du « on » et « notre » et non pas du dégradant « je » ou « ma ».
** Hurm.

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Parce qu’il ne fait même pas exprès

- « R’garde, elle ressemble à la meuf de ‘dead like me’ qu’est partie au début de la saison, t’sais celle avec les cheveux frisés » disais-je à C. devant la télé.
– « Nan … »
Je le scrute en penchant la tête l’air de dire que j’ai raison, j’ai toujours raison.
-« Juste le fond de teint alors. »

C’est là que j’ai envie de lui dire que je l’aime.

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Finesse & légèreté comme disait l’aut’

En pouf accomplie, samedi dernier, ou l’autre d’avant, je réussis à convaincre C. après moultes négociations, d’aller faire un tour dans le centre commercial du coin où se trouve, accessoirement, un H&M dont je connais les rayons par cœur et qu’il déteste.

En route, je commençais à sentir une odeur. Etrange. Douteuse. Empoisonnante. Un truc qui ne pouvait, raisonnablement, pas provenir d’un corps humain normalement constitué. Je vous le dis.

Je suspectais cette effluve dérivant de C. et plus particulièrement de ses pompes. Prisonnier de la voiture, nous dûmes bientôt ouvrir grandement les fenêtres tant cela devenait insupportable.

– « Pouah ! Mais ça vient de toi Yvan ! »

– « Mais nooon, c’est l’odeur du frigo quand tu l’a ouvert avant de partir qui te rest’ dans le nez … »

– « Depuis quand le frigo i’ pue la mort ? »

Cinq minutes plus tard, j’en étais aussi certaine que un et un font deux.

– « Attends, tu pourrais pas sentir de là où t’es ! C’est pas moi j’te dis ! »

– « Mais tu sens pas cette odeur de camembert pourri ou quoi ?! »

Arrivé sur place, l’arôme continuait de nous poursuivre, plus précisément de me poursuivre puisqu’apparement C. était bouché.

Je commencais à avoir peur. Qu’était-ce ? C.avait-il changé de déo’ sans m’en avertir ? Mon pif était-il atteint d’une maladie-qui-invente-des-odeurs-inexistantes ? Que se passait-il ? Mon Dieu, venez-moi en aide …

Accablée de questions existentielles intérieures, je fus soudain soulagée de tout examen appronfondi quand C. me dit simplement : « t’as raison, ça pue. »

Là vous vous dites tous « mais vas-y putain regarde sous tes pompes bordel » je sais.

Pile devant la vitrine du H&M (« han je veux CES collants ! »), C. tenta de se dérober comme à son habitude pour éviter le supplice de l’arpentage lent et méthodologique des rayons du magasin.

– « J’vais à Planet Saturn moi ! »

– « Nan ! J’veux que tu restes avec moi hein ! »

– « Oh nooon ! »

– « Mais si, je f’rais vite, promis ! »

– « Bon, j’vais pisser alors … »

Deux rayons épuisés et trois minutes plus tard, C. réapparut et sa si personnelle odeur aussi.

– « Nan mais là ça ressent putain ! »

Puis, bêtement intelligemment, il jeta un oeil sous ses tatanes version quarante trois et s’aperçut, à notre graaande surprise, qu’une crotte non-identifiée à demie fossilisée lui collait aux semelles.

Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Nul besoin de me chercher des causes personnelles alors que le coupable n’était autre que son pied gauche (au moins on pourra jouer au loto).

Je continuais à pousser les cintres jusqu’à trouver mes 34, loin de C. que j’avais fermement obligé à garder une distance de sécurité de trois mètres entre lui et ses converses-qui-n’étaient-même-plus-dignes-de-porter-ce-nom. Ses émanations pouvaient détruire à tout jamais mes facultés olfactives, mes narines étant habituées à mon parfum au patchouli.

– « J’vais aller acheter d’autres godasses en face, même des sandalettes en caoutchou j’m’en fous ! »

– « Ben j’vais essayer d’abord ! »

– « On se retrouve plus tard … »

– « Ah non, tu viens avec, après si t’aimes pas tu râles … »

– « Mais c’est une question de vie ou de mort là Jess ! »

Après une heureuse queue de courte durée, munis de nos cartes numérotées, je filais dans la cabine du fond, celle avec le rideau.

Enfilage de pull à rayures après essayage de tee-shirt à rayures (oui j’aime les rayures en ce moment), je me dis que je ferai bien de me dépêcher avant qu’une alerte au virus ne soit déclenchée ou que l’on m’interdise l’entrée de la boutique à vie.

J’étais complètement pétée de rire à chaque ouverture du rideau en voyant la tronche décomposée de C. qui était apparemment devenu l’ennemi public numéro un du H&M de Nîmes. Les madames qui patientaient devant les cabines, ayant manifestement reconnu la source de la perfide odeur en la personne de C., avaient trouvé de l’utilité dans les cartons fournis à l’entrée en s’en servant comme éventail d’appoint devant leur mine déconfite. Je gloussais à m’en dilater la rate.

Faisant durer le plaisir, je remballais ma marchandise corrrectement sur les cintres avant de sortir.

En repartant, je me souviens avoir aperçu une dame lancer un regard destructeur sur C. qui, selon ma télépathie légendaire, devait se dire « putain mais i’ s’est chié dessus ce pauvre mec ! »

Je stoppais, net, de rigoler lorsque je vis C. racler sa godasse sur le bas d’un portant de manteau.

– « Qu’est ce’ tu fous ? Putain arrête, viens on va t’en acheter d’autres ! »

Là, c’était C. qui était mort de rire, comme un gosse qui aurait balancé de la bouse de cheval dans des boîtes à lettres en imaginant la gueule des gens à l’ouverture du courrier (quoi vous l’avez jamais fais p’tet?)

Après être passés en caisse, nous filions à toute allure vers un magasin d’ordinaire trop cher où nous dénichions des converses bordeaux soldées. Un grand ouf de soulagement puisque C. était prêt à s’acheter des tongs à deux euros, même méga moches pour terminer notre samedi shoppinesques. Vraiment, je n’aurais pas pu finir l’après-midi comme ça, je me serai très certainement pissée dessus et un autre problème serait survenu. Le cycle de la vie, tout ça …

Une fois sur le parking, C. s’empressa de troquer ses vieilles converse jadis beige pour les nouvelles, fraîchement sorties de leur emballage.

Enfin bien dans ses baskets, nous filions à l’anglaise vers une boutique d’instruments de musique, ma bête noire en laissant derrière nous, cachées sous la voiture, ses converses, sans verser la moindre larmichette d’adieu.

Bon et puis je vous raconte pas l’attente interminable dans ladite boutique où C. testait des ampli à lampes dans la salle insonorisée de chais-pu-quoi enfermé avec un vendeur pendant que moi, je me roulais les pouces j’étudiais la résistance de mon vernis à ongle rose, assise sur un tabouret de batterie, avec une gueule de trois mètres de longs et qu’un autre vendeur à la Cauet tentait infatigablement de me faire rire en imitant Jacques Martin avec son putain de micro et sa sono.

Ah ça oui, C. s’est bien vengé. Plus jamais je ne le laisserai poireauter avec du caca aux pieds.

Mais, pour me rerevenger, le soir même je lui faisais acheter ça « pour mon anniversaire à l’avance ».

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Paris

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Marquage de territoire

C. reviens du parc avec Ginette, un grand sourire en plein sur la tronche comme si notre « Djijoïskie » (oui c’est son prénom russe) avait coulé un bronze en or.
– « Tu te souviens de Bouba ? »
– « Le rott’ ? »
– « Oui. »
– « Et ? »
– « Il a pissé sur la tête de Ginette ! »
– « QUOI ?! »
– « Il hihi lui a … »
– « Oui, j’ai compris ! »
– « Hihihi »
– « Oh ma pauvre chérie*, ma princesse*, vient vite on va te laver … Rho lala … Il est con ce chien dis-moi ?! J’vais te faire une beauté … »

ginette blasée

* Ca va hein, commencez pas à vous moquez !

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