Menu

Au menu : visite de ma cuisine/réfectoire

Une pincée de 70’s, un zeste de kitsch, trois cuillères à soupe de rétro, une pointe d’astuce et une bonne plâtrée de couleurs vives, le tout saupoudré de … d’une nana qui préfère les pinceaux à la cocotte minute !

La galerie intégrale est ici (clichés des détails ajoutés lundi, je mettrai à jour au fur et à mesure …)

Inspirées ?
Les secrets :
. Des murs tout blancs pour pouvoir accrocher pleins de babioles
. Un meuble en formica poncé* et repeint
. Un autre acheté sur un coup de tête de jeunes installés à Fly (à lui seul, il doit valoir tout le reste de la cuisine)
. Un ensemble table à rallonges, chaises et tabourets en formica rouge
. Des tas de vieilles boîtes de toutes tailles et de toutes marques remplies de bonbons
. Quelques affiches de pub périmées et des plaques émaillées
. Des plantes vertes et/ou aromatiques
. Des stickers sur le carrelage fade
. Un frigo outrageusement magnétisé
. Une ardoise pour écrire la liste des courses des mots d’amour
. Des théières qui sont jalouses les unes des autres lorsqu’elles échappent à la mort subite du « oups ! »
. Quelques accessoires ikea-esques quand même parce qu’on ne cuisine pas avec des casseroles qui sortent d’un grenier

* Une véritable expérience humaine que de poncer du formica … Mes doigts s’en souviennent encore !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Figurines enfantines

- « Salut … Ça va ? »
– « T’as qu’à regarder la tronche de la poupée jaune ! »

Une figurine à trois têtes expressives tournantes surgie du garage de la belle-famille dont j’aimerais bien connaître le nom et les origines de la collection … (si un expert passe par là …) Ma préférée est la boudeuse …

C. revenant les bras chargés du traditionnel gâteau belle-mèrien et d’un marin en caoutchouc : « tiens Candy un coui-couic qui fait même pas coui-couic ! »
– « Qu’est-ce que tu fais ? Tu lui donnes pas, c’est trop mignon ! »
– « Mais si, regarde j’avais même commencé à lui mordre les oreilles quand j’étais p’tit alors … »
– « Raison de plus pour le garder ! »

C. l’apelle « l’horreur ». Moi je l’aime. Vous aussi hein ?!

Il n’y a d’indispensable que les choses inutiles. (F. Picabia)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Samedi c’est friperies !

Évidemment pas tous les samedis de l’an hein, faut pas rêver. Seulement, ceux où l’amour-de-ma-vie ne bosse pas et que je parviens à le convaincre de m’y conduire*, « et ce soir on regardera le film de zombies que tu veux, tu pourras essayer pour la 136ème fois de m’apprendre la guitare et même que je te taperai pas si tu pètes au lit« .
A la fuite donc de la cohue du samedi des centres commerciaux, C. et moi prîmes le chemin du village voisin à Nîmes équipé de deux gigantesques friperies, plus de 2000m² de fringues en tous genres ! Faut pas croire que les provinciaux ne sont pas gâtés ! Même dans le trou du cul du monde, il y a des endroits magiques que l’on n’ose pas imaginer dans ses rêves les plus fous** ; mieux : inutile de manger des pâtes pendant trois semaines pour compenser la visite fripesque.

C. ne s’est pas trouvé de pantalon en velours dont il a besoin (sa mini penderie connaît un grand vide intersidéral que j’ai bien du mal à évincer). Quant à moi, j’ai, une fois de plus, fait le stock de textiles indispensables à ma survie de pouf au grand dam de mes meubles dont les charnières grincent à mon retour à la maison.
Dit comme ça, ça fait un peu la nana acheteuse compulsive mais il n’en est rien. Je suis plutôt radine économe. Je n’achète jamais de marques luxueuses. Un jeans ne doit pas excéder 29,90euros pour avoir un droit de passage dans mon armoire. J’essaie impatiemment d’attendre les soldes pour dévaliser les grandes chaînes de magasins. Je possède encore des pulls en laine tricotés par la Reine Mère qui grandissent avec moi depuis mes douze ans (en même temps, j’ai pas tellement grandi …)
En friperie, je m’auto-gère même si c’est plus difficile ; la faute aux prix attractifs et aux perles rares qui me tendent les manches. Je me censure aussi parfois (« c’est beau mais jamais tu n’oseras porter cette robe de soirée des années 70 même à Carnaval »). Cette petite voix réaliste dans ma tête, c’est peut-être bien la Reine Mère.

En rigolant, C. m’a montré un sac en lin illustré d’un hibou brodé ainsi qu’un doudou chadaire (chameau ou dromadaire ?). Bien sur, il s’attendait davantage à me voir glousser de leur ridicule que de m’entendre m’exclamer « ouah j’adôôôre ! Comment t’as trouvé çaaa ?! »

Alors que j’étais tranquillement plantée devant un tas de foulards, C. me fait sursauter en déboulant dans mon dos et en tirant sur ma jupe : « p’tain Jess ..! »
– « Quoi ? J’en prends que deux, regarde comme ils sont beaux et … »
– « Mais non, c’est pas ça ! T’avais la jupe coincée et on voyait un bout de ton cul ! »

Le ridicule ne tue pas, c’est sur ; sinon je serai déjà en état de décomposition avancée. Ce genre d’évènements honteux m’arrivent si souvent que j’ai fini par ne plus m’en soucier. Un jour, je mettrai ma fierté de coté et écrirai la-dessus. Les gaffes et moi ça fait un …

C. ne se sentant pas très bien (de vraies chochottes ces mecs !), j’ai été contrainte de bâcler mes fouilles sous ses plaintes …
Avant d’être redirigée vers la caisse à grands coups de pieds au cul « allez dépêche-toi, j’vais mourir », deux sacs (l’un en cuir, l’autre au crochet) m’ont tapé dans l’oeil. Pour quelqu’un qui passe pas mal de ses journées à coudre, c’est un comble !

Et, jamais deux sans trois dernières trouvailles : une paire de bottines marrons comme j’en ai pas, à ma pointure, fourrées pour mes petons douillets et quasi-neuves à en juger par la semelle intacte. Plutôt réticente à l’achat de chaussures désireuses de commencer une seconde vie conjugale avec de nouveaux orteils, je me suis laissée convaincre … Il parait que cet hiver sera glacial, je l’attends de pied ferme !

Ces derniers temps, la chance me sourit. Mais parfois, je reste des mois sans dénicher une babiole qui me plaise …

– « Allô maman ? Dis c’est quand qu’on retourne à Emmaüs ? J’te payerai un café ! »

* Faudrait vraiment que je me fourre dans le crâne qu’il FAUT que je passe le permis.
** J’en fais trop là ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Montre folle & faon coquet

Rendez-vous sur Hellocoton !

Nostalgie …

Dans le TOP 3 de mes activités favorites, je demande la recherche aux trésors.

Pas plus tard que je-sais-plus-quand, Schnoudeul, la Reine-Mère, professionnelle du retournage-chamboulage de bacs de présentation dans les magasins, m’ont fait découvrir une friperie non loin du domicile parental, « celle qui est pas loin là ? »
– « Oui ! » répondais la Reine-Mère en enfilant son manteau.
– « Mais elle est nulle, c’est tout petit … » rembrayais Schnoudeul qui n’avait pas l’air d’avoir envie de bouger ses baskets.
– « Ben, tu verras que je vais quand même trouver pleins de choses ! » concluais-je en la tirant fermement vers la voiture en compagnie de Ginette prête à inspecter de son museau plat un nouveau lieu de prédilection.

Et chose promis, chose due : j’ai dévalisé cette caverne d’ali baba !

En entrant dans le bâtiment, je disais que « ça serait vraiment super » si je trouvais ce vieux jouet en forme de citrouille sur lequel Schnoudeul et moi passions de longues heures de 1989 à nous faire des films tout en plastique. A peine ai-je le temps d’être submergée par la nostalgie que Ginette nous mène sur la piste … du fameux jouet ! Hop, elle se retrouve sur le comptoir à l’abri d’éventuels autres amateurs citrouillesques.

– « Oh j’aimerais bien trouver un billet de cent euros ! »
– « Qu’est-ce que tu dis ? »
– « Ben ça a marché pour la citrouille alors … »

Toujours dans le rayon des jouets, une mallette rose poudrée et un petit poney licorne m’attendaient ! Le comptoir commence alors à se remplir à grande vitesse ; la vendeuse est aux anges, moi aussi, la Reine Mère également (puisqu’elle veut que mon bonheur tout ça, tout ça ; et qu’en plus, elle s’est dégotée une jupe en laine grise trop belle dont nous nous serions peut-être battue la garde si elle n’avait pas été trop longue à mon mauvais-goût). Seule Schnoudeul ne trouve pas son bonheur alors, en tata attentionnée, elle fait du dog-sitting avec Gigi qui la trimballe de rayons en rayons à la recherche d’une quelconque mémé à dévorer*.

En fouillant dans un tas de foulards, je suis tombée sur une housse de coussin rond crocheté totalement 70’s. Et dire que Schnoudeul croyait que c’était un chapeau pour « les-blacks-qui-ont-des-gros-cheveux » …

– « Tu vois, j’t’avais dis que je trouverai mon bonheur ! » m’adressais-je à Schnoudeul sur un ton plus qu’enjouée**.
– « Ouais ben aide-moi à porter tout ça hein connasse*** ! »

Afin de garder un soupçon de fierté, je ne vous raconterai pas comment, à peine rentrées, Schnoudeul et moi avons puérilement redécouvert les joies de notre vieux jouet fétiche à 22 et 24 ans. Et notre papa n’était pas en reste : « j’me souviens là y’avait un escalier qui tournait ! Ah ! Et ici c’était le pont !.. »
–  » Mais touche pas ! Allez, pousse-toi … »

La Reine Mère a presque dû intervenir pour que le paternel arrête de nous embêter … Comme au bon vieux temps !

La citrouille magique n’a pas ramenée avec elle que des souvenirs d’enfance, elle a permis à ma chère petite soeur de me refaire du chantage en me faisant promettre des choses sous la pression de me la confisquer !

* Ginette excelle en agression sur personnes âgées. Toutes les mémés de mon quartier change de trottoir à la rencontre de la bête féroce de 30cm au garrot. Pire : certaines habituées aux bancs du parc voisin soulèvent leurs gambettes à l’approche de ma fifille-à-sa-maman.
** A vrai dire, comme une gamine qui venait de découvrir ses cadeaux de noël.
*** C’est notre mot tendre.

Rendez-vous sur Hellocoton !

La tendance démodée

Ou de la superficialité pour oublier ses problèmes existentiels,

Ce blog ne va pas finir par porter l’étiquette « 100% déco » puisque je vais vous parler des bien faits (au porte-monnaies) des friperies et autres second-hand comme on dit chez les british dans notre garde-robe. Une bonne idée pour se débarrasser de toutes ces choses qu’on déteste mais pas que. C’est aussi un bon plan pour se ravitailler en accessoires carrément moins cher qu’en grandes boutiques et vraiment vintage que de gentilles mémés nous lèguent.

La preuve en image avec ce dernier butin où Ginette et Candy se sont incrustées :

Bien sur, pour les fans de la dernière collection jennyfer aux couleurs flashy, inutile de se déplacer dans ces endroits poussiéreux et peu accueillant sans cabine d’essaye en règle et de vendeuses-conseilleuses.
A l’inverse, c’est le paradis pour celles qui auraient du naître trois voire quatre décennies plus tôt et qui n’ont pas peur de fouiller dans le bazar !
Drôle d’endroit pour faire du shopping ? Pas forcément ! Outre le fait qu’il faut se déshabiller derrière un rideau bancal pour essayer nos futurs jeans fétiches, j’avoue que je préfère largement le « ce sac est en cuir, je vous le fais deux euros » de la mamie bénévole au strident « booonjour ! bienvenue chez claiwre’sss* ! tenez un panier ! » de la nana du-dit magasin qui nous bassine les oreilles de musiques horripilantes.
Au calme, les heures à explorer les rayons en désordre deviennent des minutes. Une petite pose caresse avec le chat du mec qui s’occupe des bouquins rend le shopping encore plus plaisant. Et puis, puisque vous aimez les animaux et que ce type aussi, il vous dira gentiment « oh ça, je vous le laisse » lorsque vous flasherez sur une broche en forme de noeud rouge**.
On s’abstient sur les vieilles culottes affriolantes des années 20, les nuisettes qui ont peut-être appartenues à une arrière grand-mère, les chaussures douteuses … Et, surtout, les robes de chambre fleuries tendance mémé frileuse (même si j’avoue avoir imaginer une repoussante surprise à l’attention de mon cher mari qui consistait à porter un ensemble ultra sexy au dessous du peignoir, de débarquer tel quel devant l’amour-de-ma-vie-peut-être-mort-de-rire en déchirant les boutons et en lâchant un joyeux « tadaaa » !***)

Et puis, même si C. tremble un peu lorsque je déballe fièrement mes achats devant ses yeux écarquillés, il peut toujours être ravi que je ne sois pas une fan de grandes griffes lorsque je lui dévoile la note.
Pour finir de vous convaincre des avantages du shopping recyclage et économie, je vous livre le montant total : 7euros50.
Ajouter à tout cela la queue à la caisse aux oubliettes et cette impression d’être une héroïne de films en quête de trésors, un peu comme Charles Ingalls qui cherchait de l’or, et d’éprouver cette satisfaction triomphale au moment d’une trouvaille (j’exagère si je veux d’abord !) !

Comme la trouvaille est souvent unique en son genre, le classique « han mais tu le trouveras chez H&M » n’est pas de mise … Heureusement je n’ai pas une vie sociale considérable et mes copines ne m’ont pas encore pendue avec mon foulard, étouffée avec mon châle, punaisée avec ma broche, giflée avec mes gants, fouettée avec ma ceinture ou tabassée avec mes sacs … (Et de toutes façons, Candy et Ginette sont mes gardes du corps.)

Sinon, puisque j’ai zappé mon photoblog, je continuerai d’inonder de clichés aléatoires cet espace là jusqu’à ce que je me lasse.

Ah et tant que je suis dans mon quart d’heure poufesque, j’ai participé à la fashion battle alors je vous invite à voter pour moi ici (sinon plus de nouvelles notes avant 2013 et toc ! obligé, ça va marcher)

* Avec l’accent et le sourire adéquate.
** Plan testé et approuvé (et non calculé).
*** Promis je ne vous raconterai jamais ma vie sexuelle.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Ma poupée de chevet lumineuse

Ou un tutoriel improbable d’une réalisation enfantine & kitsch,

J’ai lâchement viré ma lampe ikea de ma table de chevet fraîchement retapée pour faire place à ma merveilleuse lampe 100% récup’ !

Au départ, je pensais bêtement que l’opération se résumait à la phrase de mon père : « tu lui troues la tête, tu passes le câble par le cul et c’est fini ! »

Toi aussi tu rêves que ton livre du soir soit éclairé par la lumière tamisée d’une lanterne-poupée que tu auras entièrement fait avec tes dix doigts ?

Voilà la recette!


. Une poupée, ici dénichée à Emmaüs pour un euro symbolique, histoire de ne pas avoir pas l’impression de l’avoir volée.
Sinon, vous pouvez fouiller le grenier de votre grand-mère ; à défaut, piquer le poupon de votre soeur/fille/nièce/voisine (attention je ne saurais être tenue responsable des éventuels dommages collatéraux hein).
Veiller à la choisir assez rigide et qui peut s’asseoir, en possession de tous ses orteils, dénuée de calvitie et exempte de coups de feutres ou de bouts de doigts machouillés. J’ai choisi la mienne avec des paupières mobiles, mes préférées.

. Une personne sachant manier le tournevis. C. avec son BEP option électrons a rapidement jeté la poupée l’éponge. C’est donc mon père qui a récolté la chose.

. Une vieille lampe de grand-mère d’une époque indéterminée bien typique en évaluant le potentiel de l’abat-jour. Je suis tombée par hasard sur celle-ci en faisant un tour au troc de l’île pour cinq euros. Si ses formes sont jolies mais que les couleurs sont passées, vous pouvez toujours le recouvrir de tissu et ajouter des galons à franges vous-même.

. Des petits cailloux à récolter durant une ballade. Éviter de faucher ceux de la collection d’un proche ou ceux de vos poissons*.

. Dix doigts agiles.

. Des nerfs d’acier.


. Bien démêler les cheveux de la poupée en espérant qu’elles ne sentent pas la douleur auquel cas la mienne doit me détester à vie.

. La nettoyer soigneusement en faisant gaffe de ne pas utiliser une paille de fer pour les sourcils et tous les autres détails qui peuvent être rayés. Ne pas oublier le câble électrique.

. Lui trouer le sommet du crâne et les fesses**.

. Refiler l’engin à votre papa parce-que vous n’arrivez pas à faire tenir l’abat-jour sur la tête de cette conne de poupée.

. Remplir la poupée de gravier dont le poids lui assurera une meilleur stabilité.

.Étape subsidiaire certifiéz astuce-de-mon-papa : si l’abat-jour reste en équilibre instable une fois installé sur la tête, ajouter un tuyau rigide dans le trou du haut en l’enfonçant de plusieurs centimètres avant de poser le culot dessus en appuyant fermement.


. Jeter son dévolu sur un poupon avec un zizi en 3D.

. Vous laissez influencer par les personnes de votre entourage qui oseraient parler de mauvais-goût, de futurs cauchemars …

. Omettre de poser une ampoule et se dire « oh ben ça marche pas ! »

– « On*** t’en fera une aussi, tu veux ? »

– « Euh .. Nan. Merci. »

– « Mais siii ! Avec un Goldorak hein ! » toujours super enthousiaste de mes idées qui rendent fou C. .

Et puis, si vous osez, je serai ravie de voir vos résultats !

* Oui, je donne des supers bons conseils des fois.
** Mais puisque je vous dis qu’elle ne sentira rien !
*** On parce que je suis une assistée vous l’aurez compris.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Ma cruelle vie de chineuse

Encore une parenthèse photo’ futile …

Peut-être que je mettrais des clichés à petite dose chaque jour histoire d’étaler ma folie de brocantage* ! Je dois en avoir assez pour vous en faire voir de toutes les couleurs pendant un bout de temps …

Une boîte métallique chinée à Linz en Autriche pendant notre voyage de noce, un peu abîmée, mais si mignonne :

Un ensemble d’assiettes dans un état parfait tellement kitsch qu’il m’a bien sur fait craquer chez Emmaüs :

Une autre boîte en métal :

Comment résister à cette tête à claque ?

Et puis, j’ai succombé aux poupées russes trouvées dans un bazar en République Tchèque :

Bon, comme je suis gentille et que je n’ai pas envie d’être à l’origine d’une crise d’hystérie collective, je garderai secret le prix dérisoire de ce butin !

Faut pas croire que ramener ces merveilles dans mon monde soit une mince affaire qui se limiterait en un coup de foudre suivi d’un échange de quelques pièces de monnaies, d’un décapage en règle et d’une problématique sérieuse telle que : « où-est-ce-que-je-vais-bien-pouvoir-le-mettre-dans-la-maison ».

Ca se passe bien comme ça mais il y a un avant …

Un cheminement complexe où je dois d’abord élaborer une tactique de persuasion face à mon cher et tendre époux toujours sceptique devant ma phrase implacable : « je le veux ! ».

C. , doté d’un esprit de contradiction, commence d’abrord par la première étape qui consiste à dire tout simplement « non ». Là, selon la situation de mon cycle menstruel, je fais une moue triste avec les yeux d’un chien qui n’aurait pas eu son canigou ou bien j’écarquille mes yeux en signe de détresse en n’omettant pas de froncer les sourcils histoire d’accentuer ma contrariété. Quoi ? Moi manipulatrice ? Non. Plus têtue que lui ça oui !

S’ensuit l’étape numéro deux où C. , prenant l’objet du délit en main, passe en revue tous ses défauts. De la micro-rayure invisible à l’oeil nu à la banale tâche que je pourrais évincer à coup de monsieur propre. Je réfute tous ses arguments un par un, en prenant soin de baragouiner entre les dents, de peur que le vendeur ne s’aperçoive de notre manège et que le prix grimpe en conséquence**.

Au final, C. cède. Un peu pour me faire plaisir, un peu pour être tranquille et un peu pour s’amuser au jeu des négociations.

Malgré tout, cette technique n’est pas infaillible. Je suis passée à côté d’innombrables bidules à cause de grâce à C. , mon contrôleur-chineur, qui dans un sens, évite que notre maison ne se transforme en brocante géante.

* Si si, ça se dit !

** En général, c’est plutôt l’effet inverse : qui dit monsieur pas d’accord, dit madame têtue, dit prix qui chute pour assurer la vente.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Nid douillet & bricolage

Je ne vais pas faire ma V. Damidot mais presque (d’ailleurs faudrait vraiment qu’elle arrête cette manie de siffler durant ses émissions parce-que ça énerve profondément Candy et Ginette hein).

Voilà donc un pêle-mêle de décoration certifié sans ongle cassé, ni porte-monnaies à sec.
Depuis un an et demi, C. et moi dormions au milieu de quatre murs tapissés d’un bleu suspect, tendance bleu layette. Après avoir d’abord refait les pièces primordiales (cuisine et atelier), il fallait s’occuper de la salle de sport chambre de toute urgence, surtout après avoir décelé, grâce à une insomnie durant laquelle je m’amusais à imaginer des visages dans la texture du papier peint, une crotte de nez année 98.

Mon papa, pro’ confirmé en bricolage, m’a donc appris à poser du papier peint pendant que la Reine Mère récurait la colle que j’appliquais davantage sur la table que sur le lé.

Deux murs vieux roses. Deux murs jaune pastel. Et, quand « t’en as marre de cette couleur, tu fous un coup de peinture dessus ! » dixit mon papa.

Photos à l’appui dès que le plafond de la pièce sera terminé.

Mon frank à moi en a aussi profiter (avec l’aide de Schnoudeul qui faisait office de singe-visseur-dévisseur) pour me réaccrocher, solidement, la hôte de la cuisine. Je dis réaccrocher vu que celle-ci m’étais tombée sur le coin de la tronche grâce au plan machiavélique des vis tordues au mur, complices de C., assassin-bricoleur en puissance.

Adepte des troques et brocantes en tous genres, j’ai déniché un petit secrétaire à Emmaüs au bord de la mort mobilière pour deux petits euros.

– « Non Jess, tu pourras rien en faire ! » déclarait C. légèrement affolé d’imaginer la chose en bois dans son intérieur.

– « Mais si, fais-moi confiance ! Allez porte-le avant que quelqu’un le prenne ! »

– « Ca risque pas … »

Après décrassage, ponçage, barbouillage de peinture de couleur quartz, raclage (pour obtenir l’effet usé) et vernissage, voilà ma nouvelle table de chevet :

Allez, tant que j’y suis, voilà quelques photos de mes dernières trouvailles !

Deux nouvelles têtes de poupées aux yeux mobiles qui rejoindront ma collection accrochée comme une frise au mur dans mon atelier :








Autre trésor chiné au marché aux puces de Nîmes, une valise rétro que je vais peindre, parfait rangement pour mes pelotes de laine, dont Ginette teste la solidité avec ses douze kilos de bourrelets :

Et puis, dans la série « j’ai testé pour vous »: des bouquins où trouver l’inspiration,

« Ateliers de filles », « chambres d’enfants à Paris » et « petits appartements à Paris » achetés directement chez paumes, une maison d’édition japonaise. Ca change du glamour à zieuter sur le trône !

La suite dans les prochains épisodes avec, dans les rôles principaux, deux fauteuils kitsh retapés et ma coiffeuse de dinde qualifiée et, pour l’intrigue, un pseudo tutorial pour apprendre l’art de transformer un poupon en lampe !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Etre une fille, c’est compliqué

Il y a quelques nuits, une envie folle m’a parcourue les doigts (sans vernis, tu parles d’une jeune mariée !)

La reine-mère ayant reçu un extrait du catalogue de Laredoute avec de tentantes réductions dans sa boîte aux lettres (elle adore continuer à recevoir du courrier à mon nom (de jeune fille) alors que j’ai quitté son toit depuis quatre ans), une petite voix dans ma tête m’a dis « cette fois tu commandes ».

J’avais gardé en mémoire de douloureuses expériences psychologiques chez les 3suisses à l’âge difficile de quatorze ans avec la réception d’un maillot de bain qui aurait pu être « super-trop-à-la-mode » s’il ne laissait pas transparaître mes poils pubiens de jeune demoiselle en détresse. L’achat sur catalogue fut alors assimilé à une bande d’arnaqueurs qui ommettent d’indiquer sur papier glacé la mention « détail mode : maillot de bain deux pièces à porter avec une toison intime dense qui fait poétiquement apparaître ceux-ci grâce à sa nouvelle technologie de fibres synthétiques ».

Retentons l’aventure presque dix ans après chez son concurrent.

Forcément. Laisser quinze euros de réduction, les frais de port offerts et un sublissime ensemble sèche-cheveux+5brosses jacques-dessange-toute-ma-compétence-professionnelle-pour-vos-cheveux (c), ça aurait été humainement fémininement* impossible.

Me voilà donc, un soir de pleine lune, lancée dans la grande aventure du shopping en ligne, étudiant le site les yeux scotchés sur mon écran à écumer les catégories femme, lingerie, enfant** en remplissant mon panier virtuel d’innombrables articles tout en gardant dans un coin de ma caboche un tri sélectif ultérieur.

Après deux heures*** de décorticages de gilets en laine sur analyses profondes de robe-qui-passerait-avec-mes-futures-nouvelles-bottes-vintage entrecoupés de papotage de filles sur msn, je me décide pour trois articles : une jupe en velour, un boléro sauge et ces craquantes ballerines (pas les trois paires, je vous rassure).

 

Après avoir rentré mon code de réduction top secret et munie de ma carte plus habituée aux appareils bancaires de H&M, je totalise ma commande. Oh Malheur ! Oh Horreur! Oh dissimulateur ! L’offre gratuite sur les frais de ports n’est pas prise en compte. Alors là, ça va pas se passer comme ça. Ca va bien de recevoir des tas d’offres intéressantes qui sont toujours bidons. Je m’insurge !

Alors que j’allais recommencer l’opération des-fois-que-je-me-sois-plantée-quelque-part et/ou écrire, toujours pleine de bonne volonté, à une conseillère, le site plante. J’actualise à gogo en vain. J’abdique.

Le lendemain matin, les oiseaux chantent, le soleil brille et Candy ronfle, je retourne sur le site quitté la veille avec perte et fracas dans l’espoir d’en terminer et de pouvoir bientôt faire ma craneuse. Quitte à faire un trait sur les promesses de ristournes. Je suis têtue. Et justement parce que c’est le parcours de la fashion victim pour commander, je convoite encore plus ces trois petits articles de rien du tout.

Finalement, j’abandonne l’ordinateur pour la paperasse où je peux, triomphalement, noter le total, le vrai, celui sans les frais de port. Et toc !

La prochaine fois que je réceptionne ce genre de cadeaux empoisonnés, ils finiront, sans même être déballés, aux ordures.

Et sinon, j’vous ai raconté le coup de Sephora ?

* mot tiré du dictionnaire la gazette de zess édition 2007.
** unique atout de mes 1m50.
*** peut-être trois en fait.

Rendez-vous sur Hellocoton !
bon plan :
Chez Kiabi (jusqu'au 30/11) :
-15% (dès 50€) avec FALL15 // - 20% (dès 80€) avec FALL20 affi_kiabi_120_90_1560.gif
me contacter :
Catégories :
Papotage :
  • lily: merci pour l’astuce de couper la grille en deux ;-) et top ton article merci
  • Bouinite: Super ce boucherouite ! Moi je suis juste fan de la housse de couette de ta fille… Elle vient...
  • Hello Birdie: Mille mercis pour le partage ;) On l’adore tellement ici qu’on songe à la garder toute...
  • Emy: Super bonne idée :) Moi sur mon blog j’avais fais un article de carte de voeux en 3D en forme de cadeaux...
  • Aix Parisienne: Magnifique cette robe!! je n’ai pas trouvé son origine y compris sur le look blogokid..Tu...
shops :
Merci :
`
△ Mes photos ne sont pas libres de droit. Merci de m'avertir si vous souhaitez en utiliser une. △


Nouvelles Promotions - 200x200

3 offres 250x250



http://www.habitat.fr