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Extraits du petit dictionnaire cochon de Zess, volume III

. Miroir : direct live show X.
. Casserole : artillerie lourde sado-masochiste.
. Implant mammaire : attrape-couillon et gouffre à flouze, accessoirement bouée de sauvetage. Exemple : « Sans ses airbags, Pam’ n’aurait pas pu sauver Jenny ».
. Caleçon/culotte : coffre aux trésors.

. Tournevis : instrument SM peu onéreux, disponible en centaines de modèles différents (têtes fendues, plates, cruciformes, etc).
. Tapis : lit de secours.
. Télévision : innocente victime d’une libido en baisse.
. Transpiration : huile essentielle de massage 100% naturelle aux extraits de déodorant arôme vanille pour la femelle et senteur viril pour le mâle.

Et, pour vous dépoussiérez la mémoire :

Volume II.
. Salope : femme corruptible aux faiblesses accrues.
. Non : oui.
. Banana Split : saveur gourmande appelée communément banana slip.
. Fesses : coussin.
. Orteils : gadgets inopérants.
. Divorce : avis notarié du blocus libidinal d’un couple (voir blocus libidinal).
. Main : pieuvre baladeuse.
. Bidet : bain marie.
. Blocus libidinal : arrêt d’activités mutuelles et fructueuses de zizi & zézette (ou zizi & popaul ou zézette & foufoune).
. Vestiaire : caserne à partouses.
. Disque de Lorie : tue- le sexe l’amour.
. Flatulence : gâche-sexe.
. Chupa Chups : accessoire sportif d’entraînement du goulot.
. Sachet plastique : capote d’appoint.

Volume I.

. Nichons : paire de protubérance.

. Dents de lait : quenottes qui n’ont pas encore croqué la banane.

. Kama-Sutra : concentré de vitamine C, A, E, F, W, B+, X² au même principe actif que tout antidépresseur.

. Gynécologue : vicelard(e) professionnel(le)

. Mariage : annonce publique et officielle de la fornication régulière d’un couple.

. Têtard : dinosaure du spermatozoïde.

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Les mecs, ce monde parallèle

C. et moi nous éloignons des caisses, chargés comme des ânes parce qu’on-a-encore-oublié-la-pièce. Je zieute le ticket de caisse et m’exclame, un peu comme si on avait gagné au loto :
- « Oh, regarde cinquante centimes de réduction sur les nanas invisiiibles ! »
- « Ah. C’est pour les poufs, ça. »
- « Bah nan. T’as jamais vu ce qu’il y a dans le placard à côté de ton déo ? »
- « Ah ? C’est pas pour les putes à pantalons moulants ? »
- « Tu crois quand même pas que c’est vraiment transparent, hein ? »
- « Nan, mais j’croyais que c’était les trucs extra fin machin truc comme à la télé … »
- « Oui oui, c’est ça. »
- « Eh ben ? »
- « Ben on a pas b’soin d’être une pouf pour ne pas avoir envie qu’on voit sa couche à dix kilomètres ! »
- « Bah t’es une pouf ! Mouhahaha ! »
Regard de la mort qui tue.
- « Oh regarde les jolis sacs Zess … »

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C’est l’heure

Ou « Je vais le dire à ma môman »,

De nos jours, tout se fait en une heure top chrono : les crèmes régénérantes liftantes rajeunissantes, le poulet au nutella, le dépannage des bagnoles en rade, la sieste du dimanche, l’épilation totale, le portrait de votre hamster, la baise, les forfaits téléphonico-mobiles et les développements photo entre autres.
Nous sommes tous concernés par cette fameuse heure du tout-faire et nous laissons tentés par cette rapidité favorable à nos vies overbookées. Tous.
Moi, par exemple, je suis en communication téléphonique, une heure par jour, avec la Reine Mère.

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Flash spécial

Vendredi dernier, à l’heure où les gens normaux dorment, mes petites culottes passaient à la télé sur Canal +.

Le chroniqueur Lâm parlait de Téléblog dans l’émission « la matinale » à 8h20.
Pour mater la vidéo de l’émission, c’est par .
Pour lire la chronique c’est par ici.
Pour m’envoyer une bouteille de champagne, c’est là-bas.

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Irregular choice

Ou <i>Un peu de superficialité dans ce monde de brute</i>,<br><br>
Parce que dans la vie <strike>d’une fille</strike> il n’y a pas que la guerre <strike>des sexes</strike>, le complot extra-terrestre et la maltraitance des micro-ondes, je laisse ma féminitude<font color= »#FF3399″>*</font> (<font color= »#FF3399″>*</font> pseudo féminité associée à une attitude surréaliste et honteuse) prendre le dessus sur 1/ ma fierté, 2/ mon porte-monnaie top moumoute et 3/ ma volonté de stoppper ma dépendance aux ballerines.
Pour contrebalancer ce passage de ma vie hautement spirituel, je précise tout de suite que je sais compter jusqu’à deux-milles sept-cents trente-deux (<strike>ou trente-trois, ça dépend des jours</strike>), que je m’intéresse aux dons caritatifs en faveur des ratons laveurs en détresse et que je lis aussi autre chose que <i>Glamour</i>. Je suis seulement une être humaine, un individu du genre féminin qui a ses faiblesses, une fille quoi.
<br><br>
Alors que je surfais, l’âme désespérée et le ganglion en feu, de <a href= »http://kwame.tk » target= »_blank »>sites nuls</a> en site nuls, je tombais alors en extase devant LES chaussures de mes rêves. J’en avais rêvé depuis mes sept ans et un créateur les avaient dessinées. Elles étaient là sous mes yeux écarquillés de pimbêche et ce n’était pas la fièvre qui me jouait des tours de magie.<br>
<img src= »images/shoes1.gif » border= »0″ width= »350″ height= »180″ alt= » »><br><br>
Après coup de l’émotion, je me rendais compte qu’il y en avait toute une collection ; le pygmalion talentueux mis à jamais sur un piédestal, dont je vous dès aujourd’hui une fidélité et une admiration sans faille, ayant bien évidemment multiplié ses petits bijoux de chaussures originales.<br>
Je flashais donc d’abord sur <a href= »http://www.yoox.com/item/IRREGULAR+CHOICE//tskay//rr/1/codice8/440232851E/areaid/36/topwear+Balenciaga-BALLERINES.html » target= »_blank »>celle-ci</a> et <a href= »http://www.stylevenue.com/product.asp?numPageStartPosition=33&P_ID=517&strPageHistory=&strKeywords=&strSearchCriteria=&PT_ID=0″ target= »_blank »>celle-ci</a>, que vous pourrez admirer sous toutes ses coutures en usant de votre petit doigt. <br>
Mais ! (car il y a un mais dans ce merveilleux conte que vous pourrez raconter le soir à vos mômes en commençant par « il était une fois, Zess, une pouf accomplie, se balladait dans les bois enchantés des contrées les plus reculées de Googleland lorsqu’elle tomba sur un champ de ballerines sublimes, le talons plantés dans la terre et … ») <br>
Mais, qui dit perles rares dit remballes-ton-sourire-parce-qu’il-y’a-pas-ta-pointure-de-naine. Alors que mon penchant oscillait vers <a href= »http://www.stylevenue.com/product.asp?numPageStartPosition=33&P_ID=517&strPageHistory=&strKeywords=&strSearchCriteria=&PT_ID=0″ target= »_blank »>cette paire</a>, je fus prise d’une crise de désespoir/rage/déception/nerfs lorsque je m’apperçus que la disponibilité des pointures était à peu près aussi conséquente que le nombre de gaine dans mon armoire.<br>
J’échangerais volontier un banal trente-huit contre mon petit trente-six (sous condition de panards exemptés de panaris, cors et autres champignons). <br>
Que de bouleversements intérieurs ! Que d’hésitations psychologiques ! Que de choix cruciaux ! <br>
Attendrais-je que mes petons de vingt et un piges grandissent encore ? Oserais-je avoir recours à des techniques du domaine de la supercherie tel que la mise en place de vache-qui-rit pour combler l’espace superflu ? Existe t-il un engrais pour plante sauvage spécial racine ? Dois-je intenter un procès à la Reine Mère qui, du bas de son mètre quarante-six m’a légué des pieds qui ne feraient pas tâche dans le rayon enfant du gémo du coin ? Vais-je me tourner vers le suicide ? <br> <br>
Finalement, je prendrais peut-être <a href= »http://www.yoox.com/item/IRREGULAR+CHOICE//tskay//rr/1/codice8/440232851E/areaid/36/topwear+Balenciaga-BALLERINES.html » target= »_blank »>celles-là</a> puisque le rose et moi est une histoire d’amour qui dure … A moins que je n’achète mes préférées <a href= »http://www.shoe-shop.com/invt/sch130059&bklist=icat,3,,f10212″ target= »_blank »>ici</a>, en employant la manière douce pour que C. abdique (£44,99 à la place de £24 jsute pour une pointure).
<br>En attendant, je suis de très près cette <a href= »http://cgi.ebay.com/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&category=86688&item=3968190323&rd=1″ target= »_blank »>affaire là</a>.

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Un faux post

Mars doit être la saison des cadeaux. C’est aussi le mois d’anniversaire du blog.Il a deux ans maintenant le p’tit vieux.

Déjà, un grand merci à mon futur patron dont je pourrais vous causer durant des heures dans des termes très élogieux, ce que je ne ferai pas pour vous épargnez le supplice de ne pas avoir le privilège de connaître un type aussi formidable que lui.Voilà, ça, c’est fait.


J’ai aussi eu le je-sais-plus-combientième bonheur de recevoir un colis d’une écriture en hiéroglyphe de pattes de mouches devenue familière.
Puisque Julien alias thelittlefrench ne fait rien comme tout le monde, il a préféré acheter le bouquin à la Fnac et le déposer lui-même dans ma réelle boîte aux lettres.


- « J’ai reçu des cadeaux ! »
- « Ta gueule. »

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Période pré-menstruelle de doutes profonds

Sortant de la parapharmacie (aussi appelé parashop pour les puritains), je scrute l’intérieur du sachet à l’affut de la petite boîte d’échantillon que la caissière-vendeuse-pseudo-pharmacienne-et-esthéticienne-râtée m’a gentiment offert.
Fouillant entre les boîtes de magnésium, calcium et vitamines super concentrées avec ginceng spécial fatigue générale et ras-le-bol-de-nesquick de l’hiver, je le chope alors brusquement comme une lionne surprend sa proie qui se défile. Je m’empresse de la sortir de son étoffe, la dépèce et lui ouvre les entrailles. Je lis et me fige. C. se retourne.
– « Quoi ?! Une crème pour les peaux à tendances acnéiques ? » m’exclamais-je, la coupable dans les mains.
– « Ah ouais ?! »

– « Eau thermale, soin régulateur et lissant des peaux à tendances acnéiques ! La femme devant nous a eu un démaquillant ! »
– « C’est parce qu’elle en a eu pour plus de soixante euros … »
– « C’est pas une excuse. Elle insinue quoi ?! Putain, viens on va la fracasser … » et, tournant les talons vers la caisse, je … laissais lucidement tomber.

Heureusement, Akaturbelle a toujours le bon mot pour apaiser mon humiliation :
- « Te plains pas, t’as pas eu droit à un échantillon de Roger Caivalles toilette intime comme si t’avais une gueule à avoir des mycoses à la chatte ! »

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Mes amis les coiffeurs

J’errais au milieu du centre ville en quête DU salon qui ne me ferait pas fuir avec de vieilles coiffeuses bigoudisées-permanentées sous des spots tamisées cachant les râtés à côtés de bacs d’avant-guerre. Attirée par une déco’ ultra moderne *, je me décide à entrer dans un salon de coiffure nommé « mod’s hair« . Mon penchant pour les tulipes dans des vases longilignes

transparents aura causé ma perte (pécuniaire du moins) : je me retrouve avec une facture

dont le montant salé tire vers trois mois d’EDF.

Mais il ne s’agit pas n’importe quel salon. Il est spacieux, chic, lumineux. Spacieux parce qu’il est vide. Chic parce qu’il est uniformément blanc. Lumineux parce qu’il est vide et uniformément blanc.
Ce cercle vicieux m’a trompé. Deux ans d’inexpérience capillaire m’ont valu une grave erreur quant aux choix de l’endroit de la tonte.
L’organisation est minucieuse et rigoureuse à la façon d’une usine. Chaque pouf a sa tâche personnalisée où elle excèle,

l’une taille, l’autre crâme, une autre shampouine, une autre se bat avec les noeuds …

La coiffeuse au poste de la taille m’expose « le bon compromis » entre les deux coupes qui me tentent à savoir couper tout,

tout court ou couper rien, tout long. Après maintes négociations, revues de presse fashion à l’appui, j’opte pour une frange

hyper courte effilée avec un méga degradé sur les longueurs « pour pas que ça fasse trop petite fille sage ». J’ai du être ferme

car la coiffeuse aurait pu convaincre une mémé de se laisser faire des mèches roses fluo.

Puis, elle commence son oeuvre d’art concentrée comme un peintre, spécialisation abstrait. Sous ma combinaison anti-cheveux-qui-piquent, je joins les mains et prie.

Elle me massacre le cuir cheveulu à coups de peigne super fin que mes pauvres cheveux n’ont jamais connus.

Pendant qu’on me coupe la touffe en long, en large et en travers, je réfléchis au management de

l’entreprise fructueuse. En effet, tout se paye et plus particulièrement dans un salon à la déco’ ultra moderne *. On banque pour les fauteuils en cuir inconfortables, les baies vitrées

quatre épaisseurs, les photos de starlettes accrochées ci et là, la dernière bagnole payée en quatre fois de la patronne, l’espace perdu du

salon en rapport intime avec les impôts, le laveur de vitre pas class du tout, les brosses 100% piques d’hérissons, …
Mais surtout, on indemnise la propreté : dès mon arrivée, on m’affuble d’une combinaison de

spationaute jetable que la coiffeuse standardiste déballe d’un sachet neuf devant moi, histoire de prouver sa stérilité. A

cela, s’ajoutent les serviettes jetables/déchirables. Ca rigole pas question hygiène chez « mod’s hair » !

Mon inquiétude augmente au fur et à mesure que les cheveux tombent. Que m’a t-il pris ? Pourquoi leur ai-je confié ma tête et mon porte-monnaie ?

Ensuite, elle délègue le boulot

chiant a la sècheuse, Sophie qu’elle s’appelait. Celle-là me fait un brushing à la Meldrose place en tirant sur les

longueurs avec sa brosse ronde menaçante greffée sur son avant-bras gauche comme si elle essayait de lisser du chewing-gum. Elle fait une gueule de six pieds. Moi de sept.
Je n’ai même pas droit aux célèbres jacasseries propres aux coiffeurs. Je ne suis pas confiante : des coiffeurs qui ne racontent pas leur vie ne sont pas vraiment des coiffeurs.
J’essaie d’esquiver un petit sourire forçé qu’elle ignore. Elle continue à rouler, étirer, rouler, étiiiirer en me balançant la tête d’avant en arrière. Je me sens à bord d’une auto-tamponneuse …

Elle éteint enfin son séchoir infernal et reste figée derrière moi cinq putains de minutes en regardant son chef-d’oeuvre et en passant ses doigts, creuveurs

d’oeils, dans la densité de la chevelure hypertrophiée. Elle tripote et admire, admire et tripote sans une once de gentillesse dans le regard. Elle aurait pu m’être reconnaissante. Je n’ai pas bougé d’un poil et l’ai laissé s’amuser avec ses gadgets sans broncher. Je pousse alors le plus long soupir de désagrément de

toute la planète. A ce moment, elle se décide enfin à se barrer.
Dans l’attente de la coupe-tiffs « pour effiler le tout » qui met trois plombes à ramener sa

fraise, je fracasse son superbe travail choucroutal en ébouriffant l’espèce de perruque qu’elle venait de me créer.
Bon à savoir : une grosse brosse ronde peut se substituer à une bombe lacrymo’ dans un sac à main à défaut d’un sèche-cheveux beaucoup trop volumineux (le séchoir mini compact deux vitesses / quatre températures pliable en trois avec embout diffuseur ne fera pas non plus l’affaire du fait de son conditionnement trop long en cas de besoin).

Vient enfin le grand moment du Final (avec un grand F comme Fais-vite-ça-me-soule) où l’artiste recoupe dans la crinière

complètement au pif sur des cheveux dont mes nerfs se sont fait un plaisir d’enrober d’électricité statique.
La coiffeuse préfère dire que « pendant les jours de vent c’est terrible de couper » … Cependant, je ne dois pas m’inquièter car elle va « mettre un produit qui enlèvera l’électricité« , bien sur elle ne précise

pas que la petite chiquette de semi noisette coûte quelque chose dans les huit euros.

- »Et voilà ! »
- « Ca y est ? »
- « Oui ! »
- « Han. C’est beauuu. »

On se dirige au guichet. Elle note sur un papier divers numéros, les additionne avec une calculette et me le pose sous les yeux. Mes cheveux se redressent cinq secondes à nouveau en l’air et je lui tend deux billets de vingt euros et un billet de dix. Elle me rend dix centimes que je place consciencieusement dans mon porte-monnaie vide.
Heureusement, elle m’aide à enfiler mon manteau, je vacillais légèrement.

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Titre volé

En ce dimanche matin radieusement ensoleillé, les oiseaux sifflent la marseillaise, Ginette n’a pas tartiné son caca jusqu’au plafond cette nuit, la chaudière n’a pas explosé, C. s’est levé du bon pied ; tout va bien dans le meilleur des mondes.
Neuf heures, sac à main en bandoulière et monnaies dans les poches, nous nous dirigeons vers la bagnole, garée à quelques mètres de la maison, dans l’optique de faire un tour au marché aux puces.
- « Fais-moi penser à acheter de la peinture au vendeur voleur de Castorama et … »
- « Léléles pooortes d’la voitur’ sont ‘vertes ! »
- « Hein ? »
- « LES PORTES SONT OUVERTES BORDEL ! »
- « Me dis pas que t’as oublié de fermer les portes espèce de … »

Soudain, un trou béant habituellement comblé par le poste me saute aux yeux aussi violemment qu’un chat enragé.

Je pousse alors un cri de détresse plus profond que le gouffre d’une pute s’apparentant à un : « Ah ! Ahhh ! AHHH ! Mais non ! Non ! NOOON !» suivi d’une kyrielle de noms de dinausaures en battant des bras et en serrant les poings comme une Nelly Olson vraiment pas contente.

C. qui venait de jongler du blanc à l’orange s’installe dans la voiture légèrement plus bordélique que d’habitude. Nous observons notre chez nous mobile violé, souillé, saccagé, déchiré au plus profond de son âme routière, des injecteurs aux tuyaux d’échappement.
Ouvrant la boîte à gants qui nous servait essentiellement de tiroir à CDS, nous nous apercevons que le(s) connard(s) ne s’est pas privé de notre belle collection d’originaux et de CDRW gravés.
Je pousse alors un second hurlement désespéré en totale harmonie vocale avec C. qui passe alors au vert en se transformant en Hulk.

Bizarrement, mes lunettes, les détritus de bonbons, les tendeurs, les quelques centimes (les marrons foncés, pas les jaunes), l’élastique, et les cartes routières ne l’a pas charmé. L’autoradio CDs Mp3 pratiquement neuf lui suffisait ; s’encombrer de petits trucs insignifiants pendant les soldes n’étant qu’une perte de temps et de fric, je le comprends tout à fait.
En plus d’être pourri, ce honteux primate, qui mérite d’avoir les deux menottes coupées au cutter, est aussi con puisqu’il n’a même pas pris la peine de piquer en prime le boîtier du poste, ce qui à la revente est un détail complaisant non négligeable. Autant faire les choses correctement. Sa hâte excuse son erreur ; moi aussi, je ne suis pas très objective quand je fais du shopping à la va-vite. Peut-être même qu’il a pu vivre sa précipitation comme stressante, peut-être qu’il le vit mal, qu’il a eu des ampoules aux panards en courrant, qu’il est socialement rejeté ou mou du gland. Tant de questions criminelles qui resteront sans réponses.

La portière côté conducteur a été apparemment attaquée par un instrument de type pied de cerf qui a laissé des traces de renfoncement qui passent cependant bien avec d’anciennes marques sur la carrosserie au niveau de l’aile droite, une chance que cette dégradation affirme le style authentique usé de la caisse (comme sur les jean’s fashion usés jusqu’à la corde mais hypra chers mais méga tendance attention).

Après observations des préjudices collatéraux (choc matinal, traumatisme psychologique, hantise d’oublier un briquet sous un siège), nous nous rendons chez les flics dans leurs luxurieux nouveaux bureaux colorés d’un moche bleu roi qu’ils aiment tant.
- « Tu fermes pas ? »
- « Fait chier, rien à foutre, merde, … » répond C. légèrement énervé.
- « Laisse le coffre ouvert tant que t’y es ! »
- « Fait chier, rien à foutre, merde, … »

Le sous poulet, option adjoint dactylo, note l’heure (9h28) et le motif (vol et dégradation sur véhicule) de notre arrivée dans un beau cahier couvert de colonnes. Il nous dit de patienter. Nous patientions.
Installés sur une longue rangée de sièges en ferraille inconfortable et casse cul, nous critiquons à peu près tout ce qui nous passe sous le nez, des individus customisés costumisés à l’architecture façon « perte d’espace » en passant par le glandage professionnel intensif observé.
Au bout d’une demi-heure de spectacle ô combien passionnant (nous voyons notamment passer une Julie Lescaut version rangers et un pète-plus-haut-que-son-cul à talonnettes relatives à son homosexualité), nous retournons au bureau d’accueil nous plaindre et menaçons même de partir chez l’ennemi à ssvoir les gendarmes.
Résignés, nous dépensons alors notre ferraille réservée aux puces aux distributeurs, dont les prix étaient horriblement élevés, pour grignotter un petit-déjeuner passe-temps.
Une heure et demie après, nous ressortons, notre PV en main.
Après négociations de non violence avec C. (« faut pas faire la violence, faut faire la brutalité » © Schnoudeul), nous décampons au marché aux puces en quête de notre autoradio dans l’espoir de le retrouver, sain et sauf, aux côtés de nos CDS sur un étalage.

Tels des espions dont la mission est de la plus haute importance orgueilleuse et financière, C. et moi opérons stratégiquement en longeant chaque rangée ; lui scrutant à droite, moi à gauche. Habituellement entraînés à chercher le vieux grand miroir « comme dans les châteaux » piqué mais pas trop, fissuré mais pas trop non plus, nous décelons alors que la vente illicite de gadgets de bagnoles volés la veille est conséquente sur un point de vue quantitatif.
Conseillé par Monsieur l’Officier de Police judiciaire d’appeler le 112 dès apparition/révélation/jubilation du matériel, nous sommes donc prêts à bondir sur une cabine téléphonique/un gars avec un portable/un flic en civil à tout moment.
Les fausses joies se succédaient : mais non celui-là n’était pas assez gris, l’autre pas assez petit … Avec du recul, je me demande si on aurait pas du en choisir un au pif.
D’ailleurs peut-être pourrions-nous même passer une commande de pneus ? Ah ! Non, nous ne participerons pas à l’engraissement du traffic de ces méchants bandits immorales même si des pneus Michelin à tiers de prix tenteraient Mère Thérésa.
Nous guettons. Nous bouillons. Nous perdons.
Nous repartons bredouille comme des andouilles sans même prendre le temps de refaire le tour des stands, cette fois, pour notre plaisir personnel par manque de monnaies et dégoût et aussi parce qu’avec la goutte au nez à la place d’un bon manteau chaud., l’envie de retourner à la maison nous morfondre sur notre sort étant plus fort.

- « Tu sais ce qu’ils font le samedi soir certains gens ? »
- « Ils vont en boîte de nuit ? »
- « Ca, c’est les gentils cons. »
- « Ils baisent ? »
- « Ca, c’est les gens normaux mais les méchants, eux, font le ravitaillement de leur stock commercial. »

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Les urgences

Alors que les vampires sortaient s’abreuver, C. est pris d’une musclée rage de dent similairement violente au raz-de-marée asiatique *.
Les effets râlants ** et la boîte de codéine agissant autant qu’un coup de pied aux cul couilles, nous décidons d’ouvrir une parenthèse à notre nuit en déclinant dans la joie et la bonne humeur l’invitation insistante de Madame Morphée.

Attifée d’un soutif agrafé à l’envers, de chaussettes dépareillées et d’un pull chopé au vol assorti à ma taie d’oreiller, je sautais dans la bagnole, les cheveux à peu près aussi bien coiffés que ceux de Jane Birkin. Direction le CHU nîmois Carémeau réputé pour ses nouveaux bâtiments surdimensionnés et ses allées travesties en rue par des panneaux de circulation lui filant des allures de petite ville morbide où il fait bon mourir.
J’appris par la même occasion qu’un C. souffrant est un C. qui grille les feux rouges et bouffe les lignes blanches à la pelle.
Bien qu’à mon avis, les dents n’ont pas d’incidence biophysique sur la maîtrise des yeux, il semblerait que C. ait contracté parallèlement une baisse d’acuité visuelle. Je ne suis pas sûre qu’au moment où je lui exposais ma théorie, il l’avait bien prise (à savoir dans le sens de la circulation).
Heureusement, la ville dormait paisiblement et les flics étaient au poulailler entrain de piner leur dinde.

Passé le barrage et l’interrogatoire du gardien assurément formé au FBI et ancien membre de la mafia, nous avons la permission d’entrer aux urgences. A notre mauvaise surprise, nous découvrons qu’elles sont remplies comme un après-midi de mercredi où les gosses tombent des arbres et les papas se coincent le zgueg dans leur fermeture éclair à l’intérieur des chiottes du club de peinture sur hamster.
Pendant que nous faisions la queue leu leu, les cris de détresse d’un môme nous parviennent aux oreilles. A en juger par le décibel de ses hurlements répétitifs, il devait être charcuté à la scie sauteuse.
L’atmosphère se glace. L’agent de sécurité dit une banalité. Le peuple feint d’avoir les oreilles bouchées par dix kilos de cire humaine.
Je fais les gros yeux à C. qui me les rend d’un air de dire « après, c’est moi qui y passe ».

Puis, notre tour arrive et nous nous avançons enfin au guichet. Il est décoré par des guirlandes scotchées au sparadrap ; j’imagine alors des guirlandes de bigoudis orner les salons de coiffure à cet instant précis.

Derrière le comptoir, je discerne trois blouses blanches à même le sol qui encerclent ledit gosse qui s’égosillait de terreur, l’un des bras tenant une énorme seringue à la main, le tout dans un coin de la salle d’attente de pédiatrie.
Tout ce professionnalisme me file alors des frissons.
Une fois la carte vitale demandée, l’infirmier inscripteur nous demande d’un ton implorant et presque la larme à l’oeil : « maintenant, vous allez devoir vous séparer. Mademoiselle, patientez en salle d’attente ».
Le vieux croulant coulant de tous les orifices et la multitude de dingues présumés remplissant la salle de roulages de pouces ne me donnant par particulièrement envie de m’asseoir à leurs côtés, je file dans la voiture froide, noire mais tout de même plus chaleureuse que cet hôpital.
Des salles d’attente tout de baies vitrées charpentées, j’aperçois un homme figé qui m’observe aussi connement que je le fixe. Je finis par me dire qu’il a un torticolis aggravé et non un grain au cerveau.

Très vite, ce petit jeu d’imaginer le problème de santé de ces gens m’ennuie et je pars à la recherche d’un stylo dans mon foutoir ***

N’y dénichant rien d’écrivable, je retoune la charrette, une portière ouverte pour m’éclairer. C’est sans complexe que j’avoue ne pas connaître le bouton pour allumer les lumières et n’étant pas téméraire en automobile, je préférais m’abstenir de tout tripotage imprudent.
Je retrouve de vieux magazines d’entrevue, des cartes, des sachets de bonbons, du fric, un tournevis, une fiole de patchouli et un poing américain. Finalement, mes doigts tombent à tâtons sur un bic et je me sers d’une feuille intitulée « rapport géométrie véhicule » pour gratter ; le susnommé document n’étant pas soigneusement rangé dans un classeur à la maison, j’imaginais qu’il ne devait pas être important.

Des pompiers, plusieurs fois, font des cargaisons de supers grands malades tuyautés qui grillent, à coup sûr, la place de C. .
Sachant que l’autre jour, Schnoudeul avait poireauté cinq heures entre la mémé à moitié raide et le môme vomissant pour repartir avec une minable ordonnance de doliprane qu’elle avait déjà dans sa pharmacie personnelle, j’espérais utopiquement que C. sortirait avec des cachetons de morphine en poche.

Ont-ils séquestré C. en observation dentaire le restant de la nuit ?
A t-il été sauvagement violé par des apprenties infirmières alors qu’elles lui administraient un puissant suppositoire ?
A-t-il eu le privilège de rencontrer un double du Docteur Green ?
A t-il été entubé faute d’être& intubé ?

En définitive, il est ressorti avec ça :

* Si vous voulez faire un don, sortez les cartes de crédit.

** Efferalgan.
*** Sac à main féminin.

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  • Meenah: Quel bel anniversaire !!
  • Heidi: Je connais de nom mais je n’y suis jamais allée. Je suis plus H&M.
  • céline L: Je n’achète qu’ à TAO depuis l’ouverture de la boutique à Juvignac: grand magasin, grand...
  • maquillage yeux marrons: J’adore tout !
  • Sophie Bourdoiseau via Facebook: J’<3 tes sélections. En feras-tu bientôt une pour Kiabi ? Bonne nuit.
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