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Je suis madame depuis 46 jours

Les cauchemards où C. me découvrait en robe de mariée avec des doc marteens noires n’étaient finalement pas prémonitoires.

Athés, nous sommes passé à côté du discours chiant d’un curé, celui de la mairesse à l’accent rigolo et aux expressions originales nous a réjouis.

Je ne me suis pas cassée la figure dans les froufrous de ma robe de mariée que ma maman s’est démenée à transformer en robe de princesse, telle que je l’imaginais déjà à mes sept ans et demi.

C. ne s’est pas enfuie de la mairie en courant.

Mon papa, le réputé coeur de glace de la famille, a versé sa larmichette et c’était vraiment trognon.

Nous n’avons pas fait la queue-leu-leu, danser sur la macaréna ou raquetter les invités avec le fameux jeu de la jarretière.
Personne n’a été intoxiqué avec une pièce montée en chous moche ou bourré au champagne.

Candy et Ginette ont été parfaites en demoiselles d’honneur même si leurs bêtises quotidiennes ne les ont pas quittées.

Schnoudeul, témouine en chef, portait la cravate avec grande classe et Olivia a pris des photos où même le pire cageot de l’univers se serait trouvé splendide !

Bref, tout était magique !


g a l e r i e

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Taguée

Ou Un petit signe de vie,

Donc le fameux « sept-choses-trop-intéressantes-sur-ma-petite-
personne-d’un-mètre-cinquante-deux-totalement-exclusives-et-
surtout-hyper-honteuses » :
1. Dans ma salle de bain, on trouve une bouteille bleu intitulée pompeusement roc anti-cellulite.
2. Je suis une obsédée du sesque.
3. Ma robe de princesse mariée, que je porterai dans pile trois semaines, est de couleur rose poudré et blanche (pour refléter ma sage personnalité cf. 2.).
4. C. veut lancer le programme « un C. junior » (cf. 2. toujours).
5. Je n’ai pas loupé une seule émission de la nouvelle star (accompagnée de nourriture quickienne, la bouche remplie de frites/giant/critiques) et je suis une groupie de j’adore Julien (qui est nîmois heinhein).
6. Ma belle-mère est sympa.
7. Je ne lâche jamais de larmichette pendant le visionnage d’un film mais j’ai failli chialer devant le remake de king kong* (traumatisée durant l’enfance tout ça, tout ça).

Et, promis, j’écrirai au moins un petit quelque chose avant d’être devenue une vraie madame.

* Même que C., au moment de la jolie scène sur la glace, me dit « voilà c’est fini ! Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants … » et même que j’aurais du l’écouter et m’imaginer le « the end » sur l’écran. (et même qu’il est carrément trognon mon C.(houbidou) ).

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Comment faire participer le chéri à la contraception

– « Tu m’amènes un verre de coca ? » braillais-je, comme vingt et un soirs par mois, de la salle de bain nouvellement repeinte d’un bleu-turquoise-pâtiné-controversé où je commencais à virer mes fringues me préparer, psychologiquement, à l’absorption d’une pillule magique pourtant plus ridicule qu’un grain de riz (un pouvoir maximal dans une taille minimale quoi !).
Plus de six ans de vie commune avec ces boulettes et je ne parviens toujours pas à me dire que non, elles ne vont pas essayer de me tuer en restant coincer dans mon petit gosier fragile pendant le trajet bouche/estomac terminus. Je continue à rêver d’une pillule masculine dans les années à venir en tâtant bien à l’avance le terrain face à un C. aussi enthousiaste qu’un employé de pompes funèbres.
– « Tu peux le prendre toi-même ? Je suis occupé là … » me répond C. complètement scotché devant son jeu en croyant pouvoir transgresser nos** ma règle aussi facilement …
– « Nan » répliquais-je en me battant avec mon soutien-gorge.
– « … »
Malheureusement, la technique du silence radio ne fonctionne pas avec moi. Je suis têtue. Je rempile.

– « Yvan, le deal c’est : moi je l’avale, toi tu me fourgues le coca hein. »

Faut pas déconner. Il ne faut jamais céder. Même si le verre de coca est à moitié plein, il faut se dire qu’il est à moitié vide. C’est pas un jeu à la con qui allait foutre en l’air plus de quatre années d’égalité homme-femme femme-homme si autoritairement imposée !

Bien évidemment, la participation de C. dans ce combat à deux dans la contraception ne s’arrête pas là !
A peu près tous les trois mois, j’attend le dernier moment pour racheter une nouvelle boite de ces fabuleux bonbons. N’allez pas croire que je le fais exprès mais l’envie et l’oubli doivent être intimement liés dans mon cerveau !
Après un effroyable cri annonciateur de catastrophes que C. connait bien, je lui avoue ma bêtise en battant des cils: « Ma pillule ! On* a oublié de l’acheter ! »
Il répond toujours un « encore ! » plus attendrissant qu’accusateur. Là, je le trouve toujours craquant-mignon-chrogneugneu.
Dernièrement, la date de reprise tombait un jour férié (bientôt un texte intitulé « je suis pas douée et j’ai toujours l’air con » promis).
Et, une fois de plus, C. par notre* oubli, se vit contraint sous la pression sanguine de la petite voix sage de son zizi d’aller à la gendarmerie puis à la pharmacie de garde en presque pleine nuit.

Nos protocoles duo-contraceptifs peuvent parfois être faussés comme ces derniers jours où nous planchons sur une affaire compliquée. Nous avons tenté en vain de remettre les évènements dans l’ordre. J’ai donc refilé l’enquête à C. qui n’a toujours pas pu déterminer pourquoi la prise des pillules s’est faite un peu dans le désordre sur la plaquette de décembre et pourquoi il y a notament des pillules restantes en éliminant la théorie où j’aurais supposément confondu mes petits chocolats du calendrier de l’avent avec mes pillules contraceptives.
Moi, je penche plus vers la thèse de l’absence de soutien de C. suite à une engueulade. Pas de coupe de coca servi avec le sourire, pas de pillule d’avalée ! Elémentaire …

Je suis une assistée et j’aime ça.

* Notez bien l’utilisation du « on » et « notre » et non pas du dégradant « je » ou « ma ».
** Hurm.

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Parce qu’il ne fait même pas exprès

- « R’garde, elle ressemble à la meuf de ‘dead like me’ qu’est partie au début de la saison, t’sais celle avec les cheveux frisés » disais-je à C. devant la télé.
– « Nan … »
Je le scrute en penchant la tête l’air de dire que j’ai raison, j’ai toujours raison.
-« Juste le fond de teint alors. »

C’est là que j’ai envie de lui dire que je l’aime.

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Finesse & légèreté comme disait l’aut’

En pouf accomplie, samedi dernier, ou l’autre d’avant, je réussis à convaincre C. après moultes négociations, d’aller faire un tour dans le centre commercial du coin où se trouve, accessoirement, un H&M dont je connais les rayons par cœur et qu’il déteste.

En route, je commençais à sentir une odeur. Etrange. Douteuse. Empoisonnante. Un truc qui ne pouvait, raisonnablement, pas provenir d’un corps humain normalement constitué. Je vous le dis.

Je suspectais cette effluve dérivant de C. et plus particulièrement de ses pompes. Prisonnier de la voiture, nous dûmes bientôt ouvrir grandement les fenêtres tant cela devenait insupportable.

– « Pouah ! Mais ça vient de toi Yvan ! »

– « Mais nooon, c’est l’odeur du frigo quand tu l’a ouvert avant de partir qui te rest’ dans le nez … »

– « Depuis quand le frigo i’ pue la mort ? »

Cinq minutes plus tard, j’en étais aussi certaine que un et un font deux.

– « Attends, tu pourrais pas sentir de là où t’es ! C’est pas moi j’te dis ! »

– « Mais tu sens pas cette odeur de camembert pourri ou quoi ?! »

Arrivé sur place, l’arôme continuait de nous poursuivre, plus précisément de me poursuivre puisqu’apparement C. était bouché.

Je commencais à avoir peur. Qu’était-ce ? C.avait-il changé de déo’ sans m’en avertir ? Mon pif était-il atteint d’une maladie-qui-invente-des-odeurs-inexistantes ? Que se passait-il ? Mon Dieu, venez-moi en aide …

Accablée de questions existentielles intérieures, je fus soudain soulagée de tout examen appronfondi quand C. me dit simplement : « t’as raison, ça pue. »

Là vous vous dites tous « mais vas-y putain regarde sous tes pompes bordel » je sais.

Pile devant la vitrine du H&M (« han je veux CES collants ! »), C. tenta de se dérober comme à son habitude pour éviter le supplice de l’arpentage lent et méthodologique des rayons du magasin.

– « J’vais à Planet Saturn moi ! »

– « Nan ! J’veux que tu restes avec moi hein ! »

– « Oh nooon ! »

– « Mais si, je f’rais vite, promis ! »

– « Bon, j’vais pisser alors … »

Deux rayons épuisés et trois minutes plus tard, C. réapparut et sa si personnelle odeur aussi.

– « Nan mais là ça ressent putain ! »

Puis, bêtement intelligemment, il jeta un oeil sous ses tatanes version quarante trois et s’aperçut, à notre graaande surprise, qu’une crotte non-identifiée à demie fossilisée lui collait aux semelles.

Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Nul besoin de me chercher des causes personnelles alors que le coupable n’était autre que son pied gauche (au moins on pourra jouer au loto).

Je continuais à pousser les cintres jusqu’à trouver mes 34, loin de C. que j’avais fermement obligé à garder une distance de sécurité de trois mètres entre lui et ses converses-qui-n’étaient-même-plus-dignes-de-porter-ce-nom. Ses émanations pouvaient détruire à tout jamais mes facultés olfactives, mes narines étant habituées à mon parfum au patchouli.

– « J’vais aller acheter d’autres godasses en face, même des sandalettes en caoutchou j’m’en fous ! »

– « Ben j’vais essayer d’abord ! »

– « On se retrouve plus tard … »

– « Ah non, tu viens avec, après si t’aimes pas tu râles … »

– « Mais c’est une question de vie ou de mort là Jess ! »

Après une heureuse queue de courte durée, munis de nos cartes numérotées, je filais dans la cabine du fond, celle avec le rideau.

Enfilage de pull à rayures après essayage de tee-shirt à rayures (oui j’aime les rayures en ce moment), je me dis que je ferai bien de me dépêcher avant qu’une alerte au virus ne soit déclenchée ou que l’on m’interdise l’entrée de la boutique à vie.

J’étais complètement pétée de rire à chaque ouverture du rideau en voyant la tronche décomposée de C. qui était apparemment devenu l’ennemi public numéro un du H&M de Nîmes. Les madames qui patientaient devant les cabines, ayant manifestement reconnu la source de la perfide odeur en la personne de C., avaient trouvé de l’utilité dans les cartons fournis à l’entrée en s’en servant comme éventail d’appoint devant leur mine déconfite. Je gloussais à m’en dilater la rate.

Faisant durer le plaisir, je remballais ma marchandise corrrectement sur les cintres avant de sortir.

En repartant, je me souviens avoir aperçu une dame lancer un regard destructeur sur C. qui, selon ma télépathie légendaire, devait se dire « putain mais i’ s’est chié dessus ce pauvre mec ! »

Je stoppais, net, de rigoler lorsque je vis C. racler sa godasse sur le bas d’un portant de manteau.

– « Qu’est ce’ tu fous ? Putain arrête, viens on va t’en acheter d’autres ! »

Là, c’était C. qui était mort de rire, comme un gosse qui aurait balancé de la bouse de cheval dans des boîtes à lettres en imaginant la gueule des gens à l’ouverture du courrier (quoi vous l’avez jamais fais p’tet?)

Après être passés en caisse, nous filions à toute allure vers un magasin d’ordinaire trop cher où nous dénichions des converses bordeaux soldées. Un grand ouf de soulagement puisque C. était prêt à s’acheter des tongs à deux euros, même méga moches pour terminer notre samedi shoppinesques. Vraiment, je n’aurais pas pu finir l’après-midi comme ça, je me serai très certainement pissée dessus et un autre problème serait survenu. Le cycle de la vie, tout ça …

Une fois sur le parking, C. s’empressa de troquer ses vieilles converse jadis beige pour les nouvelles, fraîchement sorties de leur emballage.

Enfin bien dans ses baskets, nous filions à l’anglaise vers une boutique d’instruments de musique, ma bête noire en laissant derrière nous, cachées sous la voiture, ses converses, sans verser la moindre larmichette d’adieu.

Bon et puis je vous raconte pas l’attente interminable dans ladite boutique où C. testait des ampli à lampes dans la salle insonorisée de chais-pu-quoi enfermé avec un vendeur pendant que moi, je me roulais les pouces j’étudiais la résistance de mon vernis à ongle rose, assise sur un tabouret de batterie, avec une gueule de trois mètres de longs et qu’un autre vendeur à la Cauet tentait infatigablement de me faire rire en imitant Jacques Martin avec son putain de micro et sa sono.

Ah ça oui, C. s’est bien vengé. Plus jamais je ne le laisserai poireauter avec du caca aux pieds.

Mais, pour me rerevenger, le soir même je lui faisais acheter ça « pour mon anniversaire à l’avance ».

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Paris

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Marquage de territoire

C. reviens du parc avec Ginette, un grand sourire en plein sur la tronche comme si notre « Djijoïskie » (oui c’est son prénom russe) avait coulé un bronze en or.
– « Tu te souviens de Bouba ? »
– « Le rott’ ? »
– « Oui. »
– « Et ? »
– « Il a pissé sur la tête de Ginette ! »
– « QUOI ?! »
– « Il hihi lui a … »
– « Oui, j’ai compris ! »
– « Hihihi »
– « Oh ma pauvre chérie*, ma princesse*, vient vite on va te laver … Rho lala … Il est con ce chien dis-moi ?! J’vais te faire une beauté … »

ginette blasée

* Ca va hein, commencez pas à vous moquez !

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« Fais-moi penser à acheter une pince à épiler, j’ai perdu la mienne, bientôt, je ressemble à un yéti »

Ou Les courses,

Nous parcourions le Géant Casino de long en large à la recherche de m&m’s lorsque C. m’attrapa soudainement le cul en essayant de me foutre
d’y introduire son index.
– « Ca va pas ! Qu’est-ce ‘ tu fais ?! » fulminais-je, si bien que les supermarchiens alentours entendirent et que C., s’en aperçevant, se déroba dans un rayon voisin.
Le talonnant, je le tappais alors avec mon paquet de nanas super absorbantes pioché cinq rayons plus loin et tentais de lui faire subir la même chose …
Mais son postérieur se déroba habillement avec un petit déhanché aidé d’une arme intimidante : un paque de six bouteilles d’eau minérale.
Je m’énerve. Je veux me venger.
– « Tu m’as confondu avec un paque de bière ? »
Il se dilatait la rate.
« T’attrapes des spasmes ?! » cherchais-je à comprendre …
« Arrête, j’ai mal au ventre … » disait-il dans une purée de rires et de mots.
J’abandonnais en choisissant un paquet de m&m’s au chocolat tout en préparant ma vengeance.
Effectuant des calculs mathématiques de la distance approximative entre X et Y ainsi que des théories sur la trajectoire adoptée par C. Y tout en considérant le point M(éfiance) vis-à-vis de chacun des mouvements de X, je mis au point mon théorème.
Et c’est au rayon essui-tout que je parvins à le mettre en pratique avec le fameux « coup du suppo’ » *.
Je sortais victorieuse de cette bataille qu’il avait initiée avec son geste de tendresse attaque secrète qui s’était retournée contre lui.
Nous pouvions alors nous diriger vers les caisses-express-où-c’est-toi-la-caissière-et-que-tu-passes-ce-que-tu-veux-hein.

– « Merde ! On a oublié les oeufs avec nos conneries ! »

* Il est conseillé aux lecteurs d’imaginer des effets spéciaux façon « les chevaliers du zodiaque » durant cette scène d’action.

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Culcul la praline

C. et moi parlions de tout et de rien. J’arrosais mes plantes. Il jouait à un jeux sur son ordi.
Alors que j’allais me lancer dans une argumentation appuyée des différents trucs qui contrarient mes cyber habitudes dans le dernier Internet Explorer afin que C., surfant une fois toutes les éclipses, avait pris l’initiative d’installer, répare sa bêtise, il me dit :
– « Je t’aime. »
– « Euh pourquoi tu me dis ça, là ? »
– « Pa’ce que j’ai envie … »
– « Ecoute-moi bien : t’auras pas de nouvelle gratte, ni un ampli-à-lampe-de-pétrole-de-j’sais-pas-quoi hein ? »
– « Mais … »
– « Teuteuhteuh ! Et pas d’écran plat non plus pour ton PC ! On est bien d’accord ? »
– « Mais j’voulais rien ! »
– « Ah. T’es sûr ? »
– « Oui. J’avais juste envie de te le dire ! »
– « Ah. Bon, viens on va manger. »

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Visite guidé du temple du guidon

Récemment, C. et moi avons eu l’opportunité de visiter le temple du sportif : Décathlon, le magasin de tous mes cauchemars où je n’avais pas remis les ballerines depuis le collège, cours de sport oblige.

Quel moment de rigolade !

Je me suis même surprise à balbutier : « pas b’soin de payer cinquante euros pour aller voir Elie Semoun, suffit de faire un tour ici pour se fendre la poire » (et accessoirement, les os et les muscles si achat il y a).

Nous nous sommes donc fondus dans la masse de sportifs du dimanche et de tous-les-jours-de-la-semaine.

Notre visite sportistique débuta par le choix de la bicyclette de C. . Pas trop chère parce qu’il ne va pas faire le tour de Nîmes mais juste se rendre au boulot et éventuellement remodeler son corps de rêve. Et, pas trop pas assez cher non plus parce qu’il est chiant « ne veut pas sentir toutes les bosses » (comprenez « avoir super mal aux coucougnettes »). C’est ainsi qu’une fois le vélo approuvé/choisi/monté, il décida, finalement et chiantement (c’est un mot inventé mais c’est au minimum de ce que le vendeur a du penser), d’en « prendre un aut' ». Un « aut' » qui avait une double suspension. Et, des lignes rouges, et trente-six vitesses. En bonne madame Ingalls, j’ai proposé à C. de le lui customiser en y ajoutant des pompoms rouges de part et d’autre du volant guidon ainsi qu’un mini coussin en moumoute super moelleuse mais il refusa catégoriquement.

– « Mais t’es sur que tu veux pas au moins prendre ce p’tit panier là ? Tu le mets devant et quand tu ramènes une baguette, ça fait … »

– « Non, non, c’est bon. »

– « Pff, pas grave, moi j’en aurais un *. »

Nous continuions notre parcours par l’essai du mobilier, très design et futuriste. Les ingénieurs l’ayant développé devaient avoir un certain penchant pour le sadisme eu égard de certaines tables et commodes peu orthodoxes. J’y dénotais une petite inspiration greco-romaine notamment pour certains appareils de muscu’, lesquels me rappelaient étrangement les dispositifs d’écartelage de membres.

Ikea ou Fly ? Chez les adeptes de la « déco-décathlon », la question ne se pose pas ! Un superbe vélo d’appartement à six cents euros dans le salon (devant l’écran plasma qui est vendu avec en promo pour seulement deux milles euros en sus), une machine d’halteres/fitness dans la cuisine et pourquoi pas un rameur dans le couloir !

Nous avions tout deux l’impression l’air très con durant nos curieux tests. Cependant, nous ne nous sentions pas du tout lésés vis-à-vis des habitués, muscles en moins et neurones en plus.

Du truc-qui-est-censé-te-donner-un-cul-d’enfer (appelé communément un stepper) en passant par le truc-qui-te-lance-des-décharges-électriques pour te forcer à gigoter dans tous les sens, tout nous fascinait.

Nous découvrions un monde parallèle, un univers étrange rempli d’odeurs de transpiration et d’attroces vues de joggings ultra fashion consus avec une matière venue tout droit de l’espace. Une sorte de société secrète que beaucoup observe du confort de leur canapé ou de leur gradin mais que peu intègre.

Je me rendis compte que mes gloussements atteignaient les oreilles des vendeurs, très nombreux en ce samedi après-midi.

Je n’étais encore qu’une athée du sport, je pensais ne jamais entrer dans leur secte, résister aux publicités et baratins mensongers …

Je flashais sur un tapis peu commun, plus incroyable que le tapis d’Aladin, plus astucieux qu’un tapis d’entrée : le trampoline. Je l’aurais bien emporté dans mon nouveau chez moi où il aurait certainement trouvé une place dans les 80m² de pièces mais C., indéfectible, refusa et tenta de détourner mon inattention sur une paire de basket roses attachées à une étiquette mentionnant un chiffre avec un zéro de moins que ledit trampoline.

Le clou du spectacle fut une paire de baskets aérospatial dans sa version quarante cinq.
Je suis restée longtemps à l’observer entre fascination et dégoût.
– « On dirait le vaisseau spatial de Futurama … » balbutiais-je l’objet dans les mains.
– « Hurmf … Viens on va manger une crêpe au nutella » fit C. avec perspicacité pour m’attirer vers les caisses.

J’avoue être ressortie du magasin un tapis de gym’ sous le bras, sourire et mensonge aux lèvres : « tu vois, chou, comme ça je pourrais faire des abdos dans le salon » aussi crédible que si j’avais prévu de faire du saut à l’élastique ce week-end.

Déballage à la maison, retirage de ballerines, mise en position horizontale : je finissais à peine un quart d’abdo que Candy avait déjà transformé le tapis de mousse en aire de jeux canine. Finalement, je lui cédais le tapis heureuse qu’il serve quand même terriblement attristée de perdre mon nouveau joujou.

Je finis par faire quelques galipettes avec C. Candy et de la muscu’ en me servant de Ginette comme haltères (huit kilos quand même hein).

Sinon, j’ai deux nouvelles cochonnes d’inde, une cuisine de 14m², dans neuf dodos j’vais chez ma salope-de-lesb-que-j’adore, j’me suis achetée un vélo d’appartement et j’fais dix kilomètres par matinée(voilà je l’ai casé subtilement), j’ai des nouvelles ballerines noires, les poupées-chéries font des partouzes dans mes placards, je repars à Londres en juillet, Candy a ses ragnagnas, je suis devenue une pro du poivron farci, …

* quand je ne me ferais plus écrabouillée par des chauffards.

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