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Fragment

Ou « Oh la menteuse elle est amoureuse ! »,

« … mais le jour où l’on déménagera d’ici ça sera pour acheter nôôôtre maison rien qu’à nous où on pourra casser des murs, mettre une baignoire sur pied en plein milieu de la salle de bain, peindre l’entrée en rose fushia, installer un atelier et un canapé d’angle parce qu’on aurait la place, avoir une serre et … ».
- « Oui oui … »
- « Et pis on aura aussi une cheminée en pierre où on fera cuire des saucisses et on … »
- « Oui ouiii … Mais avant on se sera marié ».
- « Ah tiens ? »
- « Hé oui ! Le contrat de vente tout ça … »
- « Ben voyons ! Le côté technique ! »
- « Meuh non ! »
- « Je t’ai dis qu’ici le contrat de location est de trois ans non renouvelable dont six mois se sont déjà écoulés ? »

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Petit vestige

En cherchant un papier de grand, je suis tombée sur des imprimés de petit.
J’ai trouvé mon journal de Barbie que j’ai rempli à l’âge des dents de lait.

Je pèse dix-huit kilos, je mesure un mètre seize et je chausse du 28. La petite Zess répond « des grains de beauté » de son écriture classée pattes de mouches écrasées et appliquées dans la case « signe particulier ». A la question « plus tard je serai », on voit maîtresse multi barré à côté de fleuriste radié par un gribouillis hachuré puis à nouveau maîtresse surligné. En réalité, à cette époque, je voulais m’occuper des vieux dans les maisons de retraite pour « les martyriser » après avoir mainte fois vu « Tatie Danielle ». Au bas de la page, ma signature ressemble à un ramassis de traits artistiques très concentrés. Dans l’agenda, il y a quelques dates d’anniversaires que j’avais oubliées et un carnet d’adresses dont les noms me disent, aujourd’hui, autant de choses que la fabrication chimique d’endives fourrées au chocolat au lait, soit rien.

En fouillant au fond du placard, je déniche trois livres, adéquatement fins pour les menottes d’un gosse, avec lesquels j’ai appris à lire : « méthode de lecture, apprentissage de la langue« . Certaines pages sont pliées et des bouts de scotch soignent de vieilles blessures de devoirs endiablés.

Puis, j’ai débusqué trois petits carrés plastifiés : les Monsieur quelque chose.

Ma cousine et moi faisions des échanges de ces mini bouquins. Puisque, pour des raisons purement éducatives, j’en possédais beaucoup moins qu’elle qui était pourrie gâtée et, au passage que je détestais, je m’arrangeais toujours pour en garder un en plus de façon inaperçue lors de nos transactions. C’est pas pour rien que j’avais coché la case « espiègle » dans le questionnaire de Barbie.
Un jour, une rébellion éclata parce qu’Aurélie avait raconté des bobards à Sabrina que j’aimais pas à cause de ses tâches de rousseurs, ma cousine me balança légitimement et la reine mère pris l’initiative d’écrire mon nom sur mes livres. La preuve formelle se trouvaient sur la couverture qui avait donc un double rôle de protection.

Poussées par une force invisible, Schnoudeul et moi saccagions les pages intactes à coups de crayons de couleur taillés comme des poignards prêts à meurtrir leur proie cartonnée.

Un bouquin non griffonné appartient forcément à un môme dont la psychologie relève de la folie.

J’en viens au pire de toute ma lecture infantile : Mimi Cracra.

Avec un nom pareil il était juste que je la détestais, et davantage que la cousine sus citée. Je la haïssais encore plus fort que la pimbêche de blonde du premier rang ou la sadique maîtresse qui nous forçait à courir dans le froid d’une Lorraine gelée. Je trouvais que le verbe haïr était trop mielleux pour coller vraiment à mon sentiment vers cette idiote de Mimi Cracra.

Je pouvais passer des heures devant le petit bouquin à me concentrer en la regardant fixement. J’y voyais une petite fille à claquer ; je regardais ses cheveux bruns onduler sous ses pas, j’entendais ses bottes crisser sous la neige, je sentais son parfum vaguer à chaque page tournée. Lorsqu’elle m’avait suffisamment énervée pour casser un crayon en deux, ce qui, à l’âge de six ans, n’est pas une chose simple, je me mettais à la gribouiller des godasses au crâne dans une rage intérieure.

Celle qui m’énervait le plus c’était la petite mimi cracra du bas des pages qui faisait son numéro sur la pagination. Encore plus mimi et plus cracra que toutes les Mimi Cracra de l’univers rassemblées dans un pot mi-crade. Elle, je la piétinais tellement avec mon stylo que j’aurais pu lui trouer les yeux.
Inutile de préciser que je n’ai eu qu’un seul exemplaire de cette collection.

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Bernard t’as perdu Bianca

Ce matin, le réveil ou plutôt le portable-qui-n’a-plus-de-crédit-depuis-la-saint-glinglin-et-qui-sert-de-réveil a rempli son rôle et m’a fait sortir du plumard puisqu’il était stratégiquement posé sur la table du salon.

Neuf heures. C. est au boulot. Il n’a laissé traîner ni chemises sales, ni chaussettes puantes, ni gâteaux désintégrés, ni pourboires ferraillés. Il doit être vendredi pour qu’il soit d’une humeur soigneuse.

Je vais pisser sous les yeux encore enfarinés de Candy qui aurait préféré rester sous la couette. Je me regarde vite fait dans le miroir en pensant qu’un masque nutritif capillaire aux huiles essentielles de poireaux des îles et qu’un gommage au kärcher feraient du bien à cette sale gueule au teint de bouillabaisse. Je fais ensuite un tour dans le salon ; j’allume la télé sur france 5 qui diffuse « les maternelles », comme chaque matin où je parviens à me lever avant la fin de l’émission. Je dois être dans une période annuelle hormonale très active vu que je reste scotchée, les yeux rivés sur les reportages « perte des eaux », « le rôle du papa à l’accouchement » ou encore « comment masser son nourrisson sans lui casser une côte » avec une inquiétante attention.

Je retourne dans ma cuisine (c’est étrange je dis « ma » pour la cuisine alors que je dis « le » pour le salon; il semblerait que je devienne possessivement chiante sur le territoire de la femme, comme la reine mère qui filtre les entrées dans « sa » cuisine). En voyant l’évier, je me dis que « merde, la vaisselle ça se multiplie comme les gremlins dans l’eau ».

Alors que j’allais me réchauffer une tasse de café, je vois une boule de couleur brune et aux poils hirsutes tracer le long du mur d’une allure de touriste et filer sous le meuble. Ce n’est pas un gremlins ou un nounours vivant.

Tétanisée, je fuis au bout de quelques secondes, ma tasse vide à la main en tressautant comme une sauterelle bourrée. J’appelle alertement Candy et la met dehors le temps qu’elle fasse son caca du matin et que je puisse trouver une solution avec un cerveau si matinalement alarmé.

- « Je vais te faire la peau maître Splinter ! »

Il y a une semaine, C. et moi avions trouvé trois tablettes de chocolat rognées sur une étagère basse. Nous savions bien que le trou derrière le canapé, bouché par l’ancienne locataire sénile par d’épais bouts de tissus, cachait quelque chose de sournois ; finalement, ce n’était pas un magot. A présent que le trou a été rouvert par des petites dents expertes en grignotage tout terrain, nous allions être envahis par une armée de souris et serions commandé par un rat dictateur dans un régime politico-rongeur.

Ce jour-là, le souk foutu dans la maison avait été un échec et nous pensions que le rongeur (s’il faisait cavalier seul) était sûrement reparti dans son trou.

Maintenant, je suis, toujours en pyjama, isolée dans le salon barricadé, le cheveux gras et en pétard, la bête m’interdisant tout accès à la salle de bain. La cuisine est en quarantaine. La chambre est retranchée derrière des vêtements servant de barrage au dessous de porte. Pour aller faire pipi, je crée des sas de sécurité avec les portes.

Et, c’est qu’elle est pas conne cette souris. En plus de contourner la tapette pourtant alléchante avec son bout de fromage pourri, elle a pris l’habitude de se cacher depuis tous ses jours dans les recoins de la baraque alors que je la croyais repartie à la cave. Il a suffit qu’aujourd’hui je me la joue lève-tôt pour découvrir qu’une squatteuse velue errait illicitement chez nous. Finalement, j’aurais du continuer à faire ma larve avec une énième grâce matinée.

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Le premier qui dit que j’ai craqué je le scalpe

Il y a peu, je faisais l’acquisition d’un mini service à café aux couleurs champêtres dans le rayon « bonne affaire » de Fly, pâle copie d’Ikea aux tarifs exorbitants. Généralement, je repartais les mains vides et le porte-monnaie plein. Chez Fly, le coin des affaires consiste surtout en un ramassis d’objets fêlés, cassés voire en bouillis soldés à des prix rédibitoirement forts et posés à la hâte sur de grandes étagères poussiéreuses au milieu du fauteuil bancal, du pot de fleur démodé ou de la vitrine à seulement quatre cent quatre-vingt neuf euros à cause du jeton sur la porte déglinguée et de la fissure dans le bois.

Ainsi, je déballais dans ma cuisine tout de rouge resplendissant mon petit sachet jaune où les petites assiettes et les tasses de lilliputiens avaient été soigneusement emballé par le caissier.
S’ensuit le rituel du décollage d’étiquettes. Au bout de la deuxième tasse, je les arrachais à la va-vite, perdant patience.
La phase finale dans l’acquisition de ce petit service à café/thé/liqueur est chiantissime. Il faut en effet gratter toute la colle et les petits bouts de papier restés attachés au dessous avec une éponge et du liquide vaisselle surpuissant. Pour plus d’efficacité, je conseille de tourner dans le sens des aiguilles d’une rolex pendant une minute et inversement. Il faut surtout penser à changer de sens pour éviter la tartine d’étiquettes sachant qu’il y a déjà une sacrée couche à retirer – trois ou quatre – ; car, en plus de barrer le prix et d’en écrire un idem quelques centimes en moins, le vendeur flyien colle plusieurs étiquettes des fois que ça ne tienne pas. Il est donc courant d’avoir cette fâcheuse impression d’enlever la triple épaisseur de tapisserie du salon de tantine Berthe.
Pendant ce temps de raclage, j’ai eu tout le loisir de me ressasser : « pourquoi ? Pourquoi ? POURQUOI lA PENCARTE AVEC LE PRIX NE SUFFIT-ELLE PAS ? »
L’autre jour, j’avais acheté un lot de bols en plastique en promo chez Ikea qui était littéralement scotché par une bandelette plastifiée. N’ayant jamais réussi à éliminer complètement la gélatine, c’est finalement en jetant à la poubelle les bols que j’ai réglé ce problème.

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Un coup dans le clou

Je tiendrai. Je tiendrai jusqu’au bout. J’entrevois déjà l’entrée du tunnel aveuglément blanc. J’ai rempli un testament pré imprimé. J’ai choisi une tutrice-poule pour Candy. J’ai prévenu C. qu’il n’aurait pas de pension de veuvage. Ma dernière volonté a été rédigé en deux jours et trois cents soixante seize pages.
Non, je ne cèderai pas en vous racontant comment je me suis ramassée dans les escaliers de la sécu.

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Longue à la détente

Ou 28 jours plus tard, le remake,

Je vous annonce que j’entame une grève bloguesque et ce jusqu’à ce que l’on** m’offre tous les cadeaux que j’aurais du recevoir pour mon anniversaire il y a très exactement 28 jours.
Si dans les 48* heures personne ne se manifeste, j’entamerai, en plus de la grève de l’orthographe et des chiffres écrits en lettres*, une grève du nutella.
Ca deviendra sérieux. Le chantage se transformera en question de vie ou de mort. Je finirai à l’hosto en regretterant mon militantisme anti mutuelle arnaqueuse. Et, je terminerai dans un asile de fous, après être passée par divers établissements psychiatriques à cause des séquelles neuronales dues à un manque de la fameuse pâte à tartiner. Là-bas, je passerai mes mercredis après-midi sur le site officiel de nutella. Alors que certains autres dingues schtroumpferont à longueur de journée, moi je caserai le mot nutella dans chaque phrase. Pour des raisons de sécurité, les visiteurs verront à l’entrée du bâtiment une affichette montrant un pot de nutella barré aux côtés des cigarettes et flingues prohibés. J’écouterai en boucle « glorious » d’Andreas Johnson en chantant comme une casserolle. C’est ça que vous voulez hein ?!

** « On » regroupe mes chers et fidèles lecteurs/lectrices ; les visiteurs de passage qui ne savent même pas « qu’est-ce-c’est » un blog ; mon frangin qui pourrait faire tourner un pays du tiers monde rien qu’avec un de ses comptes épargnes, en passant ses collègues et supérieurs de sa boîte ; les gens qui ont jamais offert quelque chose à une inconnue et qui voudraient tenter l’expérience avec, disons, moi ; les autres blogueurs qui croient qu’en retour je serai généreuse le jour de la Saint Blog ; les internautes qui souhaitent accomplir une B.A. ; mes prétendus potes virtuels ; Roch Voisine pour se faire pardonner de m’avoir cassé les oreilles ce soir à la télé …
Le compte à rebour a commencé. Ah ! Je meurs, je meurs !

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La révélation de la foire

Hier, je suis allée faire un tour à la fête foraine en compagnie de ma moitié, Schnoudeul et sa moitié et la frangine de sa moitié (je vous assure que le reste de ce texte sollicitera moins vos méninges).

Alors que nous traînions la patte entre les stands de tir à la carabine au viseur truqué, de churros hyper gras et de crêpes-qu’on-sait-pas-comment-elles-sont-fabriquées-et-qu’il-vaut-mieux-ne-pas-savoir, de jeux ingagnables comme le lancé de pièces d’un euro sur une table en verre apparemment extrêmement rebondissante et de simulacres machines à sous, je tombe soudain face à une terrible vérité devant un manège du type « palais du rire » plus connu sous l’appellation populaire de « truc qui fout la honte ».
J’étais entrain de mirer moqueusement un môme d’une dizaine d’années galérant sur un tapis roulant quand, jetant un coup d’oeil sur la caisse pour connaître le prix d’une honte satisfait ou remboursé, je m’aperçois qu’un des deux types dans la cabine manie sadiquement des espèces de joystick en regardant le pauvre gosse qui avançait et reculait à sa guise. Plus loin, alors qu’une demoiselle prenait le passage de la sortie, le bourreau à distance appuie alors énergiquement sur un bouton qui envoie de l’air, la fameuse cerise finale qui fait plus de bruit qu’un réacteur de boeing et accessoirement qui avait soulevé la jupe de la gonzesse jusqu’à hauteur pernicieuse.
Et moi qui croyais innocemment que les tapis roulants et autres vacheries étaient automatisées … Rassurez-vous, je ne crois plus au père Noël.
Je postulerai bien comme saisonnière pour ce boulot.
Mise à part cette révélation personnellement enrichissante, le bilan n’a pas été fructueux.
C. a perdu dix bouchons au tir malgré trois années de leçon, d’où la probante tricherie. Nous n’avons donc pas pu mettre en pratique le cliché de prédilection de la fête foraine où le garçon, après avoir éclaté tous les ballons en un plomb, donne l’énooorme nounours qu’il vient de gagner fièrement à sa girlfriend.
Je n’ai attrapé ni Porcinet, ni Panthère Rose aux machines à pinces desserrées.
Pire, j’ai failli me prendre un pâté de gerbe volante au cours d’une attente devant un « manège-que-non-j’irai-pas-et-non-tu-me-forceras-pas-mon-choubidou ». Autre évangile du jour : ça se passe bel et bien comme dans les films hollywoodiens qui exagèrent pourtant tout ; le dégueuli est relativement très voltigeable et encore plus si le manège en multi rotations est au moment culminant de sa vitesse. A en juger par les impacts au sol à quelques pas de fourmis de la pomme d’amour de Schnoudeul que je tenais, j’avais bien fait de ne pas céder aux supplices de C. qui, à l’heure où je me cachais derrière un arbre par précaution, était peut-être recouvert de pain frite mastiqué, de crêpe pré digérée et de glace saveur bile anis.
Leçon à retenir : se munir d’un parapluie et d’une combinaison à usage unique anti-vomi et, pour celles qui tiennent à leur énième paire de ballerines à quarante-six euros quatre-vingt dix-neuf neuves, enfiler des bottes en caoutchou. Ou un peu plus simplement, ne pas rester plantée à admirer les têtes décomposées des gens maso dans les manèges tourbillonants.
Sinon, je me suis achetée une sucette à la framboise.

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La trinité du rire

C., Schnoudeul et moi jouons ou plutôt tentons de jouer à « qui veut gagner des millions » acquis récemment aux puces par ladite frangine.
- « En 1994, on a inauguré le tunnel : A. de fourvière, B. du Mont Blanc, C. sous la Manche ou D. du Mont Cenis ? » m’interroge t-elle.
- « Bon. Déjà c’est pas celui du Mont Blanc donc … » entamais-je ma réponse en essayant de procéder par élimination à l’instar des vrais télé-joueurs sur les recommandations de Jean-Pierre Faux-Cul.
- « C’est ton dernier mot ? »
- « Mais j’ai même pas répondu ! »
Déclenchement du fou rire …

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Ca s’appelle du « tuning »

Ou Tel est pris qui croyait prendre,

L’autre jour, C. et moi traînions dans les magasins montpelliérains, histoire de claquer du fric qu’on devrait mettre sous le matelas à destination des impôts.
Alors que nous nous rendions sur le parking où notre voiture, cinq places, cinq portes, cinq roues (la roue de secours, comme d’habitude, elle compte pour du pâtée ?) tout de crottes d’oiseaux vêtue, je ralentis le pas.
J’arrive, à côté de celle-ci, nez à capot avec une bagnole voisine qui avait plus d’airs de famille avec une soucoupe volante qu’avec une banale automobile. Je vois sous le pare choc une sorte de grand plateau qui aurait pu tout aussi bien servir de table de bar ou bien de planche de surf. Des autocollants placardent la carrosserie et des néons bleu fluo illuminent les endroits incongrues de l’engin.
Je m’arrête devant cet objet de collection, catégorie beauf-qui-a-une-carte-de-fidélité-chez-feu-vert. Je la fixe et, l’espace d’un instant, pars presque dans des théories sociologiques quant au développement de ces gadgets moches, tape à l’oeil et aussi utiles que mon rouleau à pâtisserie ou le poiscaille de C. .
- « T’as vu c’t’ horreur ? » clamais-je plus à moi-même qu’à l’égard de C. qui avait déjà ouvert sa portière sans prêter attention à la machine objectivement inqualifiable aussi voyante que la devanture d’un casino.
- « Ils sont dedans » me répond C., un sourire moqueur aux lèvres.
Je monte dans notre caisse, balance mon sac à main et mes sachets à l’arrière dans un spectaculaire mouvement de bras, boucle ma ceinture et pose mon coude droit contre le rebord de la vitre fermée de sorte à ce que ma main, posée sur mon crâne, me protège en cas d’incident fortuit ; le tout en trois secondes.
- « On y va maintenant ?! »

Généralement, quand ils sont dedans, leur bruit musical à trois cents cinquante deux décibels prévient de leur présence physique.

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A tomber par terre

Ou Regardons Urgences, le geste qui sauve,

Schnoudeul, invitée forcée* chez sa soeurette préférée, alias moi, pour la nuit qu’elle était censée passée seule dans un grand appartement vide, était sur le point de tourner de l’oeil il au cours d’une partie de monopoly jouée contre sa soeur préférée (toujours moi) et son beau frère détesté, soit C. .
Tenant dans sa main droite une cuillère à café bombée de confiture à la fraise et dans l’autre une madeleine barbouillée de cette dernière, ses mains tremblotaient, dangereusement, comme celles d’une mémé.
- « Tiens avale ça aussi, et pis ça. Tu vas pas tourner de l’oeil hein ? Schnoudeul ? Je m’appelle comment ? » la bassinais-je en ouvrant la boîte à charcuterie et en lui tendant des gâteaux.
- « Tu vois à force de bouffer que des courgettes et de la salade, t’as p’u’ de force ! Faut que tu manges de la graisse et de la viande, pas qu’une fois par semaine » la sermonnait C.
- « Chut ! Schnoud’ si tu tombes, moi, j’appelle les pompiers … » braillais-je en cramponnant l’anémiée.
- « C’est pas grave. J’ai l’habitude. Un jour, y’a un gars qui avait bouffé un tube d’antidécompresseur et … » commençait à raconter C. en tentant de nous rassurer.
- « Un tube de quoi ? » s’enquit Schnoudeul, la bouche pleine et l’oeil brillant.
Nous nous tordons de rire.
Force est de reconnaître que C., à lui tout seul, nous ferait tomber dans les poires pommes.

* – « Tu vas pas dormir toute seule là-bas, sans Olivia, quand même ? »
- « Ben si ! »
- « Meuh non ! Allez tu viens chez moi. »
- « Nan. »
- « Candy dormira même avec toi. »
- « Han nan, j’la veux pas ! »
- « Teuh teuh teuh ! Assez discuter, va chercher ta culotte et ta brosse à dent. »
- « Mais … JE VEUX PAS DORMIR PAR TERRE. »

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