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Ton film, tu peux te le carrer dans ton côté obscur

19 août 2005

J’en remets une couche puisque votre esprit sevré a peut-être eu la chance de fourrer au plus profond de son hémisphère gauche le film culculte : Star Wars.

Plantons le décor : Star Wars, Star Trek, Star Gates, Graines de Star, … Une panoplie d’étoiles pour se perdre dans un univers de vaisseaux spatiaux, de guéguerres, d’amour, d’amitié, de haine, de trucs hyper intéressants car concernant tout être humain au courant du complot extra-terrestre.
J’ai d’abord longtemps confondu tous ces Star-quelque-chose. Un longtemps s’avoisinant à toute ma vie, en gros. Mais, maintenant, je suis une femme nouvelle et cultivée : je peux enfin répondre aux questions du Trivial Poursuite sur Star Wars.

Commençons par le commencement (ce que les metteurs en scène auraient du faire aussi) : le titre. Star Wars, la guerre des étoiles. Avec un titre pareil, rien de plus normal que d’imaginer des soucoupes volantes armées de mitraillettes technologiquement puissantes faire exploser des tas de planètes à cause d’une broutille. Et, c’est le cas (pour simplifier bien entendu ; les puristes eux parleront des coups d’Etat inter-planétaires politiques et sociaux …)

J’ai loupé intentionnellement le premier volet qui est en réalité le moins 3. J’ai vu, à mon insu, le (moins) deuxième entre mes « j’vais faire caca parce que ça me fait chier », « j’vais chercher à boire pour oublier », « j’vais chercher du chocolat, besoin d’une bonne dose d’endorphine », « j’vais regarder mes mails » toutes les dix minutes. Je n’ai pas vu le troisième puisqu’il y avait un film « vachement plus mieux » que « ça » (tellement bien que je ne me souviens plus du titre, ni même du film tout court).
Je parle ici des tout nouveaux épisodes super masterisés avec des effets spéciaux à te griller la télé !

D’après les brides d’informations Star Warsiennes vues, entendues ou lues ci et là, je suis parvenue à me familiariser avec les personnages, le décor trompe-l’oeil, le contexte tendu galactique, les liens de parentés entre bidule et machine, … Je dois bien avouer que la publicité faite autour du phénomène m’a bien aidée dans ma quête de la incompréhension ; de la page d’accueil d’ebay aux pancartes Mac Do’ en passant par les bouts de rayons du supermarché et ses masques à l’effigie du grand méchant, tout et n’importe quoi était contaminé.

Afin de piger les suites plus compliquées que « les feux de l’amour » et « Le parrain », j’aurais du prévoir : un arbre généalogique détaillé, une frise chronologique colorée, une carte spatiale des différentes races, un plan Michelin des diverses galaxies et, surtout, une boîte de codolipranes.

Le personnage qui a le plus retenu mon attention est sans aucun doute le petit monstre vert aux oreilles de gremlins qui doit être l’arrière petit-fils de E.T. . Un paradoxe m’a dès lors surprise et continue de m’obséder : pourquoi parle t-il comme mon père (Lux expatrié en France qui réinvente la langue de Molières) malgré l’intelligence supérieure dont il fait continuellement preuve ?
Cet espèce de lutin zen, Yoda (sa mère qu’on ne connaît pas a certainement trouvé son prénom dans le tome des prénoms bizarres), est LE super jedi, seulement en très très vieux. J’en déduis qu’Ewan Mc Gregor est sensé muter en ce ratatinage physique une fois sénile. Et mon œil c’est de la météorite ?! La grosse erreur de scénario !

J’ai enfin compris, à travers la thèse de C., que toute la saga se déroule dans le futur, malgré la coupe de cheveux de la princesse. Un futur plein d’androïdes, de machines et d’autres bêbêtes robotisées avec un coeur gros comme ça où l’insertion sociale de ses nouveaux couples androsexuels a l’air de bien se passer.
A vrai dire, je n’avais pas reconnu Monsieur Harrison Ford qui est bien plus charmant en mec mûr et viril dans Indiana Jones que dans sa combinaison moulante de cosmonaute rebel.

– « Comment ça marche les sabres laser ? La couleur, elle dépend de l’humeur comme les bagues magiques ? » ai-je eu le malheur de prononcer pour le plus grand bonheur de mon amour-propre.
Avez-vous remarqué comme ces fameux sabres laser ressemblent étrangement aux lampes-tubes fluorescentes ?
J’ai essayé et n’ai tué personne (quoi que …)

Tiens, en parlant de meurtre, j’en viens tout naturellement à Choubaka que j’appelle communément le-type-au-costume-dysney-de-gros-nounours. Si j’avais pu prévoir un kit de survie, il m’aurait fallu impérativement des boules quies afin de protéger mes oreilles de toutes ses attaques sonores à chaque fois qu’il s’exprimait. Bonheur, peine, cri de rage, son rôle n’était pas très difficile à en juger par ses identiques répliques ultra stressantes.
Il mérite le prix du meilleur-acteur-en-combinaison.

La difficulté de compréhension des films réside dans le fait que tous les gentils sont des méchants et les méchants sont des méchants un peu gentils.
Cela ne serait qu’un détail si les réalisateurs hyper logiques n’avaient pas commencé par la fin pour terminer avec la moitié…La jeune génération se voit alors contrainte de fouiller dans la k7thèque de leurs pépés pour dénicher la suite …

Star Wars c’est aussi des noms à dormir à la cave. Ils sont imprononçables (« Louk Skaï Walkeur » entre autres) et impossibles à mémoriser même avec des procédés mnémotechniques poussés.
Résultat : j’ai l’air con, quand je vais acheté ma pilule, et que le pharmacien, la quarantaine bien sonné, me parle passionnément de la double trilogie et que je réponds, incrédule des « oui oui » timides.
Partout, partout, partout … Je suis dans une nouvelle dimension où toute la populace est droguée à Star Wars. Je me sens terriblement seule et rejetée avec mon « Alice aux pays des merveilles » dont personne ne veut entendre causer.

Après, ce fut un grand moment de solitude face à la musique phare hypnotisante du film. Vous savez : tatata TA tata TA tata … L’air le plus féroce du monde était aussi resté gravé dans mon esprit. On l’a tous fredonnée, de la mémé au gosse sourd et muet.
J’étais foutue. Je la sifflotais. Je la chantonnais. Je la hurlais. Je la remixais. J’allais même jusqu’à lui incorporer des paroles. Partout. Tout le temps.
Lorsque j’apportais une casserole de pâtes à table, je ne pouvais m’empêcher de dire : « attention, c’est chaud. Tatata … »
Imaginez la gravité de mon état puisqu’en passant devant mes chiottes, on m’entendait : « tatata TA tata … » murmurer sur le trône.
C. était le premier à subir les conséquences de mon endoctrinement sonore : « salut ! tatata … comment c’était ce matin ? tata … t’as pensé à … tatataTA … »
Que Candy aboie sur le voisin sur ce rythme frénétique ne m’aurait même plus étonnée. Elle aussi devait être possédée.

Comment allais-je me désintoxiquer ?
« Si l’hymne tu entendras, à jamais tu la fredonneras » qu’il aurait pu dire le petit chauve vert ratatiné comme une glace pistache au soleil.
Finalement, c’est parti comme c’est venu. Avec le temps. Beaucoup de temps. De la patience et du courage. Aujourd’hui, je suis libérée et peut témoigner à nichons couverts : j’ai vaincu Dark Vador.

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