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Visite guidé du temple du guidon

5 mai 2006

Récemment, C. et moi avons eu l’opportunité de visiter le temple du sportif : Décathlon, le magasin de tous mes cauchemars où je n’avais pas remis les ballerines depuis le collège, cours de sport oblige.

Quel moment de rigolade !

Je me suis même surprise à balbutier : « pas b’soin de payer cinquante euros pour aller voir Elie Semoun, suffit de faire un tour ici pour se fendre la poire » (et accessoirement, les os et les muscles si achat il y a).

Nous nous sommes donc fondus dans la masse de sportifs du dimanche et de tous-les-jours-de-la-semaine.

Notre visite sportistique débuta par le choix de la bicyclette de C. . Pas trop chère parce qu’il ne va pas faire le tour de Nîmes mais juste se rendre au boulot et éventuellement remodeler son corps de rêve. Et, pas trop pas assez cher non plus parce qu’il est chiant « ne veut pas sentir toutes les bosses » (comprenez « avoir super mal aux coucougnettes »). C’est ainsi qu’une fois le vélo approuvé/choisi/monté, il décida, finalement et chiantement (c’est un mot inventé mais c’est au minimum de ce que le vendeur a du penser), d’en « prendre un aut' ». Un « aut' » qui avait une double suspension. Et, des lignes rouges, et trente-six vitesses. En bonne madame Ingalls, j’ai proposé à C. de le lui customiser en y ajoutant des pompoms rouges de part et d’autre du volant guidon ainsi qu’un mini coussin en moumoute super moelleuse mais il refusa catégoriquement.

– « Mais t’es sur que tu veux pas au moins prendre ce p’tit panier là ? Tu le mets devant et quand tu ramènes une baguette, ça fait … »

– « Non, non, c’est bon. »

– « Pff, pas grave, moi j’en aurais un *. »

Nous continuions notre parcours par l’essai du mobilier, très design et futuriste. Les ingénieurs l’ayant développé devaient avoir un certain penchant pour le sadisme eu égard de certaines tables et commodes peu orthodoxes. J’y dénotais une petite inspiration greco-romaine notamment pour certains appareils de muscu’, lesquels me rappelaient étrangement les dispositifs d’écartelage de membres.

Ikea ou Fly ? Chez les adeptes de la « déco-décathlon », la question ne se pose pas ! Un superbe vélo d’appartement à six cents euros dans le salon (devant l’écran plasma qui est vendu avec en promo pour seulement deux milles euros en sus), une machine d’halteres/fitness dans la cuisine et pourquoi pas un rameur dans le couloir !

Nous avions tout deux l’impression l’air très con durant nos curieux tests. Cependant, nous ne nous sentions pas du tout lésés vis-à-vis des habitués, muscles en moins et neurones en plus.

Du truc-qui-est-censé-te-donner-un-cul-d’enfer (appelé communément un stepper) en passant par le truc-qui-te-lance-des-décharges-électriques pour te forcer à gigoter dans tous les sens, tout nous fascinait.

Nous découvrions un monde parallèle, un univers étrange rempli d’odeurs de transpiration et d’attroces vues de joggings ultra fashion consus avec une matière venue tout droit de l’espace. Une sorte de société secrète que beaucoup observe du confort de leur canapé ou de leur gradin mais que peu intègre.

Je me rendis compte que mes gloussements atteignaient les oreilles des vendeurs, très nombreux en ce samedi après-midi.

Je n’étais encore qu’une athée du sport, je pensais ne jamais entrer dans leur secte, résister aux publicités et baratins mensongers …

Je flashais sur un tapis peu commun, plus incroyable que le tapis d’Aladin, plus astucieux qu’un tapis d’entrée : le trampoline. Je l’aurais bien emporté dans mon nouveau chez moi où il aurait certainement trouvé une place dans les 80m² de pièces mais C., indéfectible, refusa et tenta de détourner mon inattention sur une paire de basket roses attachées à une étiquette mentionnant un chiffre avec un zéro de moins que ledit trampoline.

Le clou du spectacle fut une paire de baskets aérospatial dans sa version quarante cinq.
Je suis restée longtemps à l’observer entre fascination et dégoût.
– « On dirait le vaisseau spatial de Futurama … » balbutiais-je l’objet dans les mains.
– « Hurmf … Viens on va manger une crêpe au nutella » fit C. avec perspicacité pour m’attirer vers les caisses.

J’avoue être ressortie du magasin un tapis de gym’ sous le bras, sourire et mensonge aux lèvres : « tu vois, chou, comme ça je pourrais faire des abdos dans le salon » aussi crédible que si j’avais prévu de faire du saut à l’élastique ce week-end.

Déballage à la maison, retirage de ballerines, mise en position horizontale : je finissais à peine un quart d’abdo que Candy avait déjà transformé le tapis de mousse en aire de jeux canine. Finalement, je lui cédais le tapis heureuse qu’il serve quand même terriblement attristée de perdre mon nouveau joujou.

Je finis par faire quelques galipettes avec C. Candy et de la muscu’ en me servant de Ginette comme haltères (huit kilos quand même hein).

Sinon, j’ai deux nouvelles cochonnes d’inde, une cuisine de 14m², dans neuf dodos j’vais chez ma salope-de-lesb-que-j’adore, j’me suis achetée un vélo d’appartement et j’fais dix kilomètres par matinée(voilà je l’ai casé subtilement), j’ai des nouvelles ballerines noires, les poupées-chéries font des partouzes dans mes placards, je repars à Londres en juillet, Candy a ses ragnagnas, je suis devenue une pro du poivron farci, …

* quand je ne me ferais plus écrabouillée par des chauffards.

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