13 : chiffre porte malheur

6 mars 2004

Ou Comme le monde est cruel,

Dans un grand centre commercial bondé de monde à Marseille(uh), C. et moi sommes perdus comme deux esquimaux en Jamaïque. Presque tout est pareil qu’à Nîmes mais en plus grand : le H&M sur trois étages arbore une collection pour ceux qui ont des zizi à mettre dans les jeans, chez Zara il faut des rollers pour faire le tour de la boutique, dans les Galeries Lafayette t’en oublies si t’es au 2ème étage ou au sous-sol, les queues aux caisses sont énervantes impressionnantes …

« Tiens, c’est par là les chiottes » affirmais-je, sure que nos vessies allaient bientôt faire la vidange.
Après trois escalators montés, trois douzaines d’escaliers grimpés puis redescendus, dix-neuf personnes bousculées, quatre mémés plaquées, trois pattes de chiens écrasées et dix minutes de gambade dans ce labyrinthe commercial à la recherche du pipi-room, C. face à plusieurs panneaux me dit, l’air un peu tu-me-pètes-les-couilles-mais-j’ai-plus-la-force-de-m’énerver : « t’es sure que t’as pas confondu le signe ascenseur avec celui du chiotte ? »

– « C’est un soupir que t’as poussé là ? »
– « … »
– « … C’est pas ma faute si c’est mal dessiné. »

D’autres détails bons à savoir si vous ne souhaitez pas, comme nous, vous arrachez les cheveux de votre voisin pour vous préparer une corde :

D’abord à Vitrolles, où l’on a fait nos amplettes à Ikéa, il ne faut jamais se fier aux écriteaux si vous cherchez votre route. Vous aurez plus de chance de traverser l’autoroute à patin-à-roulettes sain et sauf plutôt que de trouver votre chemin zen et net.

Pourtant on y est allé trois fois mais rien à faire, les panneaux sur les ronds points « autres directions », qui finalement nous indique de graviter sur ledit carrefour, nous font toujours tourner en bourrique. On a fini par se dire que les habitants du coin étaient pas friands des bagnoles aux plaques d’immatriculation autres que 13 et que, bien évidemment, les panneaux routiers devaient être trafiqués.

Dans les parking sous-terrain à Marseille, les cartes bancaires electron sont refusées.

Ce jour-là, il y avait une manifestation dans le centre-ville. Plus on s’en rapprochait, plus la voix de sauvage qu’hurlait le micro nous semblait familière …
– « Putain mais c’est Le Pen. »
Il y donnait une petite conférence surprise apparemment avec en premier plan, les VIP avec drapeaux et banderoles, plus loin maintenus par une barrière de CRS vigoureux, les pas-contents qui braillaient des « ta gueule ! » et des « casseuh toi ! » à tire larigot avec en prime, des doigts en l’air et pas le pouce.
On s’est mêlé à la masse dix minutes, histoire de voir.
Bien dommagement (oui tu peux le rajouter dans ton dico), j’avais encore oublié l’appareil photo.
« Viens on se casse. On va boire un coup »
– « Super on est pas venu à Marseille pour rien, on a vu une célébrité ! »
La prochaine fois peut-être qu’on tombera sur Dorothée ou Maïté.

Le pire s’est passé dans la cafétéria d’une grande surface. Il nous a fallu v i n g t minutes pour avoir le privilège de commander un chocolat chaud, une crêpe, un coca et un panini. Je me permets de préciser qu’il n’y avait pas de file d’attente et que le nombre d’employées au moment de l’évènement était de cinq. Une seule d’entre elles semblait active mais elle préparait des crêpes au nutella/banane pour les quatre autres branleuses, connasses, feignasses, oisives.
La-bas la malpolitesse est le mot d’ordre de la populace. Rageant.

Inimaginable mais je n’ai rien dépensé malgré le nombre incalculable de magasins. Pourtant je ne suis pas une crispée du porte-monnaie, mais la tension de la grande ville finit par tout gâcher. Ca me conforte à Nîmes : une petite ville comme il faut, ni trop grande, ni trop campagnarde.

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