La pensée de tous les jours.

5 avril 2004

Ou Déconseillé aux amateurs de corde et autres dépressifs,

Je préfère avoir dans le crâne, bien calé comme la liste des courses, que nous ne sommes que des bouts de viande éphémères plutôt que de tomber de haut et sentir un grand coup au coeur à la pensée que tout s’arrête, un peu comme quand gamin, on se rend compte que les cimetières ça n’existent pas que dans les films d’horreur.

Certain oublie malgré les hôpitaux, les ambulances qui carburent, les petites enseignes intitulées ‘pompes funèbres’, les médicaments, les vieux et leur canne, les accidents de voiture, de train, d’avion, de carrosse, les années qui filent, les rides qui se forment, les dents qui se cassent, le dos qui craque, les chats pourris au bord d’une nationale, les posts démoralisants comme ça, …
J’ai l’impression que le papy de soixante-dix piges y songe, lui, chaque minute. Pourtant c’est surement pas vrai. Il est comme les autres, les « p’tits jeunes » avec qui il aime bien parler de la gadoue au bal de 1953, des coups de ceinturons et des farces aux curés.

Les mouches vivent quelques heures. On n’est pas à plaindre.
Mais elles n’ont pas de cervelle. Elles ne sont donc pas à plaindre non plus.

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