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Hola !

11 septembre 2004

Ou Plutôt ho lala …,

Je suis revenue d’Espagne sur les terres du fromage coulant traumatisée par un bon nombre de trucs typiquement de là-bas.
Fervente mangeuse de steaks hachés 100% boeuf, d’ordinaire congelés, j’ai eu la mauvaise surprise de trouver dans mon assiette un bout de viande semi hachée à la forme ovale d’un bon vieux steak haché avec de vrais morceaux de chipolatas à l’intérieur. Ne me laissant pas abattre par cette mésaventure gastronomique, j’allais, l’estomac en manque de son met préféré, à la recherche de ladite viande pré mâchée dans les supermarchés. Elle restait introuvable. Ce fut comme une information capitale qui me tombait sur le bout du crâne : en Espagne, il n’existe pas de steaks hachés au sens noble, ni au rayon frais, ni même congelés. Dans ce pays du tiers-monde du steak, seul le « hamburger » règne en maître c’est-à-dire la chipolata dégueulasse pré cuisinée qui rentre dans les petits pains ronds déguisée en SH (steak haché ou sale horreur). Un repas romantique sur une terrasse guirlandée de lumière autour d’un demi poulet grillé où j’ai failli avalé deux fois une guêpe n’a pas suffi à me réconforter malgré ma divine révélation du poivron rouge que j’ai pu ajouter à ma courte liste des fruits et légumes que je bouffe sans pince à linge sur le nez et bassine de gerbe sur la table.
Quant aux traditionnelles frites, si à la frontière on tolère encore la formule « fritas », à Barcelone le type qui prend la commande au Burger King ne dresse ses oreilles poilues qu’au terme précis de « patatas fritas ».
Toujours au niveau de la nourriture et compagnie, le chocolat chaud n’est pas un chocolat chaud. Malgré le temps qu’un serveur prend pour le préparer à l’aide de spatule, lait bouillant et mixeur, il n’en demeure pas moins écoeurant. Je garde des séquelles psychologiques. La sensation de tourner ma petite cuillère dans un pot de yaourt crème restera à jamais gravée dans ma mémoire culinaire.
Le croissant au chocolat est une autre particularité anti-glouton. Les petits grains de chocolat collés au sucre sur le croissant peuvent facilement tromper le touriste gourmand. C’est une fois les dents de cheval plantées dans la pâtisserie que le subtil goût de chocolat répand son nappage. Comprenez l’importance de cet outrage : les pâtissiers espagnoles fourrent le même chocolat gluant dans les croissants au beurre que dans les beignets.
Ensuite, il y a les gens. Cette population à qui l’on se frotte pour une indication, un paquet de bonbons ou une place de parking. Je ne sais si j’étais dans une période menstruelle de pré dépression mensuelle mais toujours est-il que je me sentais verbalement agressée lorsqu’un espagnol ouvrait sa trappe à chorizo. Lorsque j’ai tendu un falzar essayé chez Zara à la vendeuse aux cheveux noirs corbeau, j’ai pris son « merci, au revoir ! » pour un « nan mais faut pas sé gênée hé ! Il est pô assez bien por vous cé pantaloné ? »
Alors que Candy était en vacances chez la reine mère, C. et moi devenions gaga à chaque rencontre d’un toutou de type tête-qui-s’est-prise-une-pelle-dans-la-gueule et avons pu constater que tous les boxers gardaient leurs oreilles telles que la nature l’a décidée.
Au royaume des clopes demi tarifs comparées à la France, les fumeurs peuvent alimenter leur futur cancer pour trois fois rien et ainsi mettre du pognon de côté pour leur chimio. Ayant reçu une grosse commande de la reine mère, j’avais déjà acheté huit cartouches lorsque, par un hasard étrange, j’aperçus dans une poubelle une cartouche de Marlboro d’origine tchèque presque intacte. Non seulement, les cigarettes coûtent moins qu’un pack de coca cola mais en plus elles poussent dans les poubelles urbaines.
En tout cas, les espagnoles sont propres. Dans la plupart des boutiques, les vendeurs sont aussi des bonniches. J’ai d’abord cru que le mardi était le jour du briquage toutefois ce n’est pas mardi tous les jours là-bas non plus, j’accusais donc leur bon côté maniaque puisque les marchands ont plus souvent un chiffon dans les mains qu’un ticket de caisse.
Concernant la circulation routière, certains panneaux nous ont laissé perplexes et passées quelques marches arrières jusqu’à ce que C. prenne l’habitude de s’arrêter trois mètres avant un feu rouge, notre bagnole n’a roulé sur rien et personne. Cependant, les piétons sont sacrés et peuvent traverser sur un passage clouté les yeux crevés. C. a d’abord pilé face à ces « dingues qui se jettent sur la route » puis il a fait comme les autres automobilistes et a vénéré chaque mémé qui traversait.
Ce voyage m’aura d’ailleurs permis d’être immunisée, pour une période inconnue, de ma peur panique des express payantes parce que t’as le droit de rouler à au moins 130km/h soit les autoroutes françaises. Au pays de la TVA à 7%, les conducteurs bouffent les lignes blanches et frôlent sensuellement les autres caisses en les dépassant à une vitesse qui n’est même pas inscrite sur le cadran de notre voiture. J’ai frôlé la crise de nerf/larme/cardiaque jusqu’aux péages à qui nous laissions 0,94 centimes ou tout au plus un euros. C’est dépaysant de bazarder sa monnaie à un péage.

C’était bien, vraiment bien. Et je ne vous parle même pas des ballades nocturnes sur le bord de mer, de la razzia dans les magasins du Perthuis, des fourmis voraces dans la glacière au camping, des moments magiques.

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